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Ya à peine 15minutes... à table.
Je dis que j'aime pas trop le repas et hop ma mère réplique : "ah ben c'est sûr c'est pas hamburger frites, forcément !!"

=> Cliché à la con, gratuit.
Elle était vexée et a cherché à blesser en retour. Ce n'est pas très intelligent, mais c'est malheureusement humain ;)
Soyons dans l'énorme...
Attendez-moi, j'arrive, je pense que j'en ai pas mal ! :mrgreen:

Enfin pas tant que ça par rapport à certain(e)s ici. Mais quelques petits trucs pas très marrants qui font dégringoler le château de cartes qu'on a eu du mal à se construire à l'intérieur.

- Quand je bossais comme hôtesse d'accueil, on fermait entre midi et deux. Je raccompagne un visiteur à la porte en lui expliquant qu'on ferme, et lui étonné "mais pourquoi?". J'ai dû répondre quelque chose du genre "Parce que vous n'êtes pas le seul à prendre une pause déjeuner, on n'est pas des machines" (mais très gentiment, avec le sourire, ça n'avait rien d'agressif). Et lui de répondre: "Et bien vous feriez mieux de sauter la pause déjeuner et de laisser ouvert, ça vous ferait pas de mal". (Sur le coup je n'avais même pas entendu sa réflexion, mais mon patron l'a traité de tous les noms jusqu'à ce qu'il sorte :D )

- Au collège, les classiques "Gros tas", "baleine" et compagnie. Au lycée, un gars qui me plaisait, une amie va le chercher pour le lui dire, et au moment où il m'a vu il lui a dit "Euh non je veux pas lui parler je suis timide". Et j'y ai cru à l'époque. (Oui, je suis une grande naïve :mrgreen:) Mais à cette période, paradoxalement, mes problèmes de relations avec les garçons n'étaient pas liées à mon surpoids (enfin du moins dans ma tête. Pour moi il était tout à fait concevable de danser avec Mickael-le-bogoss à la boum du collège ou bien de draguer le petit blondinet pour qui je craquais complètement) (Inutile de préciser que ça ne marchait pas quand même).

- Au lycée une fois en cours j'avais reçu un mot "Tu es bien carrée dis donc, mort aux travestis". Ce qui m'a fait beaucoup rire tellement c'était nul. :)

- Au collège, j'étais la tête de turc de la classe en 4ème. Une période de ma vie que je n'aimerais vraiment pas revivre mais qui m'a blindée et m'a rendue beaucoup plus forte. (Et puis quand je vois ce que sont devenues les filles populaires du collège, je préfère ne pas avoir été populaire. Petite revanche mesquine).

Après, tout ça m'a marqué à divers degrés, mais c'est pas ce que je retiens et qui me reste en travers.

C'est plutôt la bataille que ma mère a mené à mes kilos depuis que ma courbe de poids a décroché dans le carnet de santé. "I've never been skinny enough to make my mother happy". C'est tout à fait ça. Je n'ai jamais été assez mince pour ma mère. Elle a passé sa vie à se battre contre ses kilos, ne les assumant pas du tout, et du coup n'assumant pas les miens, à enchaîner les régimes, et tout ça ne l'a pas rendu plus mince ou plus heureuse pour longtemps.

Miminini a écrit :-Ta mère est plus mince que toi a ton age elle n'étais pas aussi grosse que toi comment ça se fait?!


Moi c'est ma mère qui me dit "A ton âge j'étais beaucoup plus mince que toi. Et encore je me trouvais grosse".

J'en ai vu de toutes les couleurs. Des remarques. Des gestes. Je me souviens encore de la fois où elle m'a traîné de force en me criant dessus jusqu'à la balance un matin parce que je n'avais pas voulu me peser. Des "Les garçons n'aiment pas les grosses". Des "Qui veut du gâteau? Non pas toi ma chérie". "Tant que tu seras comme ça, aucun garçon ne s'intéressera à toi". "Ne te mets pas en débardeur au lycée, ça te fait des gros bras". "Il faut que tu fasses attention, mange ça comme ça mange pas ça". Et j'en oublie. Sans compter la famille entière qui ne juge que par le tour de taille, et dont la première réflexion en ouvrant un album-photo est "elle a grossi/maigri".

