Récemment :
Hyam Yared L'armoire des ombres
Présentation de l'éditeur :
L'armoire des ombres. Beyrouth au moment des manifestations de 2005. Une comédienne se présente à un casting. L'accueil est étrange : dès son arrivée, l'ouvreuse lui demande de laisser son ombre au vestiaire. Le metteur en scène veut que l'actrice soit dépouillée de tout pour mieux s'emparer du rôle. Comme elle a un farouche besoin de gagner sa vie - le loyer que lui réclame sa propriétaire et l'éducation de son fils - elle accepte le bout d'essai. Quand elle revient au théâtre après avoir décroché le rôle, le metteur en scène s'est envolé, et il n'y a pas de scénario. Pour tout décor une armoire, dans laquelle elle découvre... des ombres soigneusement pliées. Devant un public de plus en plus nombreux, elle déploie les ombres, improvisant à partir de chacune d'elles : elle est Greta la prostituée, Mona la réprouvée... tout en se révoltant contre sa mère, une femme désespérément conventionnelle. Alors qu'elle finit par se fondre jusqu'au vertige dans ses multiples identités, la comédienne dresse le tableau saisissant d'une société libanaise où les individus n'ont pas de place, et moins encore les femmes. Personne ne parvient à exercer son libre-arbitre, si fortes sont les pressions : même les manifestants exigent des passants une adhésion aveugle à leur cause... Poète, Hyam Yared écrit un premier roman singulier qui capte à merveille le surréel et l'étrangeté du quotidien tout en livrant une vision du monde subversive et violente. Car son livre interroge avec clairvoyance une société cadenassée par le poids de l'histoire et des traditions, où toute tentative d'émancipation se paie au prix fort.
-> C'est vraiment très bien car ça met en relief la place des femmes dans la société Libanaise tout en nous invitant à mieux comprendre la psychologie féminine. Alors, certes, les passages sont ingéaux mais certains sont du pur bonheur! Le livre peut également s'avérer déconcertant de par ses alternances entre le roman et la poésie puisque qu'à la base Hyam est poétesse et non romancière.
August Strindberg / Carl-Gustaf Bjurström InfernoQuatrième de couverture :
"Tout ce que je touche me fait mal, et, enragé des supplices que je veux attribuer à des puissances inconnues qui me persécutent et entravent mes efforts depuis tant d'années, j'évite les hommes, néglige les réunions, décommande les invitations, et éloigne les amis. Il se fait autour de moi du silence et de la solitude : c'est le calme du désert, solennel, horrible, où par bravade je provoque l'inconnu, luttant corps à corps, âme à âme. Je me sens sublime, flottant sur la surface de quelque mer : j'ai levé l'ancre et je n'ai nulle voilure."
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Je poursuis ma plongée au coeur des écrivains "scandinaves". Celui-ci s'est avéré être indigeste dès les premières pages et il a fallu que je m'accroche, mais à la base le Monsieur est scientifique ce qui peut expliquer un style assez lourd et pataud.
Les quelques rectification amenées par Bjustrom n'y changent rien! Et à ce sujet, on peut se demander en quoi celui-ci était autorisé à indiquer ce qu'avait voulu dire Strindberg puisque celui-ci avait écrit Inferno en Français, car il était bilingue!
Néanmoins, certains passages sont exceptionnels. J'en ressors donc toujours avec la même sensation vis-à vis de nos amis nordiques c'est à dire qu'ils écrivent des passages magnifiques dans leurs livre mais sans être capable de le faire au niveau d'un livre entier du moins pour le moment et à mon stade de découverte desdits auteurs !
Jack Ketchum (Auteur) / Benoît Domis (Traduction) Morte SaisonPrésentation de l'éditeur :
Pendant la saison, il y a les touristes. Hors saison, il n'y a que les habitants, et des visiteurs comme Caria. Elle s'apprête à passer des vacances studieuses, mais elle doit d'abord nettoyer la maison et accueillir quelques amis. A proximité, une famille de barbares rôde dans les bois, les surveille et attend d'assouvir sa faim contre nature... En quelques heures, des hommes et femmes sophistiqués découvriront que la civilisation n'est qu'à un tout petit pas de la sauvagerie.
