Ah d'accord, là en effet c'est différent ( et c'est aussi valable si le père est au foyer)apocalypseplease a écrit :Je parlais des tâches ménagères quand la femme est au foyer...
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Evidemment
How can we win when fools can be kings....
Je suis au foyer, je vais donc répondre à la questionJustdontknow a écrit : - je ne comprends pas comment on peut choisir de ne pas avoir d'autonomie financière. Cela m'angoisserait: pour celles qui ont fait ce choix, je veux bien qu'elles m'expliquent comment elles dépassent cela.
Pour ma part il suffit de considérer que je n'ai pas de formation valable sur le marché du travail (une licence de mathématiques), et que lorsque j'étais seule je vivotais en faisant un peu d'interim en manutention, ou encore caissière ou serveuse en boulangerie. Le temps qu'on avait besoin de moi.
L'autonomie financière je ne l'ai jamais donc vraiment eue. Quand j'ai quitté le giron de mes parents, j'achetais très peu (pas assez âgée pour avoir le RSA et gagnant des clopinettes), et je ne me suis bien sûr jamais payé un voyage ou une voiture.
Je n'ai donc eu à renoncer à rien pour rester au foyer, mais j'ai dans un coin de tête l'idée que je pourrai trouver un épanouissement personnel (qu'il soit professionnel ou non) lorsque la petite enfance de mes enfants sera passée.
Je ne sais pas si beaucoup de femmes ayant démarré une carrière qui leur plaît se disent qu'elles vont arrêter au delà d'un congé parental pour s'occuper uniquement du foyer.
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
Mmmmm ... moi c'est le contraire.Justdontknow a écrit :J'entends souvent cela, sur le fait que l'on jugerait de façon négative les femmes qui choisissent d'être au foyer.
Je ne le pense sincèrement pas. Je trouve cela admirable, et j'en serais incapable.
Je suis entouré de très peu de femmes au foyer, et quand j'ai pris deux fois 6 mois de congé parental j'avais droit sans cesse à des "Tu ne t'ennuies pas trop ? Pas ras le bol de ne pas avoir de vie sociale ? De ne pas parler à des adultes ? Glander toute la journée le nez dans le caca c'est pas trop dur ?" que ce soit de la part des hommes ou des femmes.
J'avais l'impression que les gens considéraient que je prenais ce temps avec mon bébé par obligation et pas par envie. J'ai rencontré beaucoup d'incompréhension. J'étais hyper rétro et réac d'avoir envie de pouponner plutôt que de me faire exloiter par mon patron.
Mais franchement, Ã choisir entre les deux ...
Après quand ça fonctionne dans ton couple et que ton conjoint ne considère pas que, parce que tu ne travailles pas, tu es inférieure ou tu "dépend" de lui, ça se passe bien. Pour moi ça a été le cas.
Quand n°3 sera là s'il arrive, on a déjà décidé avec son père que c'est lui qui prendrait un congé parental quelques mois. Il en a envie et moi plus envie car déjà expérimenté deux fois. Et je n'ai aps envie de le priver de ces moments.
Et pendant ce laps de temps si je suis seule à faire bouillir la marmite, je ne vais pas considérer qu'il m'est soumis et qu'il n'est pas automone. Même si c'est avec mon salaire qu'il ira s'acheter des slips, des magazines ou n'importe quelle autre chose qu'il achetait avant sans que ça me regarde.
Pourquoi serait-ce différent dans l'autre sens ?
Que ce soit un homme ou une femme qui est au foyer, du moment que c'est un choix de couple partagé, où est le problème et qui celà regarde-t-il hors du foyer ?
je suis femme au foyer, depuis 20 ans, je ne suis ni mieux, ni moins bien qu'une maman travaillant à l'extérieur et je suis toujours une femme.
Pour moi, ce qui aurait été difficile c'est de travailler en extérieur en plus du travail de maman, c'est la raison pour laquelle j'ai choisi, réellement, j'avais un bon boulot, bien payé, situation stable et je n'avais pas du tout été conditionnée par mon éducation à le faire.
Pourtant des remarques de féministes j'en ai eu, certaines font partie de ma famille proche.
Donc oui, je pense qu'il n'y a pas toujours de la comprehension d un réel choix chez certaines personnes qui se disent féministes, maintenant je n'en fais pas une généralité pour ne pas avoir fréquenté toutes les féministes de la terre. Pour autant, pour moi on est pas obligés de tout comprendre ce qui ne nous ressemble pas.
