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J'ai répondu très rapidement tout à l'heure, sans prendre le temps de réfléchir ni d'approfondir, car je devais partir, mais je ne pouvais pas ne pas réagir.

A présent, plus posément, mon avis reste le même bien sûr, et il est le même que toutes celles qui sont ici.

Tu sembles minimiser ses gestes violents.
Mais même si tu n'es pas "battue" comme tu imagines que d'autres le sont, tu es néanmoins victime de violence.

Tu sais.... cela peut toucher tout le monde, et ce n'est pas réservé aux classes sociales défavorisée. Les seuls cas que j'ai connus dans mon entourage étaient d'ailleurs des couples très aisés, très en vue socialement.

Ne reste pas ainsi à te dire que ce n'est pas si grave. C'est grave, très grave. Comme je te l'ai dit tout à l'heure, personne, et quelle que soit la raison, n'a le droit d'user de violence, physique ou morale, sur quelqu'un d'autre. Et le faire sur sa compagne (ou son compagnon) est un fait aggravant pour moi.

Tu dis ne pas rentrer dans les cas cités sur les sites que tu as consultés.... mais c'est toi qui te bouche les yeux, qui ne veut pas le croire. A un moindre degré certes, mais même le premier degré de cette violence n'est pas acceptable. JAMAIS.

Je te souhaite d'avoir le courage de réagir. Il le faut, tu te dois ça.
La Reine

Faut-il partir ? Rester ?
Si tu peux rester, reste ;
Pars, s'il le faut.

[Charles Baudelaire]
J'ai connu des problèmes de violences avec mon ex, violences physiques et psychologiques.
J'ai quelques questions :
Pourquoi a-t'il arrêté sa thérapie ?
Exerce-t'il également sur toi des violences psychologiques ?

Ce qui est difficile est de partir.
C'est évidemment en partant que tu seras à l'abri.

Pour ma part, seule une thérapie m'a permis de partir.
Je préfère dire partir que fuir car en partant j'avais retrouvé mon intégrité.
Grâce à la thérapie, j'ai pu construire une relation équilibrée avec une nouvelle personne en refusant chaque fois la moindre esquisse de manipulation, d'exigence de soumission...
Je crois que dans mon cas j'ai laissé mon ex prendre encore plus d'ampleur dans son "rôle" de tyran.
Je crois que chaque personne en amour a une tendance à s'approprier l'autre ou à le soumettre, tendance qui est plus ou moins exacerbée et acceptable.

Soit tu as un espoir en lui et dans ton couple, alors je pense qu'il te faut exiger de lui qu'il aille se faire suivre par un psy et participer à une association. Qu'il te montre qu'il veut s'en sortir. Pendant cette période, aucune violence autrement tu t'en vas.

Soit tu sais au fond de toi que tu n'en peux plus de la situation, alors il te faut trouver de l'aide pour t'en sortir, c'est à dire partir. des amis, une personne de confiance ça peut être ton médecin et si tu souffres beaucoup, voir un psy peut aussi t'aider.
Il faut que tu trouves les ressources en toi pour sortir de cette situation.
L' amour ce n' est pas des coups , qu' ils soient physiques ou moraux , l' amour doit être douceur , respect de l' autre.Quand on s'aime on est censé donner le meilleur de soi à l' autre....ET PAS LE FAIRE PLEURER.
Tu n' as pas d'enfant avec cet homme et c' est tant mieux, il sait ce qu 'il fait,il ne changera pas, alors ne fais pas la connerie de rester avec, tu t' en mordras les doigts toute ta vie!Penses à tes futurs enfants, il méritent d 'avoir le meilleur père possible et toi un meilleur compagnon.Quel avenir avec un homme pareil ?
Partir est une décision qui te demandera beaucoup de courage et te feront couler beaucoup de larmes, mais un jour tu trouveras ton vrai prince charmant qui saura t' aimer comme toute femme devrait l' être, celui qui te mettra sur un pied d'estale et non pas à terre!!!
Mets en balance les sourires et les larmes depuis que tu es avec lui....Tu n' aurais pas du pleurer une seule fois , sauf de bonheur!
La violence quelle quelle soit est inadmissible :pars, fuies sans regrets,pour ta santé physique et mentale; la vie est trop courte pour être vécue de façon malheureuse....
Soit forte et suis les conseils avisés qu' on t' a toutes donnés;COURAGE !!!
Bonjour,

Je viens de lire ton message et les réponses que l'on t'a faite.