J'ai mis longtemps à me détacher de cette image négative de moi que ma mère me renvoie. "Pour mon bien". Aujourd'hui j'arrive à prendre beaucoup plus de recul. Quand je suis parti à l'étranger, je n'ai pas du tout fait attention à mon poids et pourtant j'avais fondu. Quand ma mère me l'a fait remarquer, j'ai répondu "C'est sûrement parce qu'il n'y avait personne sur mon dos pour me faire des réflexions". Maintenant, j'essaie de lui expliquer que non, je ne fais pas exprès d'être grosse, que si je pouvais, j'aimerais bien me débarrasser de mes kilos, mais qu'en attendant, je vais pas pleurer et faire avec. Mais non, il ne faut pas que je résonne comme ça sinon je ne maigrirai jamais. Son cas est définitivement perdu je crois. :D

A côté de ça, je n'ai jamais considéré mes kilos comme la cause première des malheurs que j'ai pu avoir. Mais malgré tout, malgré mon optimisme, les jours sans, démoralisée, la moindre petite remarque négative me fait perdre absolument toute ma confiance en moi d'un coup. Et après, il faut tout reconstruire avant de retourner affronter le monde extérieur.

Désolée pour cette tartine fascinante, il est tard et je déverse ma frustration. :D
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http://www.vivelesrondes.com/forum/viewtopic_284605.htm
Hum je dirais :
Au collège, un garçon qui m'as dit devant toute la classe en plein milieu d'un cours de "je ne sais plus quoi".
- " ta mère sait cuisiner ? Parce que elle a fait un gros boudin"
Et tout le monde a rigolé.
Il y en a surement des pires, mais mon cerveau a dû faire le tri.
moi mon père m'avait dit lorsque j'ai eu un nouveau fauteuil de bureau avec des accoudoirs " tu es sûre de pouvoir sortir sans emmener le fauteuil avec toi?" c'était il y a plus de 10 an et j'y pense toujour en voyant ce fameux fauteuil...
Moi je déteste kan une mère dit à son enfant de me laisser la place ds le bus en disant "laisse la place à la dame elle est très enceinte c dure pour elle" jvis ca plusieurs fois par mois snif
Perso je préfère qu'on me pense enceinte (donc "baisable" au moins une fois), et qu'on ait une attention pour moi, plutôt qu'on me lance le regard "la pauvre, elle est énorme, personne voudra d'elle" que certains savent très bien lancer ;)
Soyons dans l'énorme...
Avant d'arriver au collège tout le monde même des gens que je ne connaissais pas du tout m'appelais Mamouth je pleurais toutes les nuits je n'en parlais à personne mais un jour ils sont passé du harcèlement a me frapper et me tirer les cheveux. Ma mère s'en ai rendu compte et m'a changé de classe et tout allais mieu.
Mais un jour le garçon que j'aimais depuis au moin 1 an m'a dit en l'apprenant ''Je pourrai jamais aimer un Mamouth comme toi!''
Je m'en suis remise. Mais ce qui me blesse le plus en ce moment c'est justement ma mère qui c'est inscrite a un programme pour maigrir et maintenant qu'elle a perdu 14 kilos elle me dit des choses comme ''Regarde je peux mettre un taille 40 maintenant tu devrai t'y mettre aussi'' ou ''T'es entrain de devenir énorme! Regarde comme je suis mince'' Elle se vente que tout le monde lui fait des compliments et me rabaisse en me disant que je suis grosse mais en même temps elle me sers des hamburgers surgelés alors qu'elle se prépare des petits plats allégés.
L'amour n'a pas de limites !
je suis ecoeurer en lisant les remarques blessantes de certains parents. Ces derniers sont la pour nous aider, pas pour nous enfoncer. Heureusement, je n'ai jamais eu ce problème avec mes parents.
