ossiane59 a écrit :Si la DA c'est vivre plus pour l'autre que pour soi, je me pose une question... Si faire plaisir à l'autre c'est se faire plaisir à soi-même (moi j'adore faire plaisir, mais ça ne se cantonne pas qu'à mon amoureux, ça peut être avec mes amis ou ma famille), en quoi c'est "négatif" pour soi ?
Moi je prends plaisir à m'occuper des autres en général, mais surtout de l'homme que j'aime. C'est pas tout simplement l'amour de l'autre plutôt qu'une dépendance affective ? Si on vit en couple pour ne penser qu'à soi tout le temps, je vois pas trop l'intérêt... Où se situe la limite alors ?
Si par exemple je préfère laisser tomber ma sortie au cinéma parce qu'il a besoin de moi pour une raison X ou Y, c'est parce que ça me fait plaisir de lui rendre service que je le fais. Quelque part il y a une petite satisfaction personnelle là -dedans, non ?
BOn ok, si on abandonne tout ce qu'on avait l'habitude de faire (genre je laisse tomber mon club de tricot et mes amis), je veux bien. Mais dans ton cas Oxyjane, n'est-ce pas juste parce que tu te retrouves loin de ce qui faisait ta vie avant qu'en toute simplicité tu partages non seulement sa vie, mais ce qui tourne autour ? Se refaire des amis, reconstruire une vie sociale dans un endroit qu'on ne connaît pas ça doit pas être si évident que ça... Ca se fait avec le temps.
Dans les exemples que tu donnes, bien sûr que ça n'a rien de négatif, au contraire !
Je vais te donner mon exemple pour m'expliquer, enfin je vais essayer : je suis quelqu'un qui n'a aucune passion et très peu de passe temps. Quand je suis célibataire, je ne rêve que de rencontrer quelqu'un. Avant de rencontrer zhom actuel, je m'étais un peu pris en main et je commençais à sortir un peu, à faire des séances photos. Et depuis que je suis avec zhom, je ne fais plus rien de tout ça. Je vois très très rarement mes amis et je ne fais plus de photos. J'attends qu'une chose : le week-end pour aller chez lui.
Il m'encourage pourtant à ce que je fasse des choses pour moi mais rien n'y fait, je me sens engluer.
Parallèlement à ça, je n'ai pas confiance en moi, comme dit sur le site de DA, je ne connais pas mes besoins donc je suis incapable de les satisfaire : "manque d’affirmation de soi (dire non, mettre des limites, faire des demandes claires, prendre sa place, se défendre…), absence de communication authentique (ex. cinéma), phobie sociale, assuétude…
Le manque d’affirmation de soi est relié à la culpabilité, à la peur du rejet, du conflit " = ça c'est tout moi.
Donc tu vois, ça va plus loin que le "vivre pour l'autre", je dirais presque que c'est une "incapacité à vivre "normalement""