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Kwikie a écrit : Je "teste" ma copine, je laisse sortir quelques bribes. Jusqu'à maintenant, à chaque fois que j'ai fait confiance à quelqu'un je me le suis repris dans la figure, alors évidemment, ça donne pas envie de recommencer.


Parfois, il y a des choses qui peuvent être dures à entendre, même pour des amis sincères et dévoués, d'autant qu'ils peuvent être eux-mêmes pris dans des angoisses qu'on ne connaît pas.
Par contre, c'est sûr que si les amis en question ne sont jamais là en cas de besoin ou sont incapables de garder un secret, vaut mieux en trouver d'autres.

Est-ce tu arrives à te confier sur ce forum ? Je sais que le réconfort apporté n'est pas le même, mais ici tu ne seras jamais ignorée et il y aura toujours des personnes pour te lire.
Origine avatar : Blog de poso-7-poso

"So put your grasses on,
nothing will be wrong...."
Kwikie a écrit :J'envie ma meilleure amie, elle arrive à tout déballer, je sais que je connais 99.9% de ce qui s'est passé dans sa vie, ses coups durs, ses angoisses...

Alors que dans mon cas, j'ai appris très vite que se confier, admettre une faiblesse, c'était à coup sûr s'exposer au ridicule et à une humiliation publique.

La raison pour laquelle je suis si braquée contre l'idée d'aller voir un psy, c'est parce que je sais que je serai incapable de dire quoi que ce soit de réel. Au mieux je resterai à rien dire, au pire j'inventerai de quoi parler...

Mais j'aimerai pouvoir faire comme ma copine, là elle ne va pas super bien, donc elle m'a demandé si elle pouvait passer demain soir pour bavarder. Je ne peux pas faire ça. Demander de l'aide ? Impossible. Admettre que ça ne va pas, laisser une ouverture sur le vrai "moi" ? Et puis quoi encore!

Ca me désole de savoir à quel point les gens qui me sont chers ne me connaissent en fait absolument pas. Pour eux je suis la rigolote, celle sur qui les vannes glissent, et qui s'assume comme elle est (ah!!!). Et puis j'en ai marre de rigoler tout le temps et de devoir amuser la galerie... c'est un métier, d'être clown.


Bonsoir !
bah tu vois, l'une de mes meilleures copines est comme ta meilleure amie et franchement je l'envie pas. Tiens même ça me conforte dans ma manière de pas raconter ma life sans arrêt xD Limite ça me gênerait de saouler mes amies non stop... (je ne dis pas que ton amie est ainsi, mais ma potesse à moi : si! d'ailleurs même si je voulais, souvent je ne pourrais pas placer un mot)


Sinon, de fait, je suis complètement de l'avis de Maiadi :

Dégoûtée n'est pas le mot pour moi: je dirais plutôt que c'est l'impression qu'on ne peut pas me comprendre. Quand on constate que les réactions ne correspondent pas du tout à ce qu'on ressent, on décide de garder tout pour soi.

Peu à peu, j'ai repris l'habitude de parler de moi, mais comme le dit Lalwende, en commençant par des petits évènements, pas en faisant part de mes sentiments profonds.



Mais pour autant, j'estime que j'ai tout à fait quelques fois le droit d'être de mauvais poil, et donc quand ça ne va pas, je ne me gêne pas pour rester silencieuse dans mon coin.
Bein oui, pourquoi je devrais faire rire les autres ces jours-là si moi je suis triste ? Tu sais, c'est usant de paraître comme on n'est pas ! Pour ma part, je ne me force pas (plus!)

Je me reconnais encore, malgré de grands changements, dans tes mots, ceux que j'ai souligné là-haut. Car je me surprends encore souvent à penser, comme toi, que se confier c'est s'exposer... et que demander de l'aide, c'est faire aveu de faiblesse. (ce qui me fais souvent penser que si je suis devenue "forte" c'est parce que j'ai toujours voulu avoir l'air forte, hélas je me serais contentée de l'image mentale plutôt que de l'image physique !)
Pourtant, demander de l'aide, cela m'arrive quand même et je m'adresse alors à mes plus proches ami(e)s, bien différents des copines/copains avec lesquels on ne peut partager que les bons moments.

