HODA BARAKAT Les illuminés :
Présentation de l'éditeur :
Un homme et une femme sont rendus par l'amour fou à leur condition humaine originelle, au-delà de toute identité, comme s'ils aspiraient l'un et l'autre à réaliser le vieil idéal hermaphrodite. Nous ne connaîtrons jamais leurs noms, mais nous apprendrons peu à peu qu'il est chrétien de la montagne et, elle, musulmane citadine, et leur amour - en ces temps de guerre civile - les rejette hors de leurs communautés respectives. L'homme sombre dans une folie qui brouille les frontières entre le réel et l'imaginaire...
Dans ce roman poétique et passionné, la guerre civile libanaise est surtout prétexte à explorer les zones troubles, interdites, enfouies dans les profondeurs de l'être, là où l'amour côtoie la folie et la mort.
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Ce bouqin est un labyrinthe dont on n'arrive pas à sortir, car tout se mélange.
Ca s'ouvre avec le gars perdu dans la montagne et on suppose qu'il vient de tuer sa dulcinée.
Puis d'un coup, vraiment sans aucune transition, on passe à sa vie dans ce qui semble être un asile (faisant office de couvent) sauf qu'on ne sait pas comment il y a atteri & on nous brosse le portrait de sa famille mais d'un manière distanciée sauf avec Asma qui est a priori sa soeur, mais est ce que c'est sa soeur ou son grand Amour?!?! Aucune idée.
Les passages sur sa vie d'aliéné montrent des conditions de vie atroces pour ces personnes au Liban mais en même temps quand on voit dans nos sociétés occidentales comment on traite ce genre de pathologie, nous n'avons pas non plus de quoi être super fiers non plus ...
Et, ils laissent supposer que les fous ne sont pas si fous que ça et que les sains d'esprit ne le sont peut-être pas tant que ça ...
Puis, on passe aux chapitres sur l'histoire d'Amour proprement dîtes. Au départ, c'est tout "choupinet". Mais, par la suite, ça dégénère car l'homme se pose trop de questions et doute de l'amour de "sa femme". Il va finir par devenir violent et elle va essayé de s'enfuir à plusieurs reprise avec une réelle volonté de larguer les amarres pour de bon lors de sa dernière tentative.
Au travers de ses chapitres, l'auteur brosse un portrait de la femme Libanaise soumise et prise dans le carcan d'un société rigoriste ne leur laissant que peu de liberté & si jamais elles s'émancipent, elles sont considérer comme des filles de mauvaise vie.
Ca reprend en fait ce que j'avais déjà compris au travers du roman d'Hyam Yared (Cf précédemment), qui est Libanaise elle aussi, et qui faisait bien la dicothomie entre son héroïne et sa meilleure amie, dont l'une était très stricte et l'autre très libérée.
Par contre, cette romance est dur à suivre et cerner puisque par moments on a l'impression que la demoiselle aimée est un homme et à d'autres, on a une impression inverse puisqu'on se demande si le type n'est pas une femme d'où cette histoire d'hermaphrodite ou cette sensation que leurs deux corps ne font plus qu'un.
Et pour finir, certaines pages traitent du sujet de la difficile cohabitation entre les différentes communautés et comment déjà à l'échelle d'un village à un autre, il peut y avoir de fortes tensions voire des conflits pouvant finir très mal.
D'ailleurs, l'écrivain n'explicite pas non plus finalement si l'amoureux a été mis dans une institution au motif du meurtre de sa bien-aimée, du fait qu'il a fait la guerre et du traumatisme engendré par celle-ci, de son rapt par des "ennemis" de son village et des tortures qu'il aurait subi lors de cette expérience douloureuse.
Nous ne connaîtrons pas non plus les noms des deux protagonistes principaux non plus puisque la narratrice a jugé bon de ne réveler que le nom de Asma (Soeur du Monsieur) et de Jaber (l'ami "frappadingue" du Monsieur).
Certes, ça en fait un livre intéressant du fait de ce que l'auteure veut dénoncer au travers de ce livre et a priori de sa révolte en tant que femme dans une société si patriarcale sauf qu'à force de s'amuser à perdre le lecteur, on finit par le perdre défénitivement comme moi.
Ce livre finit donc par être non seulement lassant mais également très agaçant!
Au fait, si vous vouliez le savoir, Les Illuminés, ce sont apparemment les amoureux maudits au Liban.
V'là v'lÃ
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Toujours sur le GUÉPARD (et oui ma bonne Dame, ça se lit pas comme ça ce genre de bouqin surtout que j'ai toujours eu du mal avec les descriptions interminables... ) et j'attaque ça (nd: enfin j'ai déjà attaqué mais bon on s'en fout ...) :
Peter Szendy (Auteur) Sur écoute : Esthétique de l'espionnagePrésentation de l'éditeur :
L'actualité politique, nationale et internationale, ne cesse d'apporter son lot d'affaires et de scandales liés à ce qu'on appelle des écoutes : celles de l'Elysée, celles qui ont touché l'Onu au plus haut niveau... D'où vient cette surenchère de et dans l'écoute, d'où nous arrive cette surécoute généralisée ? C'est ce qu'il s'agit d'analyser ici, en suivant d'abord le cours d'une longue histoire des taupes : depuis la Bible jusqu'au récent réseau d'espionnage nommé " Echelon ", en passant par les projets " panacoustiques " de Jeremy Bentham au XVIIIe siècle. Mais, parallèlement à cette archéologie de la surveillance auditive, il y a aussi sa représentation, sa mise en scène dans des œuvres : tels opéras de Mozart, tels films de Hitchcock, de Fritz Lang ou de Coppola... Les " grandes oreilles " des taupes y sont réfléchies ; comme dans Le terrier de Kafka, elles s'y retrouvent, à leur tour, sur écoute.