aurele82 a écrit :personnellement je n'ai jamais pratiqué la langue de bois et j'apelle un con un con! c'est pas une insulte c'est un diagnostic ! je confirme que lpolitiquement correct m'e........de... au 153ème degré que l'on peut être blanc et dire d'un noir qu'il est con c'est pas du rascisme on peut etre noir ou blanc ou jaune même vert je m'en contrefiche si on est con on est con pointmais il ya pleins d'autres exemple dans le vie je vous cite celui -ci parce que j'ai eu a le subir, ;hop ça y étais j'étais raciste et tout et tout alors que pas du tout mon chat est NOIR alors ?
Je ne pense pas que ce dont tu parle soit réellementdu second degrès. Lorsqu'on dite qu'un noir est con, ou qu'un blanc l'est, c'est de la franchise. De même que le second degrès n'est pas la même chose que la langue de bois.
Pour ma part je pense que le second degrès est devenu un véritable art à l'époque actuelle. Le principe de dérision autrement dit.
Je ne suis pas contre le second degrès ... à une certaine dose ... et je vais parler ici du second degrès agressif, qui se permet de rabaisser les autres, sans pour autant le laisser croire.
La dérision se situe dans l'excès. On pourrait même la comparer à une drogue, car plus on l'utilise, plus les autres l'utilisent contre nous, et plus on devra augmenter la dose pour être celui qui est le plus drôle. Bien sur que c'est drôle je ne dis pas le contraire ! Qui n'a jamais ris devant une touche d'humour bien plaçé? Mais faites vous toujours attention à la victime?
Car les victimes ne sont, elles, pas toujours consentantes, et les effets de la dérision peuvent être dévastateurs sur une personne qui n'est pas en confiance, qui elle-même ne s'accepte pas ... et puis lorsqu'on est mal dans sa peau l'humour est tout de suite perçu plus difficilement. On se demande s'il s'agit ou non d'humour, s'il faut ou non répliquer ... et on peut finir par tomber dans les extremes, ne rien supporter ou au contraire finir par tout supporter !
Le principe de dérision est présent de plus en plus autour de nous, il repose sur le fait que "tout se vaut rien ne se vaut". On considère la dérision comme sacrée, s'en prendre à elle, c'est s'en prendre à la liberté de l'autre, opprimer la relation.
Biensur, moi aussi je pratique l'humour, le second degrès, et plus trop que pas assez ... mais moi aussi j'en ai souffert, alors défensseurs de l'humour et du second degrès, faites des effort : choisissez vos victimes!
Et puis par trop pratiquer la dérision, le monde nous parait dérisoire ... comment s'étonner que tant de jeunes ne trouvent plus de justification à leur vie? L'abus d'humour est-il dangereux pour la santé?