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Mathilde76 a écrit :Me donner son adresse et son num de tel au boulot c'est pareil ça se fait, c'est pas juste histoire de le fliquer...

Enfin y'a plein de choses là dedans, je sais plus trop sur quel pied danser, mais je m'affirme quand même un peu, plus qu'avant...
Je crois que c'est parce qu'il te ment et qu'il a la trouille que tu découvres des choses qu'il crie au flicage. Quand on est en paix avec sa conscience on n'est pas horrifié par la demande d'un numéro où nous joindre au boulot.
Il a peur que tu le fliques parce qu'il a peur de ce qu'il pourrait découvrir.

Sinon, je mentais à mes parents sur les devoirs, je pense avoir menti au début à mon compagnon quand j'étais complètement à la ramasse et en pleine inertie (et pleins TCAs, ce qui me faisait aussi cacher des choses).
Depuis que je suis maman je suis devenue bien plus confiante et responsable, et je pense également de plus en plus sûre de moi et affirmée.

Du coup je l'affirme : on peut changer, et heureusement.
Mais il y a du boulot pour lui, à faire sur lui, et je comprends que tu sois épuisée. Est-il prêt à essayer de mener une vie normale et sortir de son cercle vicieux ?

Pas pour te prouver des choses à toi, pas par fierté, mais pour lui et aussi pour toi, pour que vous puissiez vivre tranquillement...

Est-il déjà persuadé qu'il peut mener une vie normale et assumer ses responsabilités ? Tu lui as posé la question ?
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
Okapi a écrit : Il a peur que tu le fliques parce qu'il a peur de ce que tu pourrais découvrir.
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
Okapi a écrit :
Mathilde76 a écrit :Me donner son adresse et son num de tel au boulot c'est pareil ça se fait, c'est pas juste histoire de le fliquer...

Enfin y'a plein de choses là dedans, je sais plus trop sur quel pied danser, mais je m'affirme quand même un peu, plus qu'avant...
Je crois que c'est parce qu'il te ment et qu'il a la trouille que tu découvres des choses qu'il crie au flicage. Quand on est en paix avec sa conscience on n'est pas horrifié par la demande d'un numéro où nous joindre au boulot.
Il a peur que tu le fliques parce qu'il a peur de ce qu'il pourrait découvrir.

Sinon, je mentais à mes parents sur les devoirs, je pense avoir menti au début à mon compagnon quand j'étais complètement à la ramasse et en pleine inertie (et pleins TCAs, ce qui me faisait aussi cacher des choses).
Depuis que je suis maman je suis devenue bien plus confiante et responsable, et je pense également de plus en plus sûre de moi et affirmée.

Du coup je l'affirme : on peut changer, et heureusement.
Mais il y a du boulot pour lui, à faire sur lui, et je comprends que tu sois épuisée. Est-il prêt à essayer de mener une vie normale et sortir de son cercle vicieux ?


Pas pour te prouver des choses à toi, pas par fierté, mais pour lui et aussi pour toi, pour que vous puissiez vivre tranquillement...

Est-il déjà persuadé qu'il peut mener une vie normale et assumer ses responsabilités ? Tu lui as posé la question ?
Je rejoins assez bien okapi sur ses dernières réponses. J'ai beaucoup beaucoup de soucis qui s'entremêlent mais une chose est sûre c'est que j'ai une confiance en moi presque inexistante et en effet lié à un soucis de procrastination (moins important qu'okapi et peut-être ton compagnon Mathilde76, je n'ai par exemple jamais menti) cela peut mener à des choses pas géniales dont on en se sort pas si aisément. Je ne saurais pas dire si de mon côté la procrastination est vraiment liée à ma personnalité ou a mon vécu, ou peut-être une procrastination "légère" liée à ma personnalité exacerbée par mon vécu... j'ai grandi dans un environnement assez toxique, où entre autre ma parole et mes actes n'ont jamais été pris en compte. Ma mère est une personne très manipulatrice, une femme au foyer qui s'impose elle-même de faire toutes les tâches de la maison et plus encore (elle s'impose souvent les taches extérieures: ma sœur, une voisine). Elle s'éreinte mais ne laisse aucune place à l'aide d'autrui, repousse l'aide d'autrui et si jamais l'autrui en question arrive à lui faire part de son aide son geste sera traité comme du caca. Et bien sur en guise de glaçage il y a les reproches qu'on ne l'aide jamais. D'un autre côté mon père est un insatisfait chronique, si on ne fait pas tout comme lui alors on peut aller se faire voir en somme, sans oublié les reproches constants. Cela fait 20 ans que je vis cela et j'en suis arrivée à un stade où j'ai peur de faire quoique ce soit de ma propre initiative, je me sens incapable de tout, je reporte tout,.. pourtant je sais que si je fais une erreur le monde n'explosera pas, qu'elle ne passera pas sur écran géant dans le monde entier pour qu'on se moque de moi etc. J'angoisse et je fais des blocages, et finalement je ne fais rien. Tout les jours je dois me battre contre cela, je dois me battre contre moi-même.
(peut-être quelque chose à creuser du côté familial de son côté à lui aussi?)