Je crois que tu devrais mieux regarder autour de toi, je pense qu'il y a forcément des personnes plus aptes que d'autres à t'écouter et qui t'aimeront toujours même dans les moments où tu ne les fais plus rire.

Quant à exprimer ce que tu ressens, si personne dans ton entourage ne te paraît, pour l'instant, suffisamment capable de t'entendre, le psy est justement là pour ça.
C'est son boulot. Contrairement à une amie qui pourrait éventuellement être versatile, le psy, lui, s'il utilise ce que tu lui as dit, ce sera uniquement pour t'aider !
Bonsoir,

j'ai le même problème que vous toutes.

Je n'ai jamais parlé de rien à personne. Ma mère essaie de me faire parler mais je ne lui donne que des miettes, alors elle essaie de me faire parler plus, alors là, je me braque et elle abandonne pour pas aller au conflit.

La semaine dernière, j'ai pété un fameux cable au bureau et sur ce fait, j'ai envoyé un mail (pas piqué des vers) à mon chef.

Il m'a convoquée mercerdi pour en parler car pour lui, je suis sur la mauvaise pente, dans un mois, je suis en maladie pour dépression (d'après lui). Il est tombé directement sur le fait que ça ne va pas trop (ma tête est vraiment en foulli).

Il veut me faire parler. Je sais que je peux lui faire confiance, il ne répetera rien à personne.

Il m'a fait comprendre qu'il me laissera pas tranquille tant que je ne lui aurai pas parler.

Je lui ai envoyé un mail pour lui dire qu'il essaie de me faire parler car je sais que je ne le ferai pas de moi-même.

Je suis entrain de le regretter car il va tout le tps essayer.

Ma mère a essayé mais elle a très vite abandonné.

Je ne sais pas quoi faire.

Je sais que je dois m'ouvrir, que ça me fera du bien.
Aidez-moi.
tubby19 a écrit :Halala, grand souci de ma vie!!!! Je n'arrive pas moi même à me confier, mes faiblesses, mes souffrances, je les garde pour moi!!!

J'ai été élevée à me la fermer, à ne rien ressentir, à ne rien demander, et maintenant, je reste marqué par cette éducation, je n'arrive pas à m'ouvrir, pire, je m'enferme dans une bulle où personne n'a accès.

Il n'y a que par écrit que j'arrive à me confier, d'où les forums.

Je fais pareille que sunset.

Mon ami veux que j'aille voir une psychiatre, que je me confie plus, (que je m'exprime comme il dit). mais j'y arrive pas. Jamais je ne veux me montrer faible, je suis forte, je suis en béton armé, on doit pouvoir compter sur moi!

J'en souffre, car j'accumule alors ma souffrance, mais je suis aussi très douée dans l'art de tout camoufler, de tout garder, de tout nier et renier. Pour les autres, je suis vive, joyeuse, souriante, très enfantine, alors que je suis en pleine dépression, que mon âme pleure et hurle.



tiens, ma jumelle :?
De retour après une bien longue absence et quelques passages éclairs..... <3
Effectivement, je suis comme Mimi67.

Ma mère me dit que je dois parler à qqn (elle, mon chef, un psy..., n'importe qui mais il faut que je parle).

Elle a raison mais je ne veux pas ou j'ose pas m'ouvrir.

Ce qui me fait un peu peur, c'est qu'après 2 min de discussion, mon chef m'a tout de suite cernée.

Mon chef est un peu comme mon grand frère ou un ami. Je sais que je peux lui parler.

Surtout que mnt il ne va plus me lacher et la responsable commerciale non plus. Elle va me forcer à aller parler avec mon chef.

Je sais que je peux lui parler mais je me dis déjà "cours tjrs, tu ne sauras rien".

Aller voir un psy, je sais que je n'irai jms. Si j'y vais une fois, je ne dirais rien et je ne prendrai pas de second rdv.

