Voila un titre qu'il est clair net et précis... je ne joue pas dans la poétique.
Après deux ans de rétablissment, deux foutues années à tout faire pour être acceptable au niveau humain, deux années sans les doigts dans la gorge, je retombe comme une grosse merde.
Mais je suis dure, je ne suis pas une grosse merde, juste pathétiquement trop humaine pour survivre sans me détruire.
J'ai mis du temps, beaucoup de temps et j'ai réfléchis des heures, de longues heures, de longs jours, des mois mêmes pour me convaincre que je n'étais pas un monstre. Maman, pourquoi tu n'as pas avorté? J'étais convaincue d'être normale, comme les autres... non bien sûr j'exagère, je suis trop...toujours de trop. Mais rien de tel, je suis comme je suis, je ne changerai pas car je ne le veux pas... Je suis trop lucide, je dis de trop, je ressens de trop, ... que sais-je? Je ne m'y retrouve plus dans les dires. Je suis moi et ça me suffit. Ceci étant dit, j'ai un gros paquet à lâcher...
Alors oui j'ai ouvert la boite de pandore... c'était si facile. Mais voilà , il fallait s'y attendre, je suis redevenue dans mon imaginaire le monstre que j'étais et que j'ai l'impression d'avoir toujours été. Je ne me fais pas de cadeau, ce n'est pas mon genre!
500g de pain, de la mayo, du poulet... sans sens.
Le pire c'est qu'alors je me refuse à penser à toute forme de destin, j'entrevoie une forme de destin dans ce qui m'arrive. Ca devait arriver! C'est horrible comme phrase. De ma part ça sonne comme un échec. L'échec de toute ma viee.
Ma psy me demanderait pourquoi je me suis fait vomir.
Je lui dirais que j'ai assez de rage en moi pour tuer. Et que je suis trop passive donc je me mets à me détruire au lieu de me la jouer serial killer.
Elle me demanderait pourquoi cette rage?
Je lui dirais qu'à force de manquer d'amour et à force de se sentir aussi existente qu'un morceau de pierre un être humain finit par devenir agressif...frustration...rage....tristesse...action...
Elle me demanderait ce que je ressens ou autre betise du genre.
Je lui dirais que je me sens remplie de haine contre cette vie que je n'ai pas voulue. Que si j'avais suivis ma logique, je serais déjà en train d'être bouffée par les vers. Je lui dirais que d'avoir fait ce travail sur moi pour récupérer ma mémoire et ma concantration ne m'a pas donné l'envie de poursuivre. Pourquoi? Parce que je crève seul comme un chien abandonné près d'une route fréquentée. Je suis observatrice observant. Je suis mais je n'existe pas.
Et c'est là qu'elle demanderait si c'est important pour moi d'être aimée ou un truc du genre...
Et là vient la raison pour laquelle je ne veux pas la voir parce que ce genre de phrase mérite des claques!
Et oui hier je pleurais pour vivre, aujourd'hui je me suis faite vomir pour vivre... j'aimerais bien me taillader le bras mais je ne le ferai pas pour mes parents... ils m'aiment et je ne veux pas montrer à ma famille que je ne suis qu'une grosse conne incapable de se sentir heureuse. Mais faut pas croire, j'en ai chialer de pas arriver à ma couper. Preuve que ma famille compte pour moi.
Alors le pourquoi du comment? C'est simple. Si simple que ça me désole. J'aurais aimé un truc sensationnel, quelque chose qui fasse réagir. Mais ce n'est pas le cas. Je suis tout simplement un déchet de la société, le rejet supreme des hommes. Ce qu'ils ne veulent pas c'est moi. Féministe jusqu'aux os, vous imaginez pas combien je souffre de dire ça. Mais c'est ainsi. Ceci dit, le féminisme n'empeche pas l'amour. L'amour? Je n'irais pas jusque là ...un simple regard me suffirait.
Et oui, je suis un fantome...faite un coucou au fantome...lol. Je suis un foutu fantome monstre...une espèce rare peut être...je ne sais pas. Je suis indésirable en tout cas. Je suis inexistante.
Le truc c'est que mon père ne m'a jamais montrer de marque d'affection...ou si peu... il vient d'une famille si froide que je me demande pourquoi je porte le même nom qu'eux. Et ma mère, oh ma mère a juste passé mon adolescence à me répéter que j'étais moche. Ca a changé depuis mais je me souviens très bien des "tu es si moche si grosse que personne ne t'aimera". Damn bordel, je faisais et je fais toujours une foutue taille 40! Bref, rage contenue. Je ne sais pas si ça reste en mémoire mais en tout cas j'y pense souvent. Pourtant ils m'aiment, j'ai des preuves et aujourd'hui ils me trouvent belles.