Qu'est-ce qui m'aide à avancer? Déjà dans mon cas accepter que je sois lente pour faire les choses, mes parents qui font tout "dans la foulée" et qui donc accomplissent beaucoup de tâches de suite m'ont toujours reproché cela: si je n'allais pas assez vite, j'étais un caca.. et ils faisaient la tâche à ma place. Alors qu'en fait faire des choses j'en suis capable , c'est juste que je prends plus de temps. Une des étapes a été chez moi d'accepter mon mode de fonctionnement (et d'accepter qu'ils ne plaise pas à mes parents). Depuis je prends ça et là des activités que je fais à mon rythme, à ma façon, pour lesquelles je vais jusqu'au bout. Un exemple: la cuisine, j'avais toujours dit à mes amis que j'étais nulle en cuisine, que la pièce allait prendre feu si j'y touchais. On ne m'avait jamais laissé préparer quoi que ce soit seule, on m'imposait les envies de repas d'autrui, et si jamais je mettais une main sur quoi que ce soit ma mère débarquait et m'imposait son fonctionnement (ça allait bien au delà du simple conseil). Qu'est ce qui a changé? Je l'envoie bouler si elle me tourne autour quand je cuisine, je prends mon temps, développe mes idées et savoure ce que je prépare. Certes je ne suis pas un cordon bleu, mais j'apprends à mon rythme, petit à petit et ça me convient.
Je dirais en conclusion que j'essaye de picorer ça et là des domaines ou je me "responsabilise". C'est pas facile, mais j'apprends petit à petit à me faire confiance.. et je me rends compte que plus on se voit accomplir avec succès des choses, plus on a facilement confiance en soi pour les choses suivantes -même si les tâches à venir son nouvelles/inconnues. Mais cela reste (du moins dans mon cas) une sorte de bataille quotidienne, qui n'est pas positive tous les jours (et ça aussi je l'accepte désormais)

Je me rends moi-même compte en essayant d'expliquer tout cela que peu à peu je sors de mon cercle vicieux, mais c'est un processus qui se fait très lentement et surtout qui se fait à l'initiative de la personne elle-même. Je ne sais pas trop ce qui m'a donné envie de prendre le taureau par les cornes... peut-être le fait que j'ai failli perdre les études de mes rêves, que j'étais en plein dans les pensées suicidaires, seule, mais n'arrivant pas à passer à l'acte du coup, si je suis obligée de vivre pourquoi ne pas essayer d'améliorer de mes mains mon quotidien? J'étais mal suivie psychologiquement à ce moment-là, mais il y a peu j'ai trouvé un psychologue vraiment bien qui m'encourage dans ce processus que j'ai lancé et m'aide à voir les faits clairement et m'épanouir, ce qui aide vraiment beaucoup également!

