Athy a écrit :vais attaquer blood story, voici le resumé
Dans la course à l'audience, la télé-réalité invente un nouveau jeu : Blood Story. Réunis dans une luxueuse villa, cinq hommes et cinq femmes doivent être désignés par le public, chaque semaine, comme victimes ou comme bourreaux. Le dernier qui survivra à ce jeu de massacre où tous les coups sont permis sortira de la villa riche et célèbre. Les téléspectateurs se passionnent pour cette version moderne des jeux du cirque où, pour un instant de gloire, les concurrents mettent leur vie en jeu dans des scénographies sanglantes et machiavéliques.
je sais je lis des bouquins bizarres

C'esr pas tout à fait la même histoire, mais ça me rappelle le "Prix Du Danger".
Sinon :
Primo --->
ERRATUM :
Le livre "Vagabonds" de KNUT HAMSUN fait effectivement partie d'une trilogie, mais en réalité "La Faim" n'en serait pas un des volets comme je le pensais.
Du coup, la trilogie est en réalité composée des livres suivants :
1/Vagabonds
2/Auguste le Marin
3/Mais la Vie Continue
(L'ordre est incertain pour le moment).
Secundo :
KNUT HAMSUN La Faim :
Présentation de l'éditeur :
Cette nouvelle traduction de Régis Boyer reprend la préface d'André Gide, publiée dans la précédente édition.
L'un comme l'autre reconnaisse le génie de cet inconnu, auteur d'un premier roman dont l'écriture, rompant avec toutes les règles habituelles du romanesque, se révélera d'une prodigieuse fécondité.
Le héros de ce livre, sans doute proche de Hamsun lui-même, se trouve dans un état permanent de faim qu'il semble entretenir avec délectation, car il éprouve alors des sensations inconnues, se permet toutes les audaces allant jusqu'à sublimer sa condition marginale.
Tout devient possible dans cette entreprise quasi-mystique de recherche de sa vérité.
Biographie de l'auteur :
Knut Hamsun (1859-1952), romancier norvégien, fut célèbre dès la publication, en 1890, de ce premier roman.
D'origine modeste, il vécut de divers métiers, émigra deux ans aux Etats-Unis, avant de devenir un écrivain reconnu.
Il obtint le Prix Nobel de littérature en 1920.
--->
C'est un roman assez déstabilisant & éprouvant.
On se retrouve dans la tête de cet inconnu, a priori double de Hamsun, se laissant aller à la folie suite à de longues périodes d'inanition plus ou moins intenses.
Or, il est de plus en plus victime d'hallucinations au fil du temps comme tout être étant écrasé par la fatigue.
D'ailleurs, combien de fois, on s'interroge sur ce qu'il vit.
Est ce la réalité?
Est ce une invention de son esprit?
Il finit également par ne plus être maître de ses gestes du fait de cet esprit vagabond.
En outre, il fait preuve d'une prodigalité insensée alors qu'il est lui même dans le besoin.
Ce roman met en lumière une chute progressive dans la déchéance mais la déchéance d'un "seigneur" dans le bon sens du terme.
Impressionnant!
Décidement KNUT HAMSUN est vraiment un auteur qui me plaît.
Vivement la réception d'Auguste Le Marin & Mais La Vie Continue histoire de continuer ma plongée dans l'univers de cet auteur. Tertio ---> J'attaque :
William Butler Yeats (Auteur) / Yves Bonnefoy (Traduction - Auteur) Quarante-cinq poèmes, suivi de La Résurrection :
L'auteur :
Yeats, William Butler (1865-1939).
Dans un essai qui a fait date (The Poetry of W.B. Yeats, 1941), Louis MacNeice déclare que toute anthologie de la poésie, non seulement irlandaise, mais anglophone, devrait contenir au moins soixante poèmes de Yeats.
Il est difficile de ne pas lui donner raison, tant la stature du plus grand poète de l’histoire de la littérature irlandaise ne cesse de croître avec le temps.
Il est même juste de dire que tous les poètes irlandais nés entre 1900 et 1950 ont été contraints de se définir par rapport à lui, que ce soit pour se recommander de sa valeur fondatrice ou, comme l’a fait Kavanagh, pour critiquer sa conception de l’art comme cérémonie et sa définition de la joie tragique.
Qu’ils soient ou non en accord avec le traditionalisme affiché de Yeats, son éloge de la coutume, son goût pour les spéculations ésotériques, tous ceux qui pratiquent et aiment la langue anglaise s’accordent à reconnaître en lui un poète aux images fulgurantes, un magicien du langage, créateur de vers et de strophes d’une densité et d’une musicalité inouïes, et c’est à ce titre, plus que par ses positions idéologiques, qu’il a exercé la plus grande influence.
Le parti que nous avons pris dans le présent ouvrage consiste à lui accorder la place principale, sans tenter de donner une vue exhaustive d’une œuvre trop variée pour se laisser réduire à vingt-cinq poèmes ; d’excellentes anthologies existent, au premier rang desquelles figurent les Quarante-cinq poèmes de Yeats (collection Poésie-Gallimard) dont Yves Bonnefoy a donné une vision à la fois résolument personnelle et profondément compréhensive ; c’est seulement parce qu’il est très aisément accessible au lecteur que nous nous sommes retenus d’emprunter à ce volume quelques-uns de ses éléments.
Citons encore – conçue dans un souci d’illustrer tous les aspects de l’œuvre qui n’est pas celui d’Yves Bonnefoy – la belle anthologie de notre collaborateur Jean Briat (éd. William Blake) qui restitue l’évolution d’ensemble de Yeats. Nous avons choisi de proposer autant de traductions inédites que possible, en privilégiant les textes de Yeats qui traduisent le mieux son rapport à l’Irlande, et en juxtaposant les poèmes de la jeunesse encore « romantique » et ceux de l’âge mûr, pour illustrer une caractéristique fondamentale de l’œuvre : sa prodigieuse capacité de renouvellement.
Le plus grand poète irlandais est aussi celui, en effet, dont le parcours traduit la plus forte évolution : l’œuvre de Yeats reflète par ses enjeux tout le problème de l’invention d’une forme et d’un langage modernes à partir de l’héritage esthétique et idéologique du siècle précédent.