:cry:
Un de mes plus gros problème aussi...
C'est vraiment problématique parce que du coup je ressasse pendant des jours, ça me pourrit de l'intérieur. Mais je suis totalement incapable de me confier, je ne l'ai jamais fait et ça n'est absolument pas naturel pour moi. Comme vous en présence d'autre personne je fais toujours comme si tout allait bien. Après je me trouve ridicule de réagir comme ça, mais c'est un réflexe profondément encré, comme si c'était un réel danger de laisser entrevoir ce que je ressens, qu'il fallait toujours faire bonne figure et ne surtout pas craquer devant qui que ce soit. Comme si il fallait à tout prix conserver une certaine distance avec les autres pour me préserver. Même devant ma meilleure amie qui est pourtant la fille la plus loyale et empathique qui soit, je bloque, il faut vraiment me tirer les vers du nez pour que je sorte 3 phrases miteuses, que je conclue par sourire crispé et un "enfin bon bref, voilà quoi" (sous entendu "c'est pas très grave, passons à autre chose tu veux?"). J’espère pouvoir parvenir à dépasser ça un jour, mais pour ça je pense que l'aide d'un professionnel serait loin d'être superflue, voir indispensable, mais j'ai pas encore osé entamer de démarche dans ce sens, même si ça fait des mois que je me dis qu'il devient urgent que je le fasse. (pour d'autres raisons aussi, genre, ma phobie sociale :roll: )
Sometimes solutions aren't so simple
Sometimes goodbye's the only way...
J'ai aussi le même soucis. La personne à qui je me confie le plus en IRL est nulle part comparé aux inconnues de VLR. Je n'ose pas me confier. Parce que je suis habituée depuis petites à ne pas parler de mon ressentie. Pire depuis mon adolescence, je suis habituée à faire semblant de toujours aller bien et être le soutient de tout le monde. Ma personnalité est construite: je suis forte, stable, quelqu'un de confiance et qui tentera avec toi de régler tes soucis, sans compter la bonne humeur. Les gens apprécie ça alors pourquoi je devrais me montrer sous mon vrai jour ? C'est-à-dire non souriante, déprimée et chiante qui passe sa vie à chialer ? Ce n'est pas ce genre de personnalité qui plaît attire ou te fais briller aux yeux des autres.
Et puis sachant ce que l'Homme est capable de faire aux plus faibles de l'espèce humaines, je ne tiens pas à être totalement atomisée...J'ai peur (et je pense aussi) que si je me confiais aux gens les plus proches de moi, qu'ils se détourne parce que je serais capable de les attirer vers le fond. Le peu que j'ai montrer à ma mère la rendu malade (physiquement). Elle m'a dit que mes hauts et bas lui minait le moral parce qu'elle ne savait pas quoi faire. Je ne tiens pas à renouveler cette expérience...

Ici sur le net, on a pas à me supporter h24, on ne me connaît pas. Si quelqu'un a du temps, il peut m'écouter et ensuite retourner à ces occupations sans se prendre la tête.
"L'esprit de la femme est si fin qu'il passe inaperçu!!" => testé et approuvé pour certains cas, SSi ^^

Dixit mon frère, Macho en puissance XD
Bonsoir,

ajd j'ai eu des mots avec mon collègue car je ne suis plus très efficace au bureau et tout le monde se fait du soucis.

J'ai envoyé un sms à mon chef. Il va m'aider.

Ca va être dur mais c'est le mieux.
Kwikie a écrit :J'envie ma meilleure amie, elle arrive à tout déballer, je sais que je connais 99.9% de ce qui s'est passé dans sa vie, ses coups durs, ses angoisses...

Alors que dans mon cas, j'ai appris très vite que se confier, admettre une faiblesse, c'était à coup sûr s'exposer au ridicule et à une humiliation publique.

La raison pour laquelle je suis si braquée contre l'idée d'aller voir un psy, c'est parce que je sais que je serai incapable de dire quoi que ce soit de réel. Au mieux je resterai à rien dire, au pire j'inventerai de quoi parler...