M enfin, récemment l'une d'elle m'a dit, "je dois reconnaitre que je m étais trompée, tu t'es épanouie dans ce role", comme quoi tout arrive.
Je n'ai jamais porté de jugement par ma condition sur les mamans qui travaillaient en extérieur, c'est leur histoire et c'est à elles de construire leur histoire familiale.
Etre mere au foyer est quelque chose qui m'a énormément convenu, qui a aussi convenu a ma famille par conséquent puisque je me suis épanoui dans ce role.
Mes enfants sont grands, je pourrais retravailler, mais je n'en ai pas envie, car j'ai trouvé un équilibre en m investissant aussi dans des activités bénévoles. Je voudrais d'ailleurs préciser que ce role, qui n'a pas de valeur financiere, est important pour moi mais qui est source de grande richesse humaine. J'ai le temps de parler a certaines personnes agées dans mon quartier, de leur proposer une écoute, un coup de main, et j'avoue qui j'y prends bien du plaisir.
Ensuite, très honnetement, les raisons qui poussent une mère ou un pere a rester au foyer les regardent eux et je ne suis pas sure qu il faille obligatoirement trouver une raison.
Je ne me sens absolument pas dépendante de mon mari financièrement, il effectue un travail qui est payé et il met a disposition cet argent pour le bien de la famille et j effectue un autre travail, qui s'il n'est pas rénuméré a tout autant de valeur.
Mon mari n'a jamais eu envie de mon role et au nom de l égalité j'aurais trouvé bien dommage qu'il se force, comme je n'avais pas envie de son role à lui, notre famille a son équilibre et je crois que c'est le principal, vraiment.
Mais ma passion pour les relations humaines a plus pu s'epanouir dans la vie que j'ai mené, qu'avant dans mon travail en extérieur, donc il n y a rien d'admirable, c'est un choix égoiste à la base. J'ai beaucoup aimé avoir le temps de faire les choses tranquillement, mais j'ai une nature qui s'accorde facilement à cela.
Des soucis, j'en ai eu, comme tout parent, ils n'étaient pas spécialement liés à ma condition.
Mes fils n ont absolument pas une vision machiste de la femme, de son role etc,, leur pere a toujours valorisé mon travail, n'a jamais dit "c'est moi qui ramene l argent alors, tu te tais, ou ce genre de choses."
Mon fils ainé envisage, malgré le fait qu'il aura un métier passionnant et bien payé, de rester au foyer, sa chérie se projetant plutot dans un système de mère travaillant à l'extérieur.
Donc, je crois qu'il n'y a rien à expliquer, en dehors d'un choix uniquement financier, on le fait si on en a envie, en se détachant su regard de certains.
Pour moi, ce qui aurait été difficile c'est de travailler en extérieur en plus du travail de maman, c'est la raison pour laquelle j'ai choisi, réellement, j'avais un bon boulot, bien payé, situation stable et je n'avais pas du tout été conditionnée par mon éducation à le faire.
Pourtant des remarques de féministes j'en ai eu, certaines font partie de ma famille proche.
Donc oui, je pense qu'il n'y a pas toujours de la comprehension d un réel choix chez certaines personnes qui se disent féministes, maintenant je n'en fais pas une généralité pour ne pas avoir fréquenté toutes les féministes de la terre. Pour autant, pour moi on est pas obligés de tout comprendre ce qui ne nous ressemble pas.
M enfin, récemment l'une d'elle m'a dit, "je dois reconnaitre que je m étais trompée, tu t'es épanouie dans ce role", comme quoi tout arrive.
Je n'ai jamais porté de jugement par ma condition sur les mamans qui travaillaient en extérieur, c'est leur histoire et c'est à elles de construire leur histoire familiale.
Etre mere au foyer est quelque chose qui m'a énormément convenu, qui a aussi convenu a ma famille par conséquent puisque je me suis épanoui dans ce role.
Mes enfants sont grands, je pourrais retravailler, mais je n'en ai pas envie, car j'ai trouvé un équilibre en m investissant aussi dans des activités bénévoles. Je voudrais d'ailleurs préciser que ce role, qui n'a pas de valeur financiere, est important pour moi mais qui est source de grande richesse humaine. J'ai le temps de parler a certaines personnes agées dans mon quartier, de leur proposer une écoute, un coup de main, et j'avoue qui j'y prends bien du plaisir.
