Je comparerais plus facilement avec un avocat qu'avec un médecin, du moins pour une partie de ce que j'ai fait avant (comptabilité et paie) mais, si, l'exigence était peu ou prou la meme: j'avais beau etre salariée, dans la mesure où chacun était responsable de ses dossiers et où chaque client avait son interlocuteur privilégié, les clients ne se genaient pas pour nous mettre la pression pour tout et n'importe quoi. Mais si un des associés nous avait entendu traiter un client de "chiant" on se serait fait allumer comme des sapins de noel...Justdontknow a écrit :Et tu m'excuseras, mais quoique tu aies fait, je ne pense pas que cela ait les mêmes exigences, envers le client/ patient, que ne l'ont les médecins ou les avocats.
Bon, et encore avant, j'ai fait autre chose, et là c'était une relation d'aide, fondée sur le respect des personnes. Ca ne nous serait jamais venu à l'esprit d'insulter un bénéficiaire ou une personne accueillie, ni en face ni dans son dos. Et si qqn l'avait fait, je pense que tout le monde lui aurait demandé ce qu'il foutait là . Pourtant, c'était loin d'etre facile comme boulot.
Et j'ai aussi travaillé dans une société d'assurances et dans un cabinet de conseil, et des clients chiants, il y en avait des tas. Mais si un chef nous avait entendu traiter un client de chiant, y compris dans son dos, on aurait direct été l'insulter ailleurs, et plus précisément à l'anpe, pour attitude non professionnelle et manque de respect aux clients.
Et après tout ça (juste avant de reprendre mes études), j'ai travaillé dans des institutions européennes pendant presque 2 ans, et là je n'étais pas en contact direct avec des clients. Mais avec des collègues que je devais aider et renseigner, oui. Et ca fonctionnait sur le respect. Et c'était très exigeant aussi comme boulot, vraiment énormément. C'est pour ça que j'ai arreté d'ailleurs: j'étais littéralement vidée. Et quand on n'y croit plus, il faut faire autre chose. Enfin, c'est ce que je crois.
