l_ange_eternel a écrit :Mais combien de couple sont réellement fidèle, 10 % tout au plus. il faut pas se leurrer, peut de personne s'aiment vraiement. L'amour est malheureusement glavaudé de nos jours.
Je pense qu'internet accentue ce phénomene ... de tromperie, il est facile de trouvé une personne qui recherche autre chose ... (c'est régrétable) mais nous sommes dans une société de consommation ...
La nature humaine est victime de la société, mais pourrait changer le monde ... je pense pas... il est trop mauvais !
La nature humaine ne veut absolument rien dire et la société de consommation encore moins. Ce ne sont pas elles qui te disent de tromper ta femme (ou ton homme) que, soit-disant tu aimes. Quand je dis "tu", ne le prends pour toi, je parle de n'importe qui.
C'est toi qui fais le choix de coucher avec quelqu'un d'autre, en toute conscience. Tu es libre de le faire ou non. Rien ne t'y oblige. Y a pas d'excuses, tu fais ce que tu veux point barre. Alors dire que c'est obligé, limite naturel (vu que 10% des couples seraient fidèles d'après toi), c'est n'importe quoi. Le pire c'est quand tu dis (je caricature bien sûr) que tu es infidèle parce que tu as internet.
Déjà , il y a le mensonge, le secret, le non-respect de la personne avec qui on vit :
- Non-respect parce que d'une part, vous cachez une partie essentielle de votre vie. En plus Vous vous octroyez le droit d'avoir des plaisirs sexuels avec d'autres personnes, mais votre conjoint n'a pas le droit ou n'ose pas car il respecte votre couple ou votre famille et se soucie des conséquences néfastes que cela pourraient avoir, lui.
- Non-respect parce que d'autre part, on peut le/la contaminer (herpès, syphilis, sida, papillomavirus…) sans s'en rendre compte ! Il suffit de faire une fellation ou un cunnilingus à la mauvaise personne, sans préservatif ou voile de latex, est le tour est joué, alors qu'on a eu le réflexe si protecteur de mettre un préservatif pour toute pénétration… L'autre, déjà qu'il a été trompé, n'a pas demandé de partager vos prises de risque sexuelles ni vos nouvelles MST. Alors la moindre des choses est de se protéger complètement, même si c'est plus contraignant et moins agréable. Quant aux tests VIH, je suis accablé d'en entendre parler ici. Les tests n'ont AUCUNE efficacité pratique. Ils sont fiables scientifiquement mais ne sont destinés qu'aux relations durables. Un test VIH indique à 100% que 3 mois avant les résultats du test, la personne n'avait pas le SIDA. Durant c'est 3 mois et depuis les résultats du test, la personne peut avoir attrapée le SIDA et vous contaminer. Donc à moins d'être persuadé que l'autre n'a pas eu des relations sexuelles depuis ces 3 mois (et donc d'avoir une confiance absolue dans l'autre), le test VIH NE SERT A RIEN. Il n'est pas fait pour les relations sans lendemain mais uniquement pour arrêter les préservatifs dans un couple désirant établir une relation durable.
Après, il faut distinguer deux infidélités :
- Les personnes qui sont heureuses avec leur conjoint et dans leur vie (de famille ou non), et qui désirent pimenter un peu plus leur vie en ayant des relations sexuelles différentes. Ça peut être le cas d'une personne bisexuelle, qui apprécie de temps en temps de ressentir d'autres formes de plaisirs/désirs. Mais ça peut être le cas avec une personne hétérosexuelle, qui apprécie d'avoir un partenaire sexuel différent, qui fait l'amour différemment, qui est plus doux ou plus fougueux, qui se livre à des pratiques différentes, ou de faire l'amour beaucoup plus souvent. Dans ce cas, même si je trouve ça regrettable de ne pas le dire à l'autre, ça reste compréhensible et acceptable, chacun fait ce qu'il veut de sa vie. Si tu as envie de pratiquer un loisir donné, ton conjoint n'a pas à t'en empêcher, que ce soit la peinture, le foot, la gym ou le sexe.