Ensuite, très honnetement, les raisons qui poussent une mère ou un pere a rester au foyer les regardent eux et je ne suis pas sure qu il faille obligatoirement trouver une raison.
Je ne me sens absolument pas dépendante de mon mari financièrement, il effectue un travail qui est payé et il met a disposition cet argent pour le bien de la famille et j effectue un autre travail, qui s'il n'est pas rénuméré a tout autant de valeur.
Mon mari n'a jamais eu envie de mon role et au nom de l égalité j'aurais trouvé bien dommage qu'il se force, comme je n'avais pas envie de son role à lui, notre famille a son équilibre et je crois que c'est le principal, vraiment.
Mais ma passion pour les relations humaines a plus pu s'epanouir dans la vie que j'ai mené, qu'avant dans mon travail en extérieur, donc il n y a rien d'admirable, c'est un choix égoiste à la base. J'ai beaucoup aimé avoir le temps de faire les choses tranquillement, mais j'ai une nature qui s'accorde facilement à cela.
Des soucis, j'en ai eu, comme tout parent, ils n'étaient pas spécialement liés à ma condition.
Mes fils n ont absolument pas une vision machiste de la femme, de son role etc,, leur pere a toujours valorisé mon travail, n'a jamais dit "c'est moi qui ramene l argent alors, tu te tais, ou ce genre de choses."
Mon fils ainé envisage, malgré le fait qu'il aura un métier passionnant et bien payé, de rester au foyer, sa chérie se projetant plutot dans un système de mère travaillant à l'extérieur.
Donc, je crois qu'il n'y a rien à expliquer, en dehors d'un choix uniquement financier, on le fait si on en a envie, en se détachant su regard de certains.
Ca ne va pas poser un problème pour la retraite ?
forcément être à la maison ne suppose pas que des avantages (sacrifice parfois financier et pas de cotisation pour la retraite ) mais je pense que les gens qui font ce choix en ont conscience...
How can we win when fools can be kings....
Dans le dernier fascicule que j'ai reçu de verbaudet j'ai apprécié particulièrement le jogging pour filles marqué "University" sur la poitrine ainsi que...sur les fesses.
Avec un petit noeud.
http://www.vertbaudet.fr/pantalon-de-sp ... r=6450&t=6
Curieuse de voir un jogging pour garçon avec un imprimé sur les fesses...Si ça n'est pas pour attirer le regard en mode sexy -_-
Avec un petit noeud.
http://www.vertbaudet.fr/pantalon-de-sp ... r=6450&t=6
Curieuse de voir un jogging pour garçon avec un imprimé sur les fesses...Si ça n'est pas pour attirer le regard en mode sexy -_-
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
Saralou, les vraies féministes mainstream revendiquent le droit au respect des femmes au foyer ( j'ai signé moult pétitions dans ce sens) et Okapi, le double standard dans la sexualisation est acquis hélas...
Thestral.
j aurai le premier pilier, environ 1400 euros plus, mon mari aura la sienne qui sera beaucoup plus elevee et qui arrivera avant la mienne etant donne qu il est un peu plus age.
En cas de deces, il est tres bien assure egalement et s il devait me quitter, il devrait me verser la moitie de sa retraite et du coup additionnee a la mienne, cela devrait jouer.
Mais quand j ai fait ce choix, on en a pas parle, j avoue, je ne me suis pas pose beaucoup de questions, j ai pas pense retraite, cela me paraissait tellement loin.
J ai toujours eu foi en ma capacite a rebondir, a tort ou a raison d ailleurs.
j aurai le premier pilier, environ 1400 euros plus, mon mari aura la sienne qui sera beaucoup plus elevee et qui arrivera avant la mienne etant donne qu il est un peu plus age.
En cas de deces, il est tres bien assure egalement et s il devait me quitter, il devrait me verser la moitie de sa retraite et du coup additionnee a la mienne, cela devrait jouer.
Mais quand j ai fait ce choix, on en a pas parle, j avoue, je ne me suis pas pose beaucoup de questions, j ai pas pense retraite, cela me paraissait tellement loin.
J ai toujours eu foi en ma capacite a rebondir, a tort ou a raison d ailleurs.