Moi j'ai vécu cette situation pendant 5 ans, en espérant tous les jours qu'il changerai. Ce n'est jamais arrivé.

J'étais mariée, j'avais deux enfants. J'ai tout fait, thérapie, dialogue, association, séminaire, mais si lui ne veut pas, tu ne peux rien faire.

Tout mon entourage me disait de partir, que j'étais en danger, qu'il n'avait pas le droit de me faire ça.
Je trouvais toujours une excuse pour ne pas partir, les enfants, la maison que nous venions de construire, etc...

J'avais surtout peur de l'inconnu si je partais, de me retrouvais seule, et surtout d'accepter cet échec, l'échec de la construction d'une vie à deux.

Un jour je suis allé voir un avocat pour me renseigner. En lui parlant de mon problème, il m'a confirmer que j'étais en danger, il a pris les choses en main, et par décision de justice j'ai quitté discrètement la maison avec les enfants et tout cela en 15 jours.
En vivant dans cette ambiance, je ne me rendais pas compte du danger, ni du fait que ce n'était pas normal de subir cette violence psychologique.

Aujourd'hui ça fait deux ans que je suis partie et je ne regrette rien.

Ni d'avoir subi pendant 5 ans une souffrance morale, puisque au fond de moi, je sais avoir tout fait pour essayer de sauver mon couple (peine perdue mais j'ai essayer.....)
Ni d'être partie, aujourd'hui je suis sereine et heureuse.

Personne ne peut te dire ce que tu dois faire, toi seule peut prendre la décision, on ne peut que te conseiller ou te parler de nos expériences.

Il faut qu'au fond de toi tu trouves la force et le courage de prendre TA décision, en espérant que tu choisisses la bonne pour toi.

Je te souhaite beaucoup de courage et fais toi aider par des professionnels.

Esperance33
PS : moi aussi je suis cadre dans la fonction publique et je pense que ce n'est pas un critère, dans toutes les classes sociales, on peut vivre cela. on pense que cela n'arrive qu'aux autres, mais ce n'est pas toujours le cas.
Bon, mon avis de mec rejoint celui de toutes celles qui se sont exprimées.

On peut s'engueuler dans un couple, ne pas être d'accord, s'en vouloir au point de se quitter mais la violence n'est pas tolérable.

Cela n'a rien à voir avec toi, ton homme est juste impulsif et ne contrôle pas (ou mal) ses actes. Le coup de la porte enfoncée par un coup de poing, je ne le connais que trop bien. J'ai été pompier pendant 12 ans et j'en ai vu des portes défoncées. Pour moi, il a mis un coup de poing dans la porte parce qu'il ne trouvait pas raisonnable de te taper (alors quel le tirage des chevaux oui :roll: ). mais un jour, à force d'habitude, c'est ton visage qui peut se retrouver devant son poing.

Je ne sais pas trop quel conseil donner parce que d'habitude je prone la discussion et l'explication mais dans les reportages que j'ai vus et les situations dans lesquelles je me suis déjà retrouvés, je me rends compte, comme le disait aussi "esperence33" qu'on a beau attendre, cela ne passe pas avec le temps.

Je pense qu'un dérapage peut arriver mais cela ne doit arriver qu'une fois. Lorsqu'il recommence ne serait-ce qu'une fois, la notion de récurrence est atteinte. Je me souviens ma maîtresse de stage de fin d'atude m'avait raconté que son mari, en 20 ans de mariage, l'avait poussée violemment sur le lit une fois. Elle l'a prévenu et il n'a plus jamais recommencé. Pour moi, il y avait eu un dérapage qui peut être pardonnable. Une seconde fois ne le serait plus.

Je n'aurais, malheureusement que le conseil de partir à te donner.

A tout hasard, lorsqu'il devient violent, c'est toujours pour la même raison où cela est variable? j'entends par là "y a t il un sujet sur lequel il ne sait pas se contenir" ou alors " il est violent à chaque fois que le ton monte"?

