Avant de compatir à ta peine, cela me rappelle la mienne il y a plus de 3 ans... La même impression d'abîme, d'avoir l'air de perdre les pédales, ...
Si tu en éprouves le besoin, raconte nous la suite. Ils avaient été formidable avec moi pour le curetage. J'avais gardé toutes les réactions de gens (mail, parole, ...) et j'avais écrit, beaucoup écrit: comment était venu ce désir d'enfant, comment nous l'avions appris, comment s'était passé le début, comment s'est passé ce moment terrible du genre "vos petits sont décédés depuis un petit temps déjà ", comment nous avons été pris en charge, comment tout notre entourage (privé, professionnel, ...) a réagi, comment nous nous en sommes remis... Je n'ai plus été voir ces écrits depuis un petit temps mais cela me servait à prendre du recul, à trouver le réconfort aussi. Sur le moment, tout le monde comprend ta peine mais plusieurs mois, semaines, années après, quand cette douleur revient en surface et te met le moral à plat, les gens sont moins présents, ce n'est pas de leur faute.
Te voilà avec ton épreuve dont la cicatrisation sera longue et dont tu garderas toujours trace: c'est ton droit. J'avais un peu l'impression, au regard du reste de la société, que je devais faire comme si de rien n'était. Que nous en aurions d'autres, que ce n'était pas si grave... ET BIEN SI. Pour moi c'était horrible et j'ai peu souvent souffert autant.
Le temps est un grand médecin. Garder espoir est primordial. Je rajouterai qu'il ne faut pas minimiser la peine du futur papa, voire même des grands-parents ou autres qui ne savent trop quoi dire, qui souhaitent aider, le font parfois bien mal mais le font, là est le principal. Entoure toi bien.
Bisou
Vega
Si tu en éprouves le besoin, raconte nous la suite. Ils avaient été formidable avec moi pour le curetage. J'avais gardé toutes les réactions de gens (mail, parole, ...) et j'avais écrit, beaucoup écrit: comment était venu ce désir d'enfant, comment nous l'avions appris, comment s'était passé le début, comment s'est passé ce moment terrible du genre "vos petits sont décédés depuis un petit temps déjà ", comment nous avons été pris en charge, comment tout notre entourage (privé, professionnel, ...) a réagi, comment nous nous en sommes remis... Je n'ai plus été voir ces écrits depuis un petit temps mais cela me servait à prendre du recul, à trouver le réconfort aussi. Sur le moment, tout le monde comprend ta peine mais plusieurs mois, semaines, années après, quand cette douleur revient en surface et te met le moral à plat, les gens sont moins présents, ce n'est pas de leur faute.
Te voilà avec ton épreuve dont la cicatrisation sera longue et dont tu garderas toujours trace: c'est ton droit. J'avais un peu l'impression, au regard du reste de la société, que je devais faire comme si de rien n'était. Que nous en aurions d'autres, que ce n'était pas si grave... ET BIEN SI. Pour moi c'était horrible et j'ai peu souvent souffert autant.
Le temps est un grand médecin. Garder espoir est primordial. Je rajouterai qu'il ne faut pas minimiser la peine du futur papa, voire même des grands-parents ou autres qui ne savent trop quoi dire, qui souhaitent aider, le font parfois bien mal mais le font, là est le principal. Entoure toi bien.
Bisou
Vega