Mais ceci n'explique pas cela. Mes amours? Du passé, du pas grand chose. La seule personne avec qui j'ai senti une connexion était déjà en couple et m'a oublié comme de la merde. Les autres? Des histoires sans importance pour moi... du sexe, un peu de discussion et beaucoup de rien du tout. J'aime ma liberté, ils voulaient m'enfermer, je voulais de la tendresse, ils me donnaient de la froideur, je voulais de l'amour, ils me donnaient de l'amitié, je voulais de la vie, ils me donnaient de la mort.
J'ai donné toutes mes forces pour trouver à terme mon indépendance, recommencer des études. Je me suis battue comme une folle pour ne plus avoir besoin de ces foutu anti psychotiques et anxiolytiques, je me suis battue pour retrouver ma concentration, pour exister, pour me faire ma place dans cette foutue société... pour prouver que même si on a des problèmes psy, que même si on a des hallucinations, que même si on a des TCAc, que même si on des problèmes psychotiques, que même si on souffre on peut trouver en soi la force suffisante pour dépasser le pékin moyen.
Et je fais quoi? J'échoue tout ça parce que mon coeur est vide et froid, parce que je ne ressens de connexion avec personne? Voilà pourquoi je me sens monstre... Je devrais relever la tête, étirer mon cou et continuer ma ligne droite et je me retrouve effondrée la tête dans les WC parce que je ne ressens pas d'amour.
Si ce n'est que ça, je veux bien sortir cet aprem en bikini...s'il n'y a que ça pour obtenir un peu de chaleur humain...lol.
J'ai fait tant d'effort et parfois je regrette ce temps où au moins j'avais la fibre littéraire parce que j'osais aller plus loin que le contrôle de soi... Je n'avais peur de rien, ok j'étais inconsciente, mais au moins, je ne ressemblais pas au vide....
J'en ai marre de parler, et je susi sûre que personne me lira...j'avais et j'ai encore trop à dire... J'ai juste envie de laisser tomber.
Après deux ans de rétablissment, deux foutues années à tout faire pour être acceptable au niveau humain, deux années sans les doigts dans la gorge, je retombe comme une grosse merde.
Mais je suis dure, je ne suis pas une grosse merde, juste pathétiquement trop humaine pour survivre sans me détruire.
J'ai mis du temps, beaucoup de temps et j'ai réfléchis des heures, de longues heures, de longs jours, des mois mêmes pour me convaincre que je n'étais pas un monstre. Maman, pourquoi tu n'as pas avorté? J'étais convaincue d'être normale, comme les autres... non bien sûr j'exagère, je suis trop...toujours de trop. Mais rien de tel, je suis comme je suis, je ne changerai pas car je ne le veux pas... Je suis trop lucide, je dis de trop, je ressens de trop, ... que sais-je? Je ne m'y retrouve plus dans les dires. Je suis moi et ça me suffit. Ceci étant dit, j'ai un gros paquet à lâcher...
Alors oui j'ai ouvert la boite de pandore... c'était si facile. Mais voilà , il fallait s'y attendre, je suis redevenue dans mon imaginaire le monstre que j'étais et que j'ai l'impression d'avoir toujours été. Je ne me fais pas de cadeau, ce n'est pas mon genre!
500g de pain, de la mayo, du poulet... sans sens.
Le pire c'est qu'alors je me refuse à penser à toute forme de destin, j'entrevoie une forme de destin dans ce qui m'arrive. Ca devait arriver! C'est horrible comme phrase. De ma part ça sonne comme un échec. L'échec de toute ma viee.
Ma psy me demanderait pourquoi je me suis fait vomir.
Je lui dirais que j'ai assez de rage en moi pour tuer. Et que je suis trop passive donc je me mets à me détruire au lieu de me la jouer serial killer.
Elle me demanderait pourquoi cette rage?
Je lui dirais qu'à force de manquer d'amour et à force de se sentir aussi existente qu'un morceau de pierre un être humain finit par devenir agressif...frustration...rage....tristesse...action...
Elle me demanderait ce que je ressens ou autre betise du genre.