Bon courage.
Hâtons nous de succomber à la tentation avant qu'elle ne séloigne. (Epicure)
Va-t'en et vite,

Si tu n'es encore pas marquée physiquement, tu l'es déjà moralement et crois moi ces blessures sont beaucoup plus difficiles à guérir que les bleus.

Voilà 5 ans et après 5 ans de mariage, je me suis enfuie avec mes enfants, comme toi les violences ont commencé par des coups dans le mur, des pincements et parfois des coups de pieds, comme toi, je me disais que ce n'étais pas de la violence.

Après avoir consulté, on m'a confirmé que je souffrais de souffrance physique mais également d'une très grande souffrance morale.

Puis cette violence a augmenté progressivement et insidieusement, je t'épargne les détails.

Mes bleus ont disparus mais mes blessures intérieures ne sont pas encore bien cicatrisées, j'ai gardées des angoisses, des peurs, une méfiance, qui parfois altèrent mes relations avec les autres et je n'y peux strictement rien.

Le temps passe et il y a une douce amélioration, mais je garderais ce type de séquelles à vie.

Je te souhaite bon courage car ce n'est pas facile de partir, je l'ai fait pour de bon après de multiples aller- retours.
Nathan a pointé le bout de son nez le 13 septembre 2009
Banazotte, tu nous donneras des nouvelles ?...
J'espère que tu vas bien :kiss:
Thyselle
Oui je suis bien là...
J'ai tellement pleuré de lire vos réponses cette semaine et j'en pleure encore. J'ai même été incapable de vous répondre tellement ça fait mal. Mes idées ne sont pas très clairs, j'ai l'esprit tellement embrouillé.
Nous avons beaucoup, beaucoup parlé le week-dernier. Du coup mon zomme a pris rendez-vous chez un psy pour la semaine prochaine. Je sais qu'il est conscient de ce qu'il fait, de ce qu'il a fait. Je ne l'excuse pas, ni ne cherche à l'excuser. Je sais qu'il y a de grand risque qu'il ne change jamais.
Mais comment en être sûr? Ne puis-je pas essayer de croire que cette thérapie va stopper tout ça? Non? Je me dis n'y a-t-il vraiment aucune chance qu'il ne tape plus?????
Parce ce que je l'aime...ça fait mal.
Je voudrais vous parler encore mais je n'en ai même plus la force pour le moment.
A plus tard.
S'il a pris RDV, il y a peut-être un espoir. Il ne faudrait pas non plus qu'il s'arrête à la deuxième séance comme la dernière fois.

Bon courage.
Hâtons nous de succomber à la tentation avant qu'elle ne séloigne. (Epicure)
Benazotte, inutile de te forcer à venir écrire ici. Fais-le si tu en as besoin, si tu en as la force.

Ce qui me parait très positif, c'est que vous pouvez parler.
Et qu'il reconnait les faits, et comprend que c'est "anormal". C'est vraiment important ça, car pour beaucoup d'hommes, c'est un fonctionnement normal.

C'est vrai que si vous arrivez à surmonter ce problème, cela vaut le coup d'essayer de sauver ton couple.

C'est possible. J'en connais. Un couple d'ami. Il lui est arrivé de la frapper à 2 ou 3 reprises. Elle a hésité à le quitter. Ils ont fait une psychothérapie ensemble, car en quelque sorte, c'est elle qui induisait en lui ce comportement (attention, je ne dis pas que c'est de sa faute s'il lui tapait dessus !!!!! ceci reste dans tous les cas inacceptable).
Bref.... ils se sont mariés, et tout va bien.

Bon courage :D
La Reine

Faut-il partir ? Rester ?
Si tu peux rester, reste ;
Pars, s'il le faut.

[Charles Baudelaire]
Thyselle a écrit : Ma belle, je l'ai déjà dit ailleurs sur un autre post : personne ne doit être le martyr de l'autre dans une relation d'amour...


Cette phrase m'était destinée. Et m'a beaucoup fait réfléchir. Et prendre la bonne décision, même si c'est horriblement difficile de vivre sans lui (D'ailleurs un grand merci au passage Thyselle). Cette phrase résume tout pour moi. Personne ne mérite qu'on souffre pour lui, que la souffrance soit morale ou physique. Ou les deux d'ailleurs.

