bouclesdorent a écrit :Câline a écrit :http://membres.lycos.fr/survivantes/
C'est pour cela que je suis en colère quand j'entends dire que c'est un CHOIX... Déni quand tu nous tiens !![]()
Ces témoignages ne sont pas des témoignages représentatifs de tout le paysage du milieu des travailleurSEs du sexe. Ce ne sont que des témoignages de personnes qui se sont retrouvées acculées devant un besoin d'argent et qui n'ont pas trouvé d'autre solution. Donc un seul schéma social.
Il y a des gens qui sont fierEs de faire ce métier, qui l'ont choisi, qui prenne leur pied en gagnant leur vie. il ne faut pas non plus les oublier, et leur laisser la liberté de ce choix qui parait improbable pour notre morale judeo-chrétienne. cf: www.lesputes.org
De fait il existe des Puteprides (en mars en général à Paris) qui cette année était couplée avec des Assises Européennes de la prostitution qui ont amené la fondation d'un syndicat des travailleurSEs du sexe, le STRASS (nom qui je trouve d'ailleurs tombe à point nommé) [Syndicat du TRAvail Sexuel, faut croire que STS c'etait pas assez glam, ce qui n'est pas faux.]
J'ai lu dans beaucoup de posts qu'il fallait plutot developper les assos de terrain. Moi je serais heureuse quand ces assos n'auront plus lieu d'etre. Qu'il ne sera plus necessaire de faire le tour des tapinoir pour etre sur que certainEs ne sont pas en train de se faire violer, contaminer, s'assurer qu'elles ont un moyen de prendre leur medicament (le taux de prévalence du VIH/sida est affolant! Quand on sait qu'avoir une capote sur soi peut etre considéré comme du racolage passif et donc passible de la loi Sarkozy II [c'est à ces résultats la qu'on arrive avec une politique abolitionniste, ca et l'excentrisation des lieux de travail et du coup à l'insecurité]), bref c'est quand tout le travail de veille sanitaire des associations de terrain si chères aux yeux de certainEs sera inutile que Bisounoursland pourra exister (et ca serait chouette tout de meme!). Et maison clause ou pas, une regulation par l'Etat (notons que les deux derniers candidats au deuxieme tour des presidentielles étaient soit abolitionnistes soit prohibitionniste, ce qui sur ce sujet revient au meme ou presque) serait tout de meme la solution la plus sure, autant au sujet des violences physiques, mentales, d'imposer la capote etc.
C'est tout ce dont j'arrive à me rappeler des commentaires que je voulais faire suite à certains posts...
juste d'accord avec toi. rien ne doit etre mis en globalité !
et une femme a le droit de proposer du plaisir contre de l'argent et a meme le droit de revendiquer sa profession.
et meme si encore aujourd'hui la majorite des femmes qui se prostitue le font dans la douleur. ou ne serait ce qu'avec l'envie de changer de proffession. le fait que certaine, puisse reclamer leur droit a assumer cette proffession n'est en rien choquant.
faire l apologie de la prostitution evidemment bien peu d'entre nous ne le fairont. et surement pas moi !
mais par contre dire qu'il existe de nombreuses formes de prostitution et que le probleme ne peut etre et ne doit etre pas pris comme un seul et unique;
et comme toi J accepte de me faire montrer du doigt en disant que dans chaque cas il peut y avoir des differences et que faire un englobement total est stupide.
Enfin je dirais qu'avant de parler de prostitution comme de toute chose il faut avant tout être capable d accepter que les avis soit partagés.
et pour coller a la question des maisons closes un petit hors sujet sur la vie des maisons closes au XIX siecle en france.
.
Les maisons closes au XIX ème siècle
LA VIE QUOTIDIENNE
Les filles selon leur carrière, leur volonté, leurs amours, leurs destins, peuvent parcourir le lent chemin qui part de la maison de luxe pour aboutir à la protitution la plus misérable.
Dans les bordels la vie est collective, du réveil jusqu'au coucher.
La vie quotidienne est une négation de l'individualité.
Les filles ne doivent avoir rien à cacher, ni leur corps, ni leur âme.
Entre elles, règne une atmosphère faite de douceur, de peines et de secrets partagés
Dans les grandes maisons ou petits bordels bourgeois de province, les filles mangent bien et copieusement.
Manière délicate et détournée de les retenir.
Pour les autres, l'alimentation peut-être inacceptable et la viande avariée.
La misère est une des raisons pour lesquelles le commerce du sexe est si florissant.
A la fin du XIX siècle, on dénombre approximativement à Paris cent mille prostituées pour une population totale d'un peu moins de trois millions d'habitants.
Des provinciales, sans ressource, écrivent désespérément aux entremetteuses parisiennes pour les supplier de les prendre dans leur maisons
http://saadiennes.unblog.fr/2009/07/22/ ... -partie-2/
Lorsque l'homme auras coupé le dernier arbre, pollué la derniere riviere, tue le dernier animal, peche le dernier poisson alors il s'appercevra que l'argent ne se mange pas (proverbe amerindien)