Voilà, c'est très long mais c'est ce que je voulais rajouter à la piste qu'a lancée Okapi. J'espère que malgré tout cela tu n'oublies pas de prendre un peu soin de toi Mathilde76 car il est important que tu ne te perdes pas toi aussi dans cette histoire :kiss:
Pas terrible la suite si elle est baignée de mensonges et de dédain, courage si il y à de l'amour à deux vous pourrez triompher de ces obstacles, car plaie d'argent n'est pas mortelle...
[quote="OkapiJe crois que c'est parce qu'il te ment et qu'il a la trouille que tu découvres des choses qu'il crie au flicage. Quand on est en paix avec sa conscience on n'est pas horrifié par la demande d'un numéro où nous joindre au boulot.
Il a peur que tu le fliques parce qu'il a peur de ce que tu pourrais découvrir.

Est-il déjà persuadé qu'il peut mener une vie normale et assumer ses responsabilités ? Tu lui as posé la question ?[/quote]

Oui effectivement, j'ai remarqué que quand il me mentait il avait tendance à + s'énerver, + vite, + fort et sans pouvoir m'expliquer ses positions.

Pour la vie normale, oui il en a envie. Pour assumer ses responsabilités je ne sais pas, pour le moment il semble trop perdu et il a l'impression de ne rien pouvoir faire de sa vie, de ne plus savoir où aller...

C'est compliqué de l'aider car je ne suis pas médecin, et il pense que ce n'est pas lié à sa dépression le fait de ne pas avoir confiance en lui, de ne rien arriver à faire... Alors que si, la dépression accentue les problèmes, efface les solutions possibles de notre esprit
Est ce que ça peut être lié à son environnement familial ?

Je ne vivais pas avec ma belle mère, mais au fur et à mesure des années, j'ai quand même eu l'impression qu'elle aussi procrastinait beaucoup et commençait à s'intéresser aux problèmes quand vraiment elle n'avait plus le choix. Quand elle est décédée, on a d'ailleurs découvert pas mal de choses...

Je ne sais pas si elle mentait, mais comme elle vivait seule et n'avait pas de comptes à me rendre, je ne vois pas comment j'aurais pu m'en apercevoir.

Parfois on reproduit un comportement, parce qu'on n'en connait pas d'autre.

C'est valable dans l'autre sens. J'ai été élevée par des parents prévoyants, qui mettaient de côté, qui faisaient en sorte que les problèmes n'arrivent pas et, s'il risquait d'y avoir un problème, anticipaient pour ne pas qu'il y ait de conséquences. Je reproduis ce schéma, qui doit paraitre bien strict à des personnes qui n'ont pas l'habitude de gérer leur vie de cette façon.
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
Avec un père chirurgien et une mère chef d'entreprise, il a vécu sans manquer d'argent . Aujourd'hui son père est décédé et les relations familiales sont dégradées et les relations d'argent entre eux sont bien compliquées je trouve.

Je ne pense pas que la mère procrastine mais je ne vis pas avec elle. Je pense juste que ses parents n'ayant jamais eu de soucis de ce coté là, ne lui ont pas appris comment les gérer. Et lui, seul à la maison dans l'enfance, s'est construit son monde à lui en se racontant des histoires.

Quand on rajoute par la dessus le fait qu'ils soient quand même tous très égoistes dans la famille, ça ne facilite pas ses relations avec les autres.

Donc oui ya un environnement familial pas très favorable. Mais sa carte d'identité vient d'arriver en Mairie, il va pouvoir avoir une sécu si il s'y prend bien et donc pourra retourner voir son psy... Enfin !!!
Les choses avancent :)

Pour ma part, je suis une procrastinatrice de première doublée d'une angoissée totale de la procrastination. Je vous raconte pas les prises de têtes de moi-même avec moi-même :lol:

Je me retrouve beaucoup dans ce que raconte Okapi, notamment ce moment où l'on se sent littéralement bloquée, accablée, assommée par la culpabilité de ne pas faire ce qu'on devrait faire. S'il s'agissait juste de remettre à demain... mais "demain sera toujours demain".

Pour ma part, familialement, mon père était très organisé et il a refilé le virus à ma soeur. Je l'envie à un point !!
Ma mère par contre était pathologiquement procrastinatrice, et elle a fini sa vie croûlant sous les dettes, dans un appart juste immonde, et croûlant surtout, je crois, sous le poids de la culpabilité. Alcoolique, je pense qu'elle a beaucoup bu pour faire taire ses angoisses notamment liées à ça.