Tu dis qu'aujourd'hui il va reprendre une thérapie. Et bien espérons qu'il la mènera à bien cette fois. Mais reste à savoir si TOI tu arriveras à vivre sans craindre qu'un jour ça dérape à nouveau. Arriveras-tu à construire quelque chose avec cette perpétuelle question dans un coin de ta tête ? Ce que tu as vécu (ou ce que tu vis en ce moment), tu ne l'oublieras pas en un claquement de doigt. Thérapie ou pas.

L'amour ne suffit pas. Je sais de quoi je parle. Sans respect mutuel, c'est impossible.
...
Bonjour,

Tu as raison d'essayer, si tu ne le fais pas, tu le regretteras, surtout si tu l'aimes encore, et je souhaite, du fond du coeur que ça marche.

Durant mes épreuves quelqu'un m'a donné cette phrase qui a été un peu mon réconfort :

"Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d'accepter les choses que je puis changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d'en connaître la différence."

Ne te sens pas obliger de nous répondre, seulement nous lire si cela t'aide à voir clair en toi.
Oh non - si vous saviez - je ne me sens pas obligée de vous répondre.
C'est juste que ça fait mal de remuer tout ça. Mais c'est un passage obligé je crois.
J'ai l'impression de voir ma vie se dérober tout doucement. C'est terriblement douloureux. Si vous saviez comme je n'en peux plus de ne plus savoir ce que je dois faire. J'en suis réduite à venir ici en cachette (non pas qu'on me l'interdirai mais par pure pudeur).
Provence, je ne comprends pas trop comment on peut induire un comportement de violence (même si je comprends aussi quand tu dis que cela ne signifie pas que c'est de notre faute). En se montrant trop faible par rapport à l'autre peut-être? Et l'autre peut user de cette faille?
En fait mon hommme a lui-même été victime de violence avec une de ses copines à l'âge de 19 ans...Si cela peut paraître à peine croyable, je le crois. Il a été humilié en public, tapé, violenté. Bref, je ne l'excuse pas. Je cherche à comprendre et à me déculpabiliser surtout. Parce dans des cas comme celui-là on croit que c'est de notre faute.
Dans le cas dont je parle, il ne s'agit pas de faiblesse de la victime, plutôt de l'inverse.... un comportement castrateur, qui niait les capacités de son compagnon à choisir sa vie, à exister. Il avait été en quelque sorte contraint de vivre selon ses idées à elle.
Mais bon, je voulais juste citer l'exemple d'un couple qui avait réussi à s'en sortir.

Bien sûr il ne faut pas excuser. Mais il est important de connaître les causes. Et ce qu'il a vécu peut en faire partie. Il faut aussi peut-être chercher plus loin.
Mais même si c'est souvent le cas, on n'est pas obligé, même inconsciemment, de reproduire ce qu'on a vécu. Cela demande néanmoins pas mal de travail sur soi, et une certaine force de caractère.

C'est certainement très douloureux de parler de ça. Mais je pense qu'il fallait vraiment que tu le fasses, pour pouvoir aller mieux ensuite.
La Reine

Faut-il partir ? Rester ?
Si tu peux rester, reste ;
Pars, s'il le faut.

[Charles Baudelaire]
je crois que la violence conjugale est un moyen pour les violents de compenser leur fragilités, le seul probleme c'est que le conjoint ne peut pas être le thérapeute et doit absolument se protéger mais c'est en ce sens que, sans le savoir le conjoint peut parfois être le déclencheur de la violence car il reveille des memoires anciennes douloureuses chez le violent.
Je ne te dis pas ça pour que tu le prennes en pitié parce que c'est aussi savoir être adulte que de reconnaitre ses fragilités et ne pas les faire porter à l'autre qu'on dit aimer mais pour que tu te déculpabilises toi maintenant.
Malgres tout ce qu'ils ont voulu me faire croire RIEN NE M''''OBLIGEAIT A LES SAUVER.
We are on a journey to keep an appointment with who we are.
"Ne prenez pas la vie trop au sérieux ! De toute façon, vous n''''en sortirez pas vivants...."
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