Je lui dirais que je me sens remplie de haine contre cette vie que je n'ai pas voulue. Que si j'avais suivis ma logique, je serais déjà en train d'être bouffée par les vers. Je lui dirais que d'avoir fait ce travail sur moi pour récupérer ma mémoire et ma concantration ne m'a pas donné l'envie de poursuivre. Pourquoi? Parce que je crève seul comme un chien abandonné près d'une route fréquentée. Je suis observatrice observant. Je suis mais je n'existe pas.
Et c'est là qu'elle demanderait si c'est important pour moi d'être aimée ou un truc du genre...
Et là vient la raison pour laquelle je ne veux pas la voir parce que ce genre de phrase mérite des claques!
Et oui hier je pleurais pour vivre, aujourd'hui je me suis faite vomir pour vivre... j'aimerais bien me taillader le bras mais je ne le ferai pas pour mes parents... ils m'aiment et je ne veux pas montrer à ma famille que je ne suis qu'une grosse conne incapable de se sentir heureuse. Mais faut pas croire, j'en ai chialer de pas arriver à ma couper. Preuve que ma famille compte pour moi.
Alors le pourquoi du comment? C'est simple. Si simple que ça me désole. J'aurais aimé un truc sensationnel, quelque chose qui fasse réagir. Mais ce n'est pas le cas. Je suis tout simplement un déchet de la société, le rejet supreme des hommes. Ce qu'ils ne veulent pas c'est moi. Féministe jusqu'aux os, vous imaginez pas combien je souffre de dire ça. Mais c'est ainsi. Ceci dit, le féminisme n'empeche pas l'amour. L'amour? Je n'irais pas jusque là ...un simple regard me suffirait.
Et oui, je suis un fantome...faite un coucou au fantome...lol. Je suis un foutu fantome monstre...une espèce rare peut être...je ne sais pas. Je suis indésirable en tout cas. Je suis inexistante.
Le truc c'est que mon père ne m'a jamais montrer de marque d'affection...ou si peu... il vient d'une famille si froide que je me demande pourquoi je porte le même nom qu'eux. Et ma mère, oh ma mère a juste passé mon adolescence à me répéter que j'étais moche. Ca a changé depuis mais je me souviens très bien des "tu es si moche si grosse que personne ne t'aimera". Damn bordel, je faisais et je fais toujours une foutue taille 40! Bref, rage contenue. Je ne sais pas si ça reste en mémoire mais en tout cas j'y pense souvent. Pourtant ils m'aiment, j'ai des preuves et aujourd'hui ils me trouvent belles.
Mais ceci n'explique pas cela. Mes amours? Du passé, du pas grand chose. La seule personne avec qui j'ai senti une connexion était déjà en couple et m'a oublié comme de la merde. Les autres? Des histoires sans importance pour moi... du sexe, un peu de discussion et beaucoup de rien du tout. J'aime ma liberté, ils voulaient m'enfermer, je voulais de la tendresse, ils me donnaient de la froideur, je voulais de l'amour, ils me donnaient de l'amitié, je voulais de la vie, ils me donnaient de la mort.
J'ai donné toutes mes forces pour trouver à terme mon indépendance, recommencer des études. Je me suis battue comme une folle pour ne plus avoir besoin de ces foutu anti psychotiques et anxiolytiques, je me suis battue pour retrouver ma concentration, pour exister, pour me faire ma place dans cette foutue société... pour prouver que même si on a des problèmes psy, que même si on a des hallucinations, que même si on a des TCAc, que même si on des problèmes psychotiques, que même si on souffre on peut trouver en soi la force suffisante pour dépasser le pékin moyen.
Et je fais quoi? J'échoue tout ça parce que mon coeur est vide et froid, parce que je ne ressens de connexion avec personne? Voilà pourquoi je me sens monstre... Je devrais relever la tête, étirer mon cou et continuer ma ligne droite et je me retrouve effondrée la tête dans les WC parce que je ne ressens pas d'amour.
Si ce n'est que ça, je veux bien sortir cet aprem en bikini...s'il n'y a que ça pour obtenir un peu de chaleur humain...lol.
J'ai fait tant d'effort et parfois je regrette ce temps où au moins j'avais la fibre littéraire parce que j'osais aller plus loin que le contrôle de soi... Je n'avais peur de rien, ok j'étais inconsciente, mais au moins, je ne ressemblais pas au vide....
J'en ai marre de parler, et je susi sûre que personne me lira...j'avais et j'ai encore trop à dire... J'ai juste envie de laisser tomber.
Nous aurions peut-être été plus heureux si nous avions suivi les autres.
Mais nous avons choisi de continuer, d'aller loin, toujours plus loin...
Mais nous avons choisi de continuer, d'aller loin, toujours plus loin...
