Bonjour tout le monde,
Cela fait quelques temps que je vous lis et voilà aujourd'hui j'ai décidé de me lancer.
Au cours des dernières semaines, j'ai lu presque l'entièreté de ce post et j'y ai lu des horreurs. C'est épouvantable à quel point les gens peuvent être méchants et ce, gratuitement. La plupart du temps j'arrêtais parce que ça me rendait trop émotive.
Adolescente, j'étais en surpoids; je suis tombée en puberté très jeune et à côté des autres petites filles de mes classes, j'étais souvent "hors normes". Je suis Québécoise et je viens d'une petite ville où le sport est très important et très prisé. À l'école secondaire (13 à 17 ans), j'allais à une école publique où il y avait de la concentration arts/musique, mais où la majorité des gens étaient en concentration sport. J'ai donc passé la grande partie de mon secondaire dans des groupes composés majoritairement de joueurs de hockey et de basketball ainsi que de gymnastes. Dans les cours, ça allait. On était tous de bons étudiants et hormis quelques filles qui me regardaient un peu de haut, il n'y avait personne sur mon cas. Dans les cours de sport obligatoire, c'était un peu plus pénible, car n'ayant aucune habileté sportive, j'étais toujours laissée de côté et était considérée comme le « gros boulet » comme j’ai déjà entendu.
En-dehors de mes groupes, c’était moins drôle. On ricanait souvent sur mon passage en me pointant, des gars venaient me « draguer » avec leur ami( e)s pas loin derrière qui riaient, des gens m’ont dit avoir honte lorsqu’ils étaient avec moi, on m’a déjà dit : « Ah oui, tu as les pieds larges? Moi je dirais que tout chez toi est large! », etc. Ça brise une confiance en soit, surtout à un âge où on ferait tout pour être dans la masse et où on est si vulnérable. Contrairement à d’autres, j’ai heureusement eu la chance de toujours avoir le soutien de mes parents. À leurs yeux, je suis la plus belle fille sur terre (je n’ai pas de sœurs, pas de jalousie
).
Ce que j’ai vécu étant adolescente m’a blessé à vie. J’ai une relation amour/haine avec la nourriture; j’avais commencé des études universitaires en nutrition, mais j’ai changé de branche en me rendant compte que j’enfonçais en quelque sorte le couteau dans la plaie. Si un groupe d’hommes me regardent, automatiquement, dans ma tête, ils rient de moi. Si des filles me regardent, elles me jugent. De plus, je suis d’origine asiatique, ayant été adoptée. Devant d’autres asiatiques, j’ai souvent honte, car je me dis que contrairement à eux, je ne suis pas menue. Ce que je viens d’écrire, c’est ce que je ressens à chaque jour et ce, malgré qu’aujourd’hui, on me considère comme étant mince. Des excuses telles que « On était jeune, on ne pensait avant de parler. », je n’en ai rien à foutre. J’ai été adolescente aussi et je n’ai pourtant jamais rabaissé quelqu’un.
Je m’excuse pour le roman, mais j’avais besoin d’en parler. Depuis le temps que je vous lis, j’ai l’impression de vous connaître un peu
Vous êtes de magnifiques personnes, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur et ça, c’est ce qui devrait vraiment compter.
Cela fait quelques temps que je vous lis et voilà aujourd'hui j'ai décidé de me lancer.
Au cours des dernières semaines, j'ai lu presque l'entièreté de ce post et j'y ai lu des horreurs. C'est épouvantable à quel point les gens peuvent être méchants et ce, gratuitement. La plupart du temps j'arrêtais parce que ça me rendait trop émotive.
Adolescente, j'étais en surpoids; je suis tombée en puberté très jeune et à côté des autres petites filles de mes classes, j'étais souvent "hors normes". Je suis Québécoise et je viens d'une petite ville où le sport est très important et très prisé. À l'école secondaire (13 à 17 ans), j'allais à une école publique où il y avait de la concentration arts/musique, mais où la majorité des gens étaient en concentration sport. J'ai donc passé la grande partie de mon secondaire dans des groupes composés majoritairement de joueurs de hockey et de basketball ainsi que de gymnastes. Dans les cours, ça allait. On était tous de bons étudiants et hormis quelques filles qui me regardaient un peu de haut, il n'y avait personne sur mon cas. Dans les cours de sport obligatoire, c'était un peu plus pénible, car n'ayant aucune habileté sportive, j'étais toujours laissée de côté et était considérée comme le « gros boulet » comme j’ai déjà entendu.
En-dehors de mes groupes, c’était moins drôle. On ricanait souvent sur mon passage en me pointant, des gars venaient me « draguer » avec leur ami( e)s pas loin derrière qui riaient, des gens m’ont dit avoir honte lorsqu’ils étaient avec moi, on m’a déjà dit : « Ah oui, tu as les pieds larges? Moi je dirais que tout chez toi est large! », etc. Ça brise une confiance en soit, surtout à un âge où on ferait tout pour être dans la masse et où on est si vulnérable. Contrairement à d’autres, j’ai heureusement eu la chance de toujours avoir le soutien de mes parents. À leurs yeux, je suis la plus belle fille sur terre (je n’ai pas de sœurs, pas de jalousie
Ce que j’ai vécu étant adolescente m’a blessé à vie. J’ai une relation amour/haine avec la nourriture; j’avais commencé des études universitaires en nutrition, mais j’ai changé de branche en me rendant compte que j’enfonçais en quelque sorte le couteau dans la plaie. Si un groupe d’hommes me regardent, automatiquement, dans ma tête, ils rient de moi. Si des filles me regardent, elles me jugent. De plus, je suis d’origine asiatique, ayant été adoptée. Devant d’autres asiatiques, j’ai souvent honte, car je me dis que contrairement à eux, je ne suis pas menue. Ce que je viens d’écrire, c’est ce que je ressens à chaque jour et ce, malgré qu’aujourd’hui, on me considère comme étant mince. Des excuses telles que « On était jeune, on ne pensait avant de parler. », je n’en ai rien à foutre. J’ai été adolescente aussi et je n’ai pourtant jamais rabaissé quelqu’un.
Je m’excuse pour le roman, mais j’avais besoin d’en parler. Depuis le temps que je vous lis, j’ai l’impression de vous connaître un peu