C'est pourquoi je suis TERRIFIEE à l'idée d'être comme elle, d'avoir hérité ça. Alors je me surveille grave. Par contre, je sais m'admettre des moments où il faut que j'arrête de me mettre la pression, parce que je vais faire un blocage. C'est systématique. J'admets aussi ne pas être "parfaite" sur ce point, ou juste "ma soeur" :)

Par contre j'ai bien remarqué que le mensonge pouvait m'être une sortie de secours, mais uniquement vers un mur, vers pire, vers une "déviance". Alors j'évite. J'assume et je fais, ou j'assume de ne pas faire jusqu'à ce que j'y arrive, ou j'assume de demander de l'aide, mais je ne mens plus. Et encore, je n'ai jamais menti à hauteur de ce qui est raconté ici. Alors je comprends toute l'angoisse de Monsieur, et j'en suis désolée pour lui, mais il doit lui même trouver la solution. Et ne pas t'entraîner dans cet enfer.
Encore une dispute .

Je veux un bébé, mais vu problèmes de santé, je ne pourrais pas l'avoir sans aide médicale, à mon avis faut commencer la procédure de PMA maintenant pour arriver à avoir un bébé dans 2 ans...

Lui veut un bébé aussi.

Je fais les examens, je vois les doc, je m'entends dire sous toutes les formes faut maigrir :roll: et lui n'arrive pas à faire le spermogramme, je devais aller dans un labo où on peut faire en couple, mais faut avoir un rapport 3 à 5 jours avant. 2 fois j'ai essayé d'initier un rapport, 2 fois il m'a dit non. Résultat : on peut plus aller au rdv prévu...

Finalement il finit par m'avouer qu'il ne veut pas d'enfant tout de suite et que je lui mets trop la pression.

Ben non je lui mets pas la pression, je gère ma vie, je sais ce que je veux. Pourtant je procrastine aussi, pour certaines choses, des choses qui me paraissent pas importantes, sans conséquence. Mais là avec lui je sais plus, j'essaie de l'aider et je lui mets la pression, je le laisse faire et il fait rien... C'est insoluble !!!
Mathilde76 a écrit :Encore une dispute .

Je veux un bébé, mais vu problèmes de santé, je ne pourrais pas l'avoir sans aide médicale, à mon avis faut commencer la procédure de PMA maintenant pour arriver à avoir un bébé dans 2 ans...

Lui veut un bébé aussi.

Je fais les examens, je vois les doc, je m'entends dire sous toutes les formes faut maigrir :roll: et lui n'arrive pas à faire le spermogramme, je devais aller dans un labo où on peut faire en couple, mais faut avoir un rapport 3 à 5 jours avant. 2 fois j'ai essayé d'initier un rapport, 2 fois il m'a dit non. Résultat : on peut plus aller au rdv prévu...

Finalement il finit par m'avouer qu'il ne veut pas d'enfant tout de suite et que je lui mets trop la pression.
Je pense que tu peux monter en niveau de pression et lui dire que s'il veut un enfant avec toi cela urge et que c'est maintenant qu'il faut se bouger.

Tu peux aussi lui dire que c'est normal d'avoir peur de se lancer mais qu'il doit être clair avec sa vision de l'avenir et que si elle comprend un enfant avec toi, une vie de famille, alors il faut se bouger les fesses (et le reste, en faisant ce qu'on sait :P).

Pour le fait que c'est insoluble, oui, cela l'est tant qu'il n'impulse pas de lui-même son changement.
Chez moi j'avais envie d'une vie normale mais j'étais bloquée parce que je m'en sentais incapable. Une fois ce blocage ayant sauté j'ai pu travailler à construire et organiser ma vie (mais en ayant pris du retard et en ayant tout à apprendre...).

Tant qu'il ne se projette pas vraiment, qu'il voit le fait d'être constructif comme quelque chose d'inaccessible, incompatible avec lui-même, tu ne pourras pas faire grand chose malheureusement.
On ne sauve pas les gens, ce sont eux qui se sauvent eux-mêmes, avec des guides peut-être, mais ce sont eux qui doivent avancer avec leurs propres forces.