Mais j'aimerai pouvoir faire comme ma copine, là elle ne va pas super bien, donc elle m'a demandé si elle pouvait passer demain soir pour bavarder. Je ne peux pas faire ça. Demander de l'aide ? Impossible. Admettre que ça ne va pas, laisser une ouverture sur le vrai "moi" ? Et puis quoi encore!

Ca me désole de savoir à quel point les gens qui me sont chers ne me connaissent en fait absolument pas. Pour eux je suis la rigolote, celle sur qui les vannes glissent, et qui s'assume comme elle est (ah!!!). Et puis j'en ai marre de rigoler tout le temps et de devoir amuser la galerie... c'est un métier, d'être clown.


Tiens je n'avais pas vu ce topic à l'époque où tu l'as créé ! Ce que tu écris me parle complètement !

J'ai également une amie qui est comme la tienne, elle se confie beaucoup et surtout à pas mal de monde... Jamais je ne pourrai faire comme elle (ça tombe bien, je n'en ai pas envie). Elle parle vraiment de tout, de ses sentiments, de ses problèmes de santé, de ses aventures... tout y passe.

J'ai longtemps réfléchi à ça et en fait je crois qu'il y a un gros gros GROS décalage entre nos notions respectives de l'intimité. J'ai beaucoup de pudeur, je me dévoile peu, elle c'est tout le contraire. Mais du coup j'ai peur qu'en lui confiant des choses elle les laisse échapper à d'autres personnes (puisqu'elle se confie à d'autres).

J'ai un exemple récent d'ailleurs à ce sujet. On va dire que cette amie s'appelle A. A se confie beaucoup à B (et à moi), notamment sur ses problèmes potentiellement graves de santé. Une amie commune, C, a une mère qui a un cancer en ce moment. C est plutôt proche de A mais pas du tout de B. Et bien la dernière fois A a évoqué les problèmes de la mère de C devant B. Et ça a vraiment gêné C qui ne voulait pas que ça se sache car c'est privé, elle voulait que ça reste dans un cercle restreint. Mais A ne s'est pas du tout rendue compte de ça puisqu'elle parle ouvertement de ses problèmes à elle ! Elle n'a pas compris que c'était intime, personnel, privé...

Du coup même si j'adore A j'ai trop peur de me confier. Il faut savoir que l'on travaille au même endroit alors les conséquences seraient assez dures pour moi...

Mais outre ce cas particulier, je ne me confie pas à mes autres amies qui sont pourtant discrètes et dont je ne crains rien. Je vois plusieurs raisons à cela :

- La peur de ne pas être comprise : si je prends par exemple mes problèmes de poids, je pense qu'aucune d'entre elle ne pourrait comprendre tout ce que ça implique, la relation avec mon passé, ma famille, les conséquences dans la vie de tous les jours... C'est à mille lieues de ce qu'elles peuvent concevoir (je me trompe peut-être). Au final je ne parle pas de ce sujet et je pense que je préfère ça plutôt que de m'exposer à une incompréhension de leur part qui serait plus douloureuse pour moi.

- Il y a des choses qui sont difficiles à assumer. Je pense par exemple à un mec pour qui j'éprouve quelques sentiments. Je ne tenterai jamais quoi que ce soit avec lui et ça je pense que c'est difficilement concevable pour une personne saine d'esprit :? En fait, je préfèrerais même le détester, ça serait plus facile. Finalement ça rejoint un peu ce que je disais juste au dessus au sujet de la peur de ne pas être comprise, mais il y a aussi le "pourquoi" que susciterait une telle situation qui me mettrait mal à l'aise parce que, clairement, il y a des choses que je n'assume pas et dont j'ai honte.

- Enfin, quand on raconte quelque chose à quelqu'un c'est comme si on l'écrivait, on met l'info en possession de quelqu'un d'autre et il en fait ce qu'il veut, il peut l'oublier comme s'en souvenir éternellement. Personnellement j'ai besoin de contrôler ce dont on sait de moi et je tiens beaucoup au "droit à l'oubli" (un peu paradoxal quand on traine sur un forum, je sais). Je n'ai pas envie de graver dans le marbre des choses personnelles ou que je voudrais oublier un jour.
Je rentre pas dans le moule, il est trop petit !
Je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis !! Il y a des choses que je ne partagerai jamais avec qui que ce soit, aussi proche soit elle. Trop honte, et pas envie d'être ridicule. Et la certitude que de toutes façons, la personne en face ne comprendra pas ce que je ressens.