Comme je me retrouve dans vos témoignages !
Je ne suis pas certaine de vouloir revenir sur une page qui a été très difficilement tournée, mais le collège et le lycée furent évidemment des calvaires insoutenables entrainant des sévices morales et parfois physiques que je m'infligeais comme pour me punir d'être ainsi, et des parents incompréhensifs qui me balancent des réflexions "pour mon bien", et qui soignent mes problèmes d'angoisses avec de grands verres d'eau dans la gueule.
Un seul sur qui j'ai pu compter, mon chéri, qui en a vécu des vertes et des pas mures à cause de moi, parce que j'étais en colère de cette vie de m....
Malgré ça, il m'a toujours comprise, soutenue et épaulée. Et sincèrement, sans lui, je ne sais pas où je serais aujourd'hui car quand je repense à cette période d'adolescence, j'en ai encore la gerbe. J'ai cru ne jamais en sortir, ne jamais arrêter de souffrir, maintenant j'ai du mal à me faire des relations amicales, car je crains les gens, leurs paroles et leurs regards, un mélange de peur et de haine envers le genre humain.
Oui, c'est dur, mais c'est ainsi, malgré le fait que la page soit tournée, il reste des cicatrices dont j'ai du mal à guérir...
Enfin, le temps vient à bout de beaucoup de choses, et c'est vrai que j'ai quand même fait du chemin depuis, alors je garde espoir qu'un jour tout ça ne me touche plus du tout...
J'aimerais que nos (anciens) bourreaux quotidiens puissent comprendre la portée des tortures psychologiques (pas que, d'ailleurs, dans certains cas) qu'ils nous faisaient subir. Mais pour ça il faudrait qu'ils le subissent à leur tour, des années durant, jusqu'à en devenir dingues. Mais je ne suis pas sûre de vouloir souhaiter ça à qui que ce soit.
Soyons dans l'énorme...
Oh tu sai pour les bouureaux moi j ai un truc. J ai beaucoup de bourreaux au collège c etait horrible pour moi et maintenant la vie se venge car j aime aller sur facebook et voir que maintenant ils ont des vies de merde.et qu ils sont seuls et.toutc pas gentil mais c est la monnaie de leur piece
Je préférerais plutôt savoir qu'ils sont enfin des gens bien, qui se préoccupent des autres, qui se battent contre les injustices, etc. Trop tard pour moi, certes, mais assez tôt pour qu'ils ne fassent pas encore plus de malheureux.
Soyons dans l'énorme...
Je préférerais plutôt savoir qu'ils sont enfin des gens bien, qui se préoccupent des autres, qui se battent contre les injustices, etc. Trop tard pour moi, certes, mais assez tôt pour qu'ils ne fassent pas encore plus de malheureux.



Je suis plutôt d'accord, même si je trouve que cette attitude est très très très difficile à adopter. Sur le moment, je ressens beaucoup plus de plaisir à me foutre d'eux comme ils ont pu le faire auparavant. Mais je sais que c'est mal, et ce sentiment de revanche ne dure pas. Car j'ai l'impression d'être à leur niveau, et c'est moche.
Bizarrement le collège pour moi c'est bien passé les gens s'en foutaient un peu de mon physique. Mon seul problème était le cours d'éducation physique c'était un vrai cauchemard pour moi. Le prof à même dit a ma mère que quand je serai plus vieille je ferai 150kilos et que je pourrai plus me déplacé et que ça se voyait que je n'avait jamais fais de sport de ma vie(j'ai fais 3ans de gymnastique et 2 ans de danse). Alors que lui même pendant que nous courrions s'empiffrai de pains au chocolat sur le banc.
L'amour n'a pas de limites !
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