J'espère pour vous qu'il va arrêter de tourner en rond :?
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
Mathilde76 a écrit :Encore une dispute .

Je veux un bébé, mais vu problèmes de santé, je ne pourrais pas l'avoir sans aide médicale, à mon avis faut commencer la procédure de PMA maintenant pour arriver à avoir un bébé dans 2 ans...

Lui veut un bébé aussi.

Je fais les examens, je vois les doc, je m'entends dire sous toutes les formes faut maigrir :roll: et lui n'arrive pas à faire le spermogramme, je devais aller dans un labo où on peut faire en couple, mais faut avoir un rapport 3 à 5 jours avant. 2 fois j'ai essayé d'initier un rapport, 2 fois il m'a dit non. Résultat : on peut plus aller au rdv prévu...

Finalement il finit par m'avouer qu'il ne veut pas d'enfant tout de suite et que je lui mets trop la pression.

Ben non je lui mets pas la pression, je gère ma vie, je sais ce que je veux. Pourtant je procrastine aussi, pour certaines choses, des choses qui me paraissent pas importantes, sans conséquence. Mais là avec lui je sais plus, j'essaie de l'aider et je lui mets la pression, je le laisse faire et il fait rien... C'est insoluble !!!
J'ai bien peur de ne pas faire avancer le smilblick en disant cela, mais je crois sincèrement que si dénouement positif (= sortie du cercle vicieux) il doit y avoir il sera à son initiative à lui. Il faut qu'au plus profond de lui il ait envie d'évoluer, c'est à partir de là qu'il pourra attraper les aides disponibles (thérapie ect) et entamer un chemin vers l'équilibre. Je sens que tout ce que tu fais pour lui est de bon cœur, mais j'ai l'impression que si cela l'aide dans une certaine mesure à ne plus avoir d'ennuis supplémentaires ça ne l'aide pas à évoluer. Il n'en voit sans doute pas le besoin. Le problème dans cette situation, si j'ai bien compris, c'est que si tu lâches tout tu risques d'avoir toi aussi des ennuis sur le dos. Il a peut-être besoin de se retrouver seul avec toutes les cartes dans ses mains un certains temps, être face à tout tout seul pour avoir son déclic.

Pour ce qui est du bébé, en général je ne parle pas car ce n'est pas mon truc, ne serait-il pas mieux de mettre ce projet en suspens tant que monsieur ne se remet pas un minimum 'sur les rails'? Je te dis cela car comme dis plus haut je suis en procédure de détachement du cercle vicieux, certes du chemin est parcouru mais il m'en reste beaucoup à parcourir, sans doute plusieurs années. Je ne veux pas élever mon cas en généralité, juste souligner que sortir d'une spirale telle que celle dans laquelle ton compagnon s'est emprisonné, ça peut prendre du temps... beaucoup de temps et amener un enfant dans cette situation n'est peut-être pas la meilleure des choses.
Je reviens un peu aux nouvelles.

Je suis d'accord pour lui laisser du temps puisque de toute façon, si grossesse il y a ça ne sera pas tout de suite.

Le temps que j'arrête la pilule, que je change mes AD, que l'on s'aperçoive que je n'ai pas mes règles, qu'on me les fasse revenir, qu'on s'aperçoivent que je n'ovule pas, qu'on me donne des cachets ou des injections pour ovuler, qu'on arrive ou pas à une grossesse naturelle ou qu'on passe aux FIV, puis les 9 mois de grossesse, le bébé ne sera pas dans nos bras avant 2 ans, d'ici là il a tout à fait le temps de s'occuper de lui et dans l'histoire c'est moi qui est le plus à faire, donc lui pourra se concentrer sur lui et son cercle vicieux. Mais je ne peux pas me permettre d'attendre qu'il sorte du cercle pour commencer les démarches, cela sera trop tard pour moi, pour envisager un bébé à plus de 40 ans, obèse, diabétique, en dépression...