D'un autre côté, parfois j'aimerai bien pouvoir vider mon sac... mais on a bafoué ma confiance assez souvent pour que j'arrive à résister à la tentation.

Ma coupine elle parle de tout à tout le monde, y compris son IVG, je ne sais pas comment elle peut :shock: des fois je préfèrerai qu'elle garde quelques secrets pour elle!!
You say asylum like it's a bad thing.
Kwikie a écrit :Je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis !! Il y a des choses que je ne partagerai jamais avec qui que ce soit, aussi proche soit elle. Trop honte, et pas envie d'être ridicule. Et la certitude que de toutes façons, la personne en face ne comprendra pas ce que je ressens.

D'un autre côté, parfois j'aimerai bien pouvoir vider mon sac... mais on a bafoué ma confiance assez souvent pour que j'arrive à résister à la tentation.

Ma coupine elle parle de tout à tout le monde, y compris son IVG, je ne sais pas comment elle peut :shock: des fois je préfèrerai qu'elle garde quelques secrets pour elle!!


Moi aussi j'aimerais parfois vider mon sac... Mais je résiste :lol:

Mon amie c'est pareil, moi aussi j'aimerais qu'elle garde certaines choses pour elle. Pas pour moi hein, moi je peux tout entendre, c'est vraiment une amie, je ne la juge pas, mais j'ai peur qu'elle se livre à des gens qui ne soient pas aussi bienveillants envers elle. D'ailleurs elle a déjà eu quelques déconvenues mais visiblement c'est plus fort qu'elle, elle a besoin de parler de tout.

Après c'est aussi une question d'éducation je pense... Sa mère est morte quand elle était petite, je pense qu'on l'a beaucoup poussée à extérioriser ses sentiments. A l'inverse, dans ma famille on ne parle jamais de sentiments, d'émotions...
Je rentre pas dans le moule, il est trop petit !
Bonjour à toutes,

Je me retrouve aussi beaucoup dans tout ce que vous dites. J’ai du mal à me confier, à parler de moi, je trouve toujours la parade pour dévier la conversation. Cela m’a posé des problèmes au niveau amical et même amoureux.

Je n’ai pas dans mon entourage quelqu’un que l’on puisse désigner sous le terme de «meilleure ami(e) » et cela me paraît normal car dans ce cas les échanges sont basés sur une confiance et un échange réciproque. Et dans mon cas, je n’ai pas confiance en moi et pas assez confiance aux autres pour parler de mes problèmes, des mes états d’âme. Je garde tout pour moi de peur d’ennuyer les gens, d’avoir honte que les gens me voient sous mon vrai jour (avec mes défauts et mes qualités).
Mes amitiés sont souvent superficielles et j’aimerai que cela change. Cette année, j’arrive à un point où j’en ai marre : j’ai l’impression de passer à côté de ma vie. C’est pourquoi, j’ai décidé de suivre une thérapie comportementale. J’espère trouver le déclic qui me permettra de régler mon problème de confiance en moi et aux autres.

En tout cas, même si je ne participe pas beaucoup au forum : je n’arrive pas à me confier en IRL aussi :), vous lire m’aide beaucoup. Je vais aussi travailler sur l’acceptation de soi.
Bonjour Kwikie (et toutes les autres)
Je comprends très bien ce problème, j’ai toujours eu tendance à être l’amie forte, toujours en forme, personne de confiance sur qui on pouvait compter dans tous les cas, sur les coups durs comme sur des problèmes perso, celle qui trouvait un mot pour réconforter, rassurer faire sourire… D’ailleurs je suis toujours un peu comme ça, à faire passer le bien-être des autres avant, et à ne surtout pas me plaindre de mes soucis, de peur d’embarrasser les gens, de me plaindre, d’être mal comprise aussi. Et aussi perte de confiance importante après qu’une personne dont j’étais proche à raconté à d’autres des choses que je lui avais confiées, ce qui m’a rendu la vie impossible (ça remonte au lycée mais c’est toujours présent quelque part au fond de moi). Depuis j’ai toujours mis le holà, toujours voulu rester évasive. Ça peut paraître paradoxal quand on sait que je suis une fille qui bavarde volontiers, mais souvent ce n’est qu’une façade.