Biographie de l'auteur :
Jack KETCHUM, né en 1946, est considéré comme l'un des plus importants auteurs américains vivants. Derrière ce pseudonyme (emprunté à un hors-la-loi américain qui finit pendu) se cache un écrivain qui fut le secrétaire de Henry Miller. Son premier roman, Morte Saison, incita la revue Village Voice à réclamer publiquement la condamnation de son éditeur pour "violente pornographie" (sic). Ketchum a depuis publié onze romans et pas moins de trois films viennent tout juste d'être tirés de ses œuvres, dont Une fille comme les autres.
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Ouch'! Ca n'est pas de la grande littérature mais il faut reconnaitre que cet auteur a tout de même du style pour vous tenir en haleine et vous happer complètement avec cette histoire horrifique tirée d'un fait divers historique.
Et puis, il nous livre là la version non expurgée de son bouquin car l'éditeur à l'époque de la première parution lui avait fait refondre le bouquin afin que celui-ci soit plus présentable et surtout moins réaliste notamment au niveau de la fin.
C'est du tout bon!
Francine Prose (Auteur) / Céline Schwaller (Traduction) Un homme changé Présentation de l'éditeur :
Un après-midi à Manhattan, Vincent, un jeune néonazi, entre dans les locaux d'une fondation de défense des droits de l'homme fondée par Meyer Maslow, un survivant de l'Holocauste. Il annonce qu'après avoir lu les livres de Maslow, il veut changer radicalement, lui qui est couvert de tatouages nazis proclame qu'il a pour mission de sauver des types comme lui pour les empêcher de devenir des types comme lui. En changeant progressivement pour atteindre ses objectifs, Vincent change aussi ceux qui l'entourent : Maslow qui a peur que l'héroïsme ne devienne un travail de bureau ; Bonnie, chargée de lever des fonds, divorcée et mère seule, dévouée à la croisade de Maslow ; et Danny, l'adolescent qui ouvre les yeux sur le monde. L'humour noir illumine et met à nu ce qui demeure invisible à notre culture consommatrice, droguée et manipulée par les médias. Un homme changé pose des questions essentielles : qu'est-ce qui fait la valeur d'une vie ? Est-il possible de changer ? Qu'est-ce que signifie être humain ? L'effrayante intelligence, l'esprit et l'humanité de ce roman font de Francine Prose un auteur majeur.
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Ca part très bien et très vite.
On se dit que ça va être du tout bon et puis on finit par déchanter tellement c'est lourd & rébarbatif. Et des descriptions à longueur de pages à n'en plus finir sur des détails infinitésimaux! En veux-tu, en voilà !
Au travers de celles-ci, on finit même par découvrir certains des préjugés de l'écrivain alors que cette même personne voulait nous faire une leçon de morale au travers de son bouquin!
Et oui, vous savez ce que c'est les donneurs de leçons vous ordonnent des choses mais en réalité ils pensent plutôt dans leur for intérieur : "Faîtes ce que je dis pas ce que je fais! Non mais!"!
Le moment paroxysmal arrive au trois quart du livre et ne dure que 50 pages! Il s'agit du moment où Vincent éclate la gueule à son cousin Raymond! Et puis ça retombe comme un soufflé au fromage sorti du four!
Mais, la cerise sur le gâteau reste l'interview dans D-Side où l'auteure explique qu'elle n'a pas voulu regarder American History X car on lui avait auparavant signalé la scène où Edward Norton brise la machoire d'un mec et que c'était trop violent pour Madame! Or, elle fait faire exactement la même chose à un des personnages centraux du bouquin?!?! C'est peut-être même pire puisque dans le bouquin le gars finit par avoir la gueule en bouillie ce qui n'est pas le cas dans le film sus-cité.
Je pensais que ca serait plus un polar mais en réalité c'est plus une histoire d'Amour sous couvert du passé trouble d'un des protagonistes ce qui peut expliquer au final ma déception!
Néanmoins, je le déconseille fortement tout de même! Tout ce barratin pour arriver à "ça"?!?!
