Coucou les gens!
C'est moi Zolaa, j'ai changé de pseudo
Petit résumé de mon parcours de ces derniers mois:
j'ai repris une thérapie il y a près d'un an pour des raisons a priori étrangères à la nourriture.
J'étais décidée à m'impliquer à fond, à jouer le jeu et à faire péter toutes les barrières pour avancer.
Au détour de mes multiples questionnements, j'ai retrouvés, cachés derrière des demi certitudes, mes vieux compagnons de route: honte et haine de soi. Image désastreuse du corps et restriction cognitive n'ont pas tardé à nous rejoindre.
Nous avons cheminé ensemble pendant plusieurs mois.
J'ai perdu 2 tailles de fringues, j'ai répondu à pas mal de questions, mais curieusement j'étais incapable de me réconcilier avec mon corps. Certains TCA (et pas des moindres) sont d'ailleurs revenus me faire un coucou de temps en temps.
Avec le recul, je sais maintenant que ma thérapie a remué tellement de choses que j'avais besoin de quelque chose de familier pour faire office de garde -fou. Un peu comme un doudou quand on a peur du noir.
Que mes doudous à moi aient été la haine du corps et la restriction cognitive, c'est peut-ˆetre triste, mais je crois que c'est tout ce que j'avais sous la main à ce moment-là . En tous cas c'est ce que je connaissais le mieux. Quelque part, c'était rassurant de monter sur la balance, compter les calories et mesurer mon tour de cuisse
Mais un jour, Tadaaaa, un évènement précis (un peu trop perso pour le développer ici) m'a empˆeché de continuer à garder le contrˆole sur mon corps et sur mon alimentation. Les compulsions se sont déchainées, j'ai repris presque tout le poids perdu en moins de 2 mois.
Les aliments tabous ont fait leur grand come-back, il me fallait du sucre, toujours plus de sucre, et aussi des pizzas, des frites et de la mayo.
Je voyais bien que j'étais incapable de continuer ce qu'il faut bien appeler un régime, la nourriture était en train de prendre le controle.
J'étais parfaitement consciente du fait que j'étais en train de payer ces mois de restriction cognitive.
Je me suis donc tournée à nouveau vers la RA et cette fois j'ai acheté "Maigrir sans régime".
La lecture du bouquin m'a enthousiasmée, mais j'ai mis du temps à retrouver l'esprit RA.
Pendant plusieurs semaines, les compulsions ont continué.
J'étais encore dans la dynamique de la restriction cognitive. J'essayais d'appliquer la RA tout en restant dans le carcan de la culpabilisation et de la quˆete de perfection.
Si je dépassais ma satiété, je me culpabilisais tellement que du coup je vidais les placards.
J'étais encore dans les ornières des "foutu pour foutu" et autres "t"a aucune volonté ma pauv' fille".
Lors d'une séance de thérapie au cours de laquelle j'ai (enfin) orienté le sujet sur ma peur de grossir éternellement, quelque chose s'est débloqué.
Je n'avais jamais clairement exprimé cette peur auparavant en séance, et ça m'a permis de prendre un tournant. A partir de là , j'ai commencé à me poser les bonnes questions.
Des questions personnelles, qui sont propres à chacun et qui seront différentes d'une personne à l'autre.
Et voilà .
Le fait est que là tout de suite maintenant, je suis en paix avec mon corps, avec mon alimentation, avec la RA, et avec un tas de choses d'ailleurs, car la RA c'est pas juste une manière de manger, c'est une manière de voir la vie (mais ça a déjà été dit sur ce forum).
Suite à une panne d'ordi, j'avais commencé à prendre mes distances avec le forum, sans le vouloir au début.
Et quand j'ai à nouveau disposé dun ordi, je n'ai plus eu envie de venir. En plus j'avais honte car entretemps j'étais retournée à la case restriction cognitive.
Mais maintenant que j'y vois plus clair, j'ai à nouveau envie de partager avec vous.
Au plaisir de vous lire de nouveau!