Sinon, toujours pas reçu le virement d'argent qu'il m'a fait mercredi dernier, toujours pas vu son contrat de travail ou une fiche de paie, toujours pas eu son n° de tel au bureau, je ne sais toujours pas si un huissier peut débarquer chez moi et tout prendre pour payer ses dettes à lui...

J'attends...

Et c'est de plus en plus dur...
Mathilde76 a écrit : Sinon, toujours pas reçu le virement d'argent qu'il m'a fait mercredi dernier, toujours pas vu son contrat de travail ou une fiche de paie, toujours pas eu son n° de tel au bureau, je ne sais toujours pas si un huissier peut débarquer chez moi et tout prendre pour payer ses dettes à lui...

J'attends...
Je crois que tout concorde pour dire qu'il n'a pas d'emploi et qu'il tente de le cacher.
Il te raconte ses journées de travail ou fait profil bas le plus possible ?

Je pense que tu peux lui demander de te l'avouer s'il n'a pas de travail. C'est en assumant la réalité qu'il fera un petit pas en avant...son réflexe (à changer) étant le mensonge.
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
Sans vouloir te bloquer, je crois que le projet bébé devrait être mis en stand by. Envisages tu vraiment la possibilité d'accueillir un bébé dans ces circonstances ? Je comprends tout à fait ton point de vue, je suis stérile et j'ai eu recours à la FIV ICSI sans résultats. Je sais donc par où on passe et ce qu'on ressent.

Mais si monsieur est comme tu le dis, et si tout se passe comme pour moi, il ne sera pas d'un grand soutien lors des protocoles. Car là aussi je me suis battue avec les mensonges (oui, j'ai pris rendez vous, oui j'ai pris les médicaments que le docteur a prescrits... tout était faux).

S'il n'est pas un simple menteur pathologique mais a le souci qu'Okapi décrit très bien, ces protocoles avec dates imposées, ces papiers à remplir, ces obligations, cette responsabilité énorme qui risque de tomber 9 mois plus tard, il ne les supportera pas mieux que le reste et tu te retrouveras seule à tout gérer. Je l'ai fait, c'est dur. :? :cry:

Mais bien sûr c'est à toi de voir. ;)

Pour ce qui concerne l'huissier qui débarque, vous n'êtes pas mariés, tu n'es donc pas juridiquement responsable de ses dettes. Où habitez vous ? Chez toi ? Si vous êtes en location, le bail est aux deux noms ou seulement au tien ?

Si le bail n'est qu'à ton nom ou si le logement t'appartient, tu ne crains rien. Tu l'héberges seulement, tout ce qui est chez toi est censé t'appartenir en propre, sauf ses effets personnels. Si un huissier se présente, tu lui dis que tu connais Monsieur X, que tu l'héberges mais que tout est à toi. Il sera obligé de repartir.

Si le bail est à vos deux noms, c'est plus ennuyeux mais pas désespéré. Il faut que tu puisses prouver que les biens saisissables dans le logement t'appartiennent en propre et l'huissier n'aura pas le droit d'y toucher.

Tu n'es pas co-emprunteur d'un crédit avec lui ? (Parfois on l'est contre son gré, quand on s'est fait piquer des papiers... :? ). Tu n'as aucune dette commune avec lui ? Est ce que votre nom peut être associé administrativement ? (impôts locaux, autres impôts, crédit en commun, bien en commun, nom sur la boite aux lettres...).

Sinon... J'ai bien peur qu'effectivement il n'ait pas de travail (ou un travail au noir et occasionnel) et que le virement qu'il t'a annoncé ne soit pas plus réel que le reste.

Mon Dieu comme je comprends maintenant les réactions de mes proches quand je vivais la même chose que toi... :cry:
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
Patty a écrit :Sans vouloir te bloquer, je crois que le projet bébé devrait être mis en stand by. Envisages tu vraiment la possibilité d'accueillir un bébé dans ces circonstances ?
+ 1000 avec Patty! Est-ce que c'est vraiment le père que tu veux pour ton enfant? Tu t'imaginerais élever un enfant avec lui? (Sachant qu'en plus il n'en a même pas envie...)
Chaque heure blesse... la dernière tue.
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