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Le chemin de l'acceptation est assez long. Je ne me suis pas réveillée un jour en me disant : "génial, hier je me dégoutais et aujourd'hui je m'accepte"

D'abord on se dit, je me dégoute à poil, habillée, je ne supporte pas le regard des autres, je suis trop moche.

Ensuite on commence à faire un travail sur soi, on commence à se détacher gentiment du regard des autres, on commence à s'accepter habillée, etc... et ainsi de suite, mais cela prend du temps à mon avis.

On peut être à différents stades de l'acceptation sans faire semblant, au contraire je trouve assez honnête et positif d'accepter des moments de doute ou de dégout. Dans un chemin d'acceptation, il y a des jours ou cela va et des jours ou on fait 3 pas en arrière, sans que cela veuille dire qu'on se mente, au contraire.
S'accepter tel que l'on est, est toujours un cheminement qui remue. Personne n'est censé être l'être zen qui a su prendre une telle distance par rapport aux choses qu'il est dans l'acceptation de ce que la vie lui présente. Et avec joie en plus. Je suis moi-même sophrologue et je ne suis pas cet être zen éthéré. Je vis mes hauts et mes bas.

On est humains, faits de chair et d'émotions et c'est ce qui nous rend vivants et en interaction au monde. On peut se sentir avancer et on peut aussi se sentir reculer. Si on se sent avancer c'est très bien et, paradoxalement, si on se sent reculer c'est très bien aussi. Même si ça peut surprendre ou choquer de dire ça. Parvenir à s'accepter ne veut pas dire s'aimer, s'apprécier, vivre en paix avec soi. Tant mieux si c'est le cas mais nous trempons dans un bain culturel qui voudrait que pour trouver le bonheur il, faudrait sentir que l'on va bien. Une injonction de bien-être somme toute. Mais que faire si ce n'est pas le cas ? Lorsqu'on sent qu'on est dans un jour sans ou que ces jours sans se suivent ? Pleurer sur son sort ? Pourquoi pas mais ça ne modifie pas vraiment la situation.

Parvenir à s'accepter, c'est se donner la possibilité de se reconnecter à soi, sans se rejeter ou sans nier sa propre réalité. Voilà, je ne vais pas bien, je ne me plais pas,... C'est déjà une étape importante. Et c'est même le début d'une liberté positive. Ben oui, je parle de positif à propos d'aspects négatifs. Parvenir à regarder les choses en face n'est pas toujours facile et on a vite fait d'inviter toute sa batteries de jugements de valeur. Il faudrait que, je devrais,... Encore une contrainte : SOIS HEUREUX !.

Néanmoins, observer sa propre existence et son propre corps en mettant, ou en essayant de mettre le jugement en suspens, c'est permettre de mieux appréhender ce que l'on vit tel qu'on le vit. Sa réalité objective. C'est sans doute aussi découvrir des aspects qu'on se refusait de voir ou de vivre. C'est se donner la possibilité de mieux les connaître et donc d'agir positivement dessus.

On peut donc s'assumer dans sa non acceptation de son corps mais se donner les moyens de le vivre différemment pour le vivre avec bienveillance. Un sacré programme !
"Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi ni à personne ; voilà, je crois, toute la morale" Nicolas de Chamfort
Je pense que là où ça bloque, Blueberrycat, c'est que tu te représentes l'acceptation et le rejet de soi (ou, disons, la non-acceptation) de manière complètement disjointe, comme des étages à l'intérieur d'un immeuble par exemple.

Mais rien n'est fixe, parce qu'on est complexes, déjà, et parce que le monde tourne autour de nous. Jusqu'à un certain point, notre rapport à nous est relatif aux autres.
Donc dans une journée où tout va bien, on peut passer devant une glace ou regarder une photo de soi et déprimer sec. Tandis qu'au contraire, on peut être dans une phase très dure de sa vie et avoir un moment de bonheur en se trouvant mignonne.