Sauf qu’à un moment j’ai vraiment eu besoin de m’ouvrir un peu, toujours la peur au ventre, parce que je ne pouvais pas tout garder en moi. Je refusais de voir un psy parce que je me méfie aussi d’eux et que je ne saurais pas quoi lui dire, j’aurais tendance à me rembrunir encore plus. J’ai fini par me sentir tellement mal que ça a posé des problèmes, notamment dans mon couple. Mes angoisses, liées à mon vécu et au fait de ne pas ou peu en parler créaient des tensions entre nous, faisaient ressortir d’autres soucis sous-jacents (comme mon manque total de confiance en moi), et ça n’était plus vivable. Et il a fini par me dire « Arrête de toujours faire passer le bonheur et le bien-être des autres, de moi, des tes amis avant le tien. Rien n’est plus important que toi ». Et j’essaie de faire un travail sur ça, pour réussir à m’ouvrir.

Ce n’est que le début mais je vois déjà des résultats. Des ami(e)s sont soulagé(e)s que je parle un peu, et comprennent mieux par quoi j’ai pu passer, ou les raisons de mes soucis. Avec mon copain ça va bien mieux du fait que j’essaie maintenant de dire ce que je pense, quand je le pense, et de ne surtout pas ruminer en me disant que (au choix) il ne comprendrait pas, il a d’autres choses en tête, ce n’est pas le bon moment, etc. J’ai même pris la décision d’aller voir un psy (j’y vais jeudi, j’appréhende beaucoup mais je suis sûre que ça me fera du bien). Je n’en suis pas au stage extravertie qui arrive à tout dire (de toute manière il y a des choses que je ne souhaite pas dire), mais je pense que ça va aller mieux, que je vais me sentir plus légère.

Je ne connais pas de recette miracle pour arriver à sa confier au moins un peu. Souvent quand les gens (chefs, amis, famille) vous poussent à parler c’est vraiment parce qu’ils s’inquiètent et pas pour vous pousser dans vos retranchements. Mais en ce qui me concerne, et peut être que c’est le cas pour l’une ou plusieurs d’entre vous, ça a été une nécessité pour aller mieux.
" även solen har sina fläckar "
Je comprends la situation, en ce qui me concerne je suis souvent la bonne oreille compatissante qui écoute les problèmes des autres, d'ailleurs ça ne me dérange pas du tout, par contre j'ai du mal à confier ce qui ne va pas, ca vient à la fois de ma personnalité assez réservée et secrète mais aussi du fait que j'ai peu de personnes capables d'écouter mes problèmes dans mon entourage, ma mère adore raconter ses problèmes pendant des heures par contre c'est une très très mauvaise écoutant, vite agaçée qd on lui dit quelque chose qui ne va pas, elle le tourne en dérision ou s'énerve ou pire va le répeter à tout le monde :shock: l'horreur quoi, j'ai perdu de vue pas mal d'amies après la fac, donc une qui a déménagée assez loin :cry: en plus j'aime pas trop raconter ma vie ;)

Heureusement quand je rencontre un problème, il me reste l'option "forum", je vais sur un post ou j'en crée un et j'explique ce qui ne va pas, en général pas mal de gens prennent le temps de répondre et je dois dire qu'en général le fait d'en parler meme virtuellement et de recevoir quelques conseils m'aident beaucoup, du moins pour les choses pas trop "graves", après si je rencontre un grave problème, dépression, deuil difficile ou autre, j'envisagerai davantage l'option psychologue ou psychothérapeute plutôt que de me confier à quelqu'un de mon entourage.
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