Délicat en effet, car autant un mûr recouvert de plâtre aurait pu s'accommoder d'un nettoyage à la vapeur pour faire dégorger une partie des odeurs, autant des plaques cartonnées souffriraient d'un tel traitement.
Je me souviens avoir laissé une machine à décoller les tapisseries entre les mains d'un copain qui n'a pas compris qu'il fallait s'arrêter au carton de la plaque de plâtre et qui avait mis le plâtre à nu...
J'ai passé deux jours à tout ratisser...Le sac de 25kg y est passé...
Si j'envisageais de passer une vingtaine d'années dans une baraque puant encore au bout de trois ans, je crois que j'irais jusqu'à déposer les plaques de plâtre pour repartir sur du neuf.
Impressionnant certes, mais le résultat devrait être beaucoup plus convaincant que les poudres de perlimpinpin.
Il faut voir s'il s'agit de complexes de doublage thermique (des plaques avec un doublage en polystyrène le tout collé au mortier sur le mûr), ou bien de plaques vissées sur des structures métalliques.
Ce serait l'opportunité de remettre à niveau l'électricité des pièces concernées et de changer l'isolant éventuellement présent derrière les plaques si c'est une maison très ancienne doublée par l'intérieur avec de la laine de verre qui a pu s'affaisser.
Plusieurs travaux d'amélioration sont envisageables à cette occasion.
Difficile d'apprécier à distance, mais l'idée mérite d'être considérée compte-tenu de l'inconfort permanent que cela provoque, voire de la nuisance pour des enfants, et de la dépréciation que c'est susceptible d'engendrer pour un futur acheteur qui serait beaucoup moins accommodant que vous.
Le budget à envisager est relativement raisonnable, c'est surtout de la main d’œuvre (un lève-plaque peut se louer pour les plafonds et l'escalier), et j'ai cru comprendre par le "nous" que vous êtes au moins deux dans la maison.
Il faut être un minimum bricoleur je l'admets, et disposé d'un peu de temps. Vous pouvez fractionner les opérations et faire cela en plusieurs années, encore faut-il que les matériaux neufs ne soient pas pollués par les émanations des anciens.
"Chéri, je viens d'avoir une idée, tu ne te fâches pas, d'accord ?..."