- Les personnes qui sont malheureuses avec leur conjoint. Elles ont des relations sexuelles avec d'autres personnes par lâcheté. Au lieu de le quitter, elles choisissent de rester et de le tromper. C'est n'importe quoi. Au lieu d'essayer d'arranger les choses, elles se réfugient dans l'infidélité. Ce n'est pas une bonne solution, surtout pas à long terme. Il vaut mieux mettre les choses à plat par le dialogue, la compréhension et les efforts respectifs : "on trouve un moyen pour que la situation s'arrange, que chacun soit épanoui, sinon on a plus rien à faire ensemble". La peur du changement, des enfants, de la réaction de l'entourage et autre ne font que remettre inlassablement les choses au lendemain, jusqu'à ce que les choses aient tellement empirées que c'est la rupture brutale. Alors qu'avec du courage, on aurait pu refaire sa vie, divorcer malgré les enfants (il suffit de le faire intelligemment pour préserver leurs intérêts) et permettre à l'autre de refaire sa vie. Beaucoup de personnes divorcées ne regrettent ni leur divorce, ni leur précédente histoire d'amour, elles regrettent seulement de ne pas avoir divorcées avant, et d'avoir persistées quelques années de plus pour rien dans une situation qui ne leur convenait plus.
A chaque fois que j'ai eu une relation sérieuse, au bout de 4 à 6 mois, quand la confiance était vraiment établie, j'ai toujours abordé le sujet de l'infidélité. Autant prévenir que guérir.
Le but n'est pas de permettre à l'autre de le faire ou de s'autoriser à le faire en disant qu'on en avait parlé. Il y a seulement des questions importantes qu'il vaut mieux aborder dans le cas peu probable où les hasards de la vie chamboulent tout ; c'est le cas du don d'organes, de la manière dont on réagirait si l'autre avait une maladie/handicap grave, de la contraception /avortement, de la venue d'un bébé ayant une maladie génétique grave…
Je pars du principe qu'un jour ça peut arriver, on est pas à l'abri. Alors une relation extra-conjugale aussi. Qu'un jour l'alchimie du désir peut prendre le pas sur l'alchimie de l'amour et sur le bon-sens. C'est pourquoi je dis que si cela arrive, autant le dire le plus rapidement possible à l'autre : soit avant de le faire parce qu'on sent qu'on s'est retenu de le faire ou que ça aurait pu arriver, soit après l'avoir fait (dans le jour qui suit, pas trois mois plus tard). Le but n'est pas de demander l'autorisation à l'autre de le faire ni de soulager sa conscience de l'avoir fait. Le but de l'avouer est de mettre les choses à plat, de dire qu'il se passe quelque chose d'important et qu'il faut en parler.
L'autre a eu l'honnêteté de le dire alors qu'il aurait pu facilement le cacher, alors autant le prendre intelligemment et discuter calmement. Ça peut permettre de remettre le fonctionnement du couple en question. Pourquoi l'autre a t'il (eu) envie d'aller voir ailleurs ? Est-ce pour réaliser un fantasme ? Est-ce parce que nos relations sexuelles ne sont plus aussi complices qu'avant ou plus assez nombreuses ? Est-ce parce que l'autre a besoin de découvrir de nouvelles choses ?
En fonction du dialogue, on peut très bien se dire : "ce n'était qu'un fantasme sans désir de me nuire ou de se quitter", "c'est vrai que nos ébats sont moins complices, si on faisait ça et ça pour les pimenter et s'harmoniser à nouveau", ou "après tout pourquoi pas devenir un couple libre où chacun peut avoir des aventures de temps en temps à condition de prendre les mesures nécessaires".
Ça peut aussi partir sur une dispute et une rupture, mais dans ce cas, ce n'est pas la question de l'extra-conjugalité qui est en cause. Elle a seulement servi de catalyseur par rapport à tous les problèmes qu'il y avait dans le couple. Parce que deux personnes qui s'aiment vraiment et qui veulent vivre ensemble passent au-delà d'une simple histoire de cul. On a la capacité de pardonner, il suffit juste qu'il y ait un véritable dialogue, des efforts mutuels, du respect mutuel, et la volonté mutuelle de vivre ensemble.
Personnellement, si ça m'arrivait, je sais que j'en parlerais à mon conjoint avant de la tromper : pour trouver une solution soit en ressoudant notre couple, soit en trouvant un terrain d'entente pour devenir un couple libre. Et si l'un ou l'autre ne peut être trouvé, alors autant se séparer.
Et si c'est la femme de ma vie qui devait me tromper, j'en aurais fait autant (pas la tromper, hein, trouver une solution).