Bien entendu, il y a bien plus de deux facteurs et c'est infiniment plus subtile que ça, mais disons qu'on peut faire des aller-retours entre le 3e et le 5e étage avant de faire un ptit tour rapide au rez-de-chaussée sans pour autant vivre dans l'hypocrisie.
Don't sweat the small stuff.
T'as super bien expliqué simplement Darlee-Doo :D , c'est très bien trouvé l'histoire des étages!
saralou a écrit :T'as super bien expliqué simplement Darlee-Doo :D , c'est très bien trouvé l'histoire des étages!

Venant de toi, ça me touche beaucoup! Merci, Saralou :kiss:.
Don't sweat the small stuff.
Darlee-doo a écrit :Je pense que là où ça bloque, Blueberrycat, c'est que tu te représentes l'acceptation et le rejet de soi (ou, disons, la non-acceptation) de manière complètement disjointe, comme des étages à l'intérieur d'un immeuble par exemple.

c'est tout à fait ça.

je suis tres basique et peu nuancée comme fille.
on va dire que c'est une de mes (tares) caractérisitiques...
j'ai du mal à concevoir les "retours en arriere".

un jour je m'aime, un jour je me dégoute(termes employés par l'auteur du post), non, j'arrive pas à comprendre.
Darlee-doo a écrit :
saralou a écrit :T'as super bien expliqué simplement Darlee-Doo :D , c'est très bien trouvé l'histoire des étages!

Venant de toi, ça me touche beaucoup! Merci, Saralou :kiss:.


Mais je t'en prie! J'aime bien te lire.

:kiss:
blueberrycat a écrit :je suis tres basique et peu nuancée comme fille. on va dire que c'est une de mes (tares) caractérisitiques... j'ai du mal à concevoir les "retours en arriere".

un jour je m'aime, un jour je me dégoute(termes employés par l'auteur du post), non, j'arrive pas à comprendre.


Tu n'es pas si basique. Et puis c'est un apprentissage et se déconditionner prend un certain temps avant de porter un nouveau regard sur soi.
"Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi ni à personne ; voilà, je crois, toute la morale" Nicolas de Chamfort
blueberrycat a écrit :je suis tres basique et peu nuancée comme fille.
on va dire que c'est une de mes (tares) caractérisitiques...
j'ai du mal à concevoir les "retours en arriere".

un jour je m'aime, un jour je me dégoute(termes employés par l'auteur du post), non, j'arrive pas à comprendre.


Tout dans la vie doit nous servir á quelque chose... peut etre avant hier je m'ai senti degoutée de certaines choses mais j'en reste pas lá, ca me sert á avancer, á mieux me comprendre et par conséquent á me sentir mieux avec moi meme...

OUI j'ai eu un moment de faiblesse mais je suis suffisament forte pour avancer...
OUI je me suis sentie dégoutée de moi meme mais je suis assez mure pour arriver á m'aimer malgré mes imperfections...
et surtout OUI, je suis humaine et j'ai le droit d'avoir des hauts et des bas comme n'importe qui...
peut etre je suis pas si basique que toi
FaFaW a écrit :peut etre je suis pas si basique que toi

Même sur la défensive, tu dois voir que le mot "basique", appliqué à une personne, ça n'a pas beaucoup de sens, tu ne crois pas?
En tout cas, ne t'inquiète pas, on est beaucoup comme toi :).
Don't sweat the small stuff.
C'est normal d'avoir des jours où on se sent moche et où tout va de travers... C'est humain. S'assumer à mon sens, ne signifie pas qu'on doit absolument se trouver jolie et ultra canon ( qui plus est tous les jours ).

Le mot assumer en dit déjà assez long. Qu'est-ce qu'on assume en général? Une erreur qu'on a faite et qui nous faite honte... Une situation compromettante. Les responsabilités... De base, je dirais qu'on n'a pas besoin d'assumer, quelque chose qu'on aime, qu'on apprécie.

Donc pour moi, c'est pareil quand il s'agit de notre corps. S'assumer ne signifie pas se mettre devant le miroir et se jeter des fleurs :lol: Pour moi quelqu'un qui s'assume représente d'avantage une personne qui fait avec ce qu'elle a, qui reconnait qu'elle a des défauts ( parce que tout le monde en a ) mais qui met l'accent sur ses qualités. En somme quelqu'un qui se dit " moche ou belle, je suis comme je suis, point."
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