Jean-Luc Lagarce Juste la fin du monde Après de longues années d'absence, Louis, un homme jeune encore, rend visite à sa famille, composée d'une mère, d'une soeur, d'un frère qui pendant son absence s'est marié, a eu deux garçons. Louis est venu dire quelque chose d'important, qu'il ne dira pas. Tout au moins à sa parenté, mais qu'il confiera aux spectateurs : il va mourir. Peut-être, quand commence la pièce, est-il déjà mort ? Alors ce serait son fantôme qui viendrait raconter ce moment essentiel dans ce que fut sa vie, en évoquer les protagonistes...
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Bah je ne sais pas trop quoi en penser. C'est vrai qu'il brosse un portrait très crédible des gens qui se savent mourrant à plus ou moins long terme.
Après, ça a plus avoir avec les rapports familiaux très complexes et ça me parle moins surtout que l'auteur se garde bien de tout nous révéler sur le passé de cette famille.
C'est trop particulier au niveau de l'écriture pour que je donne un avis dans un sens ou un autre!
Robert Silverberg (Auteur), Bruno Martin (Traduction), Pierre-Paul Durastanti (Traduction) L'homme programmé Présentation de l'éditeur :
Paul Macy sort juste du Centre de réhabilitation. Bien sûr, il est encore un peu perturbé, mais très bientôt, sa vie reprendra son cours normal. Un nouvel appartement, un nouveau travail l'attendent, et il ne lui faudra pas longtemps avant de se faire de nouveaux amis. Paul habite l'ancien corps de Nat Hamlin, un sculpteur de génie, mais aussi un violeur en série de la pire espèce. La personnalité, les souvenirs d'Hamlin ont été effacés de manière définitive pour faire place au passé créé de toutes pièces de Macy. La société peut désormais dormir sur ses deux oreilles. Mais quelle est donc cette voix que Paul entend de plus en plus souvent à l'intérieur de son crâne ?
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C'était bien sympathique cette histoire de partage d'un corps et du combat résultant entre les deux entités!
Un conseil : Faîtes attention aux PES le jour où vous sortirez du même centre de réhab'!
En plus, ça faisait un moment que je n'avais pas lu un bouquin de SF & ça m'a redonné envie d'en lire! Et en ce moment, je lis deux chef-d'oeuvres absolus (nd: Je n'ai lu que les 50 premières pages pour le premier et les 100 premières pour le second mais ça m'a suffit pour savoir que j'allais me régaler!) que je n'avais pas encore lu (Shame on me!) :
Gioacchino Lanza Tomasi (Postface), Giuseppe Tomasi di Lampedusa (Auteur), Jean-Paul Manganaro (Traduction) Le Guépard Présentation de l'éditeur :
En 1860, une aristocratie décadente et appauvrie, sourde aux bouleversements du monde, règne encore sur la Sicile. Mais le débarquement des troupes de Garibaldi amorce le renversement d'un ordre social séculaire. Conscient de la menace qui pèse sur les siens, le prince de Salina se résigne à accepter l'union de son neveu Tancrède avec la belle Angélique, fille d'un parvenu. Ultime concession qui signe la défaite du Guépard, le blason des Salina...
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Gustav Meyrink (Auteur), Jean-Pierre Lefebvre Le Golem Présentation de l'éditeur :
1915. Tandis que la Première Guerre mondiale ensanglante l'Europe, un auteur quasiment inconnu publie son premier roman, qui connaît un succès foudroyant. Placé sous le signe du Golem, cette créature d'argile façonnée jadis par un rabbin, et qui revient hanter la ville tous les trente-trois ans, le livre ressuscite la Prague du tournant du siècle : Prague et son ghetto, rasé quelques années avant la guerre par des autorités soucieuses d' " assainissement ". Dans ses rues tortueuses où sont tapis des êtres fantastiques, dévorés par la passion et la haine, des crimes se commettent, tandis que les couples dansent dans des cabarets sordides. La folie sourd des vieilles pierres... elle poisse les songes et les souvenirs, elle sème sous les pas des passants des arcanes indéchiffrables. jusqu'où le narrateur ira-t-il pour se libérer de son emprise et connaître enfin son destin ?