C'est moi Zolaa, j'ai changé de pseudo
Petit résumé de mon parcours de ces derniers mois:
j'ai repris une thérapie il y a près d'un an pour des raisons a priori étrangères à la nourriture.
J'étais décidée à m'impliquer à fond, à jouer le jeu et à faire péter toutes les barrières pour avancer.
Au détour de mes multiples questionnements, j'ai retrouvés, cachés derrière des demi certitudes, mes vieux compagnons de route: honte et haine de soi. Image désastreuse du corps et restriction cognitive n'ont pas tardé à nous rejoindre.
Nous avons cheminé ensemble pendant plusieurs mois.
J'ai perdu 2 tailles de fringues, j'ai répondu à pas mal de questions, mais curieusement j'étais incapable de me réconcilier avec mon corps. Certains TCA (et pas des moindres) sont d'ailleurs revenus me faire un coucou de temps en temps.
Avec le recul, je sais maintenant que ma thérapie a remué tellement de choses que j'avais besoin de quelque chose de familier pour faire office de garde -fou. Un peu comme un doudou quand on a peur du noir.
Que mes doudous à moi aient été la haine du corps et la restriction cognitive, c'est peut-ˆetre triste, mais je crois que c'est tout ce que j'avais sous la main à ce moment-là . En tous cas c'est ce que je connaissais le mieux. Quelque part, c'était rassurant de monter sur la balance, compter les calories et mesurer mon tour de cuisse
Mais un jour, Tadaaaa, un évènement précis (un peu trop perso pour le développer ici) m'a empˆeché de continuer à garder le contrˆole sur mon corps et sur mon alimentation. Les compulsions se sont déchainées, j'ai repris presque tout le poids perdu en moins de 2 mois.
Les aliments tabous ont fait leur grand come-back, il me fallait du sucre, toujours plus de sucre, et aussi des pizzas, des frites et de la mayo.
Je voyais bien que j'étais incapable de continuer ce qu'il faut bien appeler un régime, la nourriture était en train de prendre le controle.
J'étais parfaitement consciente du fait que j'étais en train de payer ces mois de restriction cognitive.
Je me suis donc tournée à nouveau vers la RA et cette fois j'ai acheté "Maigrir sans régime".
La lecture du bouquin m'a enthousiasmée, mais j'ai mis du temps à retrouver l'esprit RA.
Pendant plusieurs semaines, les compulsions ont continué.
J'étais encore dans la dynamique de la restriction cognitive. J'essayais d'appliquer la RA tout en restant dans le carcan de la culpabilisation et de la quˆete de perfection.
Si je dépassais ma satiété, je me culpabilisais tellement que du coup je vidais les placards.
J'étais encore dans les ornières des "foutu pour foutu" et autres "t"a aucune volonté ma pauv' fille".
Lors d'une séance de thérapie au cours de laquelle j'ai (enfin) orienté le sujet sur ma peur de grossir éternellement, quelque chose s'est débloqué.
Je n'avais jamais clairement exprimé cette peur auparavant en séance, et ça m'a permis de prendre un tournant. A partir de là , j'ai commencé à me poser les bonnes questions.
Des questions personnelles, qui sont propres à chacun et qui seront différentes d'une personne à l'autre.
Et voilà .
Le fait est que là tout de suite maintenant, je suis en paix avec mon corps, avec mon alimentation, avec la RA, et avec un tas de choses d'ailleurs, car la RA c'est pas juste une manière de manger, c'est une manière de voir la vie (mais ça a déjà été dit sur ce forum).
Suite à une panne d'ordi, j'avais commencé à prendre mes distances avec le forum, sans le vouloir au début.
Et quand j'ai à nouveau disposé dun ordi, je n'ai plus eu envie de venir. En plus j'avais honte car entretemps j'étais retournée à la case restriction cognitive.
Mais maintenant que j'y vois plus clair, j'ai à nouveau envie de partager avec vous.
Au plaisir de vous lire de nouveau!
.