Je suis absolument d accord avec le fait que certaines se disent feministes mais ne le sont pas.LovelyLexy a écrit :Saralou, les vraies féministes mainstream revendiquent le droit au respect des femmes au foyer ( j'ai signé moult pétitions dans ce sens) et Okapi, le double standard dans la sexualisation est acquis hélas...
je me considere d ailleurs comme feministe
Saralou tu as bien de la chance d'avoir droit à une retraite (enfin, ça me paraît normal, à moi^^) mais en France, ça ne marche pas comme ça. Si tu es femme au foyer, tu ne cotises pas et donc tu n'as droit à rien (à moins que tu sois mariée et encore, il me semble que c'est des clopinettes)
SI je me trompe, dites le moi les filles...
SI je me trompe, dites le moi les filles...
Il y a 10 types de personnes.
- Celles qui comprennent le binaire
- Et les autres.
- Celles qui comprennent le binaire
- Et les autres.
BonsoirOkapi a écrit : Pour ma part il suffit de considérer que je n'ai pas de formation valable sur le marché du travail (une licence de mathématiques), et que lorsque j'étais seule je vivotais en faisant un peu d'interim en manutention, ou encore caissière ou serveuse en boulangerie. Le temps qu'on avait besoin de moi.
Question conne @ Okapi : avec ta licence de maths (maths pures ou maths apps ? J'ai fait maths apps !) tu n'as pas de formation valable ??? Y'a rien en banque ou assurance pour des postes dans la gestion du risque par exemple ?
Désolé de ce HS mais ça m'interpelle !
Pas de soucifrancois94 a écrit : Bonsoir
Question conne @ Okapi : avec ta licence de maths (maths pures ou maths apps ? J'ai fait maths apps !) tu n'as pas de formation valable ??? Y'a rien en banque ou assurance pour des postes dans la gestion du risque par exemple ?
Désolé de ce HS mais ça m'interpelle !
Pour ma part c'était maths pures, et pour tout dire tout ce qui était application et même simplement analyse n'était pas mon truc. J'étais bien plus intéressée par l'algèbre, la topologie, tout ce qui parlait de structures, les différentes distances, les histoires de convergence, et bref ce qu'on pouvait trouver de plus abstrait.
Donc, non, à part si j'avais poussé jusqu'à devenir enseignante, ça ne m'aurait menée à rien, même en poursuivant jusqu'au master.
Et là , je suis juste bonne à donner ponctuellement des cours de soutien scolaire au collège et lycée.
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
J'avais oublié que Saralou était en Suisse, du coup quand j'ai vu 1400€ j'ai fait quelque chose comme ça :Yuutsu a écrit :Saralou tu as bien de la chance d'avoir droit à une retraite (enfin, ça me paraît normal, à moi^^) mais en France, ça ne marche pas comme ça. Si tu es femme au foyer, tu ne cotises pas et donc tu n'as droit à rien (à moins que tu sois mariée et encore, il me semble que c'est des clopinettes)
SI je me trompe, dites le moi les filles...
Parce qu'effectivement il me semble bien qu'en France on n'a le droit à que dalle ! Enfin si, sûrement le minimum vieillesse mais ça doit être loin de 1400€.
D'ailleurs c'est un gros problème par exemple pour les femmes d'agriculteurs ou d'artisans qui ont travaillé toute leur vie avec eux sans être salariée officiellement, elle n'ont le droit à rien...
Ça me fait penser au cas de ma grand-mère, elle a été mère au foyer pendant très longtemps (elle a eu mon père à 19 ans) puis elle a divorcé de mon grand-père : panique ! Elle a bossé comme vendeuse de 43 à 73 ans pour avoir le droit à quelque chose. Et encore elle a eu du bol que mon grand-père était à l'aise financièrement, elle en a largement bénéficié au moment de la séparation des biens.
Sinon, effectivement comme le dit LovelyLexy, le féminisme n'est pas censé condamner les femmes aux foyer du moment que c'est un choix. Mais c'est parfois difficile de faire la part des choses, tant on sait que le choix est largement orienté par les stéréotypes, mais aussi par la réalité financière qui est qu'une femme gagne souvent moins que son mari, donc quand il y a un salaire à sacrifier la question est vite réglée. Je pense aussi que pas mal de féministes "en veulent" aux femmes qui s'arrêtent de travailler parce qu'elles considèrent en quelque sorte que ces femmes contribuent à alimenter les inégalités : elles apportent de l'eau au moulin des employeurs qui considèrent qu'une femme va forcément faire des gosses/prendre un congé parental etc, et donc qu'il est légitime de ne pas les embaucher ou de moins les payer.
Je rentre pas dans le moule, il est trop petit !
