J'ai été élevée dans un cadre catholique très pratiquant, avec catéchisme jusqu'à l'adolescence, messe dominicale en toutes circonstances, et participation active à la vie de la paroisse. Ma foi pourtant, ne s'est jamais réellement développée.
Il faut dire que j'ai eu la chance de grandir dans un milieu où l'accession à la culture - œcuménique - était favorisée, et (ici ça a son importance) d'avoir beaucoup voyagé pendant mon enfance. Qui dit ouverture d'esprit implique une certaine imperméabilisation vis à vis des dogmes.
Je suis donc agnostique quant à la question de l'existence divine, et quant à sa nature (notamment vis à vis de sa bienveillance). J'ai un profond respect pour les religieux non extrémistes, pour en avoir rencontré et/ou côtoyé un certain nombre d'où, qu'elle que soit la confession, il émanait une douce aura de sagesse et de bienveillance.
Je crois profondément dans les aspirations spirituelles de l'homme, qui si on les regarde au travers du prisme de l'histoire de l'humanité dans son ensemble nous a souvent tirés globalement vers le haut (avec des détours ponctuels vers le pire, ils ont largement été évoqués ci-dessus).
J'ai une vie spirituelle, qui ne passe pas par la religion pour moi, mais très probablement plus par l'art, en particulier par la musique.
Pour moi la religion ne fait que poser un cadre à la vie spirituelle. Cadre optionnel, dont chacun s'arrange à sa façon, soit par le choix de telle ou telle religion, soit par un arrangement avec les préceptes du dogme choisi. Soit, comme moi, par un développement spirituel tout autre, et un support non religieux.
J'aime particulièrement le caractère introspectif de la prière ou de cette forme de méditation qu'est la pratique musicale, laquelle comporte tout aussi bien une certaine ascèse.
Quant au libre-arbitre : je pense qu'il s'acquiert à force de culture et d'expérience de vie. En cela, je ne peux donner tort au culte orthographique évoqué en début de post, qui en est corollaire.
Mais attention, je ne suis pas prosélyte en la matière
