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Bonjour à tous,
1 an après la pose d’un anneau gastrique

me revoilà ,j’ai subi une opération le 05/11/2004 à l’hotel Dieu de Clermont Ferrand,opéré par le Dr B**.

Au moment de l’opération en novembre 2004 je pesais 139 kgs pour 1.80m,

Aujourd’hui un an après j’ai perdu presque 31 kgs,je suis suivi par mon chirurgien tous les 3 mois,je vois aussi une psy toutes les 3 semaines,changer de corps n’est pas toujours facile a accepter.

J’aimerais dire comme je le répète souvent que l’anneau n’est pas » le système magique »,c’est un compagnon,ce n’est pas lui qui va faire tout le travail,il sera là juste pour vous épauler,beaucoup de gens pensent à tort que le fait de se faire poser un anneau résout tous les problèmes de poids,et bien non,c’est un travail de tous les jours,j’ai eu et j’ai encore des moments de doute,d’angoisse.

J’ai appris au fil des repas les aliments qui ne me convenaient pas comme le choux fleur que j’ai banni définitivement,pour moi réapprendre à manger doucement reste difficile même un an après.

Une alimentation absorbée trop rapidement me provoque de temps en temps des « étouffements »,le mot est peut être éxagéré,disons plutot « une gêne » et vu que je ne peux pas dans la foulée absorber un verre d’eau pour tout faire descendre,ce n’est pas très agréable et je dois attendre que ca passe,d’où l’utilité de bien mastiquer et manger lentement.

Un petit truc marrant depuis la pose de l’anneau,je ne supporte plus le gout de l’eau de source ou minérale seule,je mets donc une pointe de grenadine allégée dans mon verre.

A coté des petits désagréments il y a le plaisir de reflet du miroir qui redevient un ami petit à petit,même si des fois on a un peu de mal à se reconnaître,d’où l’utilité d ’une psychotérapie.

Mon objectif est de perdre 40 gks,je ne sais absolument pas si je vais y arriver,sachant que les kgs sont de + en + durs à perdre,j’aimerais pouvoir lire sur la balance un poids à 2 chiffres,cela fait tellement longtemps que je ne suis pas passé sous la barre des 100 kgs J,mais bon comme le monsieur dit dans la pub : il va falloir être très patient…

Bon courage a tous ceux et à toutes celles qui liront ces lignes et qui prendront la décision de se faire opérer soit par choix (comme moi) soit par obligation.

Le combat ne fait que commencer pour nous tous !!!

Cordialement

Philippe / 44 ans / Auvergne

Voilà un lien sur une photo me montrant quelques jours avant l’opération en novembre 2004 et aujourd’hui.

http://membres.lycos.fr/tribalhd/tempo/Phil%20perte%20de%20poids.jpg
Salut Philippe,

C'est tres interessant c que tu ecris, en particulier sur l'acceptation de ce nouveau corps. Je pese 120kg pour 1.85 et je compte maigrir. Par contre je ne souhaite pas me faire poser un anneau car j'ai tres peur des operations et je prefere maigrir par d'autres moyens. En fait je viens de decouvrir que je suis hyperphage.

Peux tu developper un peu plus sur les difficultes psychologiques liee a cette perte importante de poids? je n'arrive pas a imaginer que ca puisse me causer des problemes. As tu toujours ete gros? Si oui, je peux comprendre que tu es maintnant dans un "nouveau" corps et qu'il te faut l'accepter. Mais tes explications seront les bienvenues car cette question m'intrigue...
Salut Paolo,

le fait de se voir transformer quand tu te regardes dans un miroir créée une sensation bizarre,on ne se rend pas compte de la transformation petit à petit mais plutot comme moi au bout d’un an,on prend conscience que l’on n est plus celui que l’on a été,donc un sentiment de bonheur mélé à un sentiment de peur de redevenir comme avant,car moi par exemple je n’ai jamais accepté mon obésité.

Depuis l’âge de dix ans j’ai des problèmes de poids,des régimes ,toujours des régimes courronés de succés ainsi que des cures à l’age adulte elles aussi couronnées de succés,seulement mon ennemi a été le temps,pour ma part au bout de six mois de régime maximum les mauvaises habitudes alimentaires reprenaient le dessus,de ce fait je reprenais du poids,c’est tellement dur et pénible de se sentir frustrer, à la longue de manger plus ou moins la même chose,qu’à force je me suis mis à refaire des écarts qui sont bien évidemment fatals.

Avec cette opération,c’est la première fois que je perds autant de poids,ces 31 kgs de perdus c’est aussi une partie de moi même qui s’est envolée,je parle bien sur au niveau physique mais aussi au niveau pshycologique,d’où l’intérêt d’une thérapie,par exemple encore aujourd’hui il m’est impossible d’aller à la piscine et de me mettre en maillot de bain devant tout le monde,j’aurais toujours l’impression de me sentir « agressé » visuellement.

Je suis quelqu’un qui est toujours sur la défensive par rapport aux autres,par rapport à leurs regards,tu sais comment sont les gens et le regard qu’ils portent sur les gens « forts »,moqueries ou réflexion dans la rue ou autre,personnellemnt je n’ai jamais subi de réfléxions directes ou moqueries,mais pour éviter ça je me suis réfugié derrière un regard très dur,et une tête assez bourrue (en général la connerie des gens s’arretent au degré de peur qu’ils ont en face d’un individu)cette carapace que je me suis forgé avec le temps est dure à faire tomber aujourd’hui et je commence seulement un peu à m’arranger petit à petit.

Par rapport à mon poids je vais me comparer à un ancien alcoolique ou toxiquomane,je dirais que je suis en sursis.

Moi aussi j’étais terrifié à l’idée de me faire opérer,mais j’ai surpassé cette peur,car je devais le faire.

Voilà ,je ne suis pas sur d’avoir été vraiment clair dans mon discours,pas facile de transmettre ses sensations et sentiments aux autres J

Cordialement

Phil
Si c'est tres clair et je me reconnais beaucoup dans ce que tu ecris! Et je prends conscience que je me suis aussi forge cette carapace de "dur" pour me proteger des autres. Il n'est donc pas impossible que je sois oblige d'affronter les memes problemes psychologiques si je perds du poids. Sauf peut-etre si j'arrive a maigrir en "allant mieux" (soigner d'abord la tete) ce qui semble etre une condition pour un boulimique/hyperphage. Car c'est en allant mieux que les compulsions (et donc le poids) vont disparaitre (selon mes lectures). C'est donc l'histoire de la charrue et des boeufs. Faut il d'abord aller mieux pour pouvoir maigrir ou d'abord maigrir pour esperer aller mieux? Il me semble d'ailleurs que cette question est contreversee et qu'il n;y a pas de reponse universelle.
Le problème de l'image et du nouveau corps est un problème bien réel.
Les régimes, moi aussi je connais. A 22 ans, je suis passée de la taille 44-46 à la taille 34-36. Je ne connaissais pas les règles de ce nouveau corps. J'ai croisé alors plein d'exibitionistes et autres pervers sur mon chemin sans comprendre pourquoi. Les amphétamines et autres médicaments pour le régime, qu'on prescrivait allègrement alors, m'ont aidée, moi qui n'étais que légèrement hyperphage, à sombrer dans la boulimie hyperphage et la fuite de ce corps qui m'effrayait. Mais de cet effroi, j'en étais inconsciente.

Quand j'ai franchi la barrière des 100, peu avant 30 ans, j'ai voulu retrouver le poids de mes 20 ans, c'est à dire 70k. Mais le poids prescrit pour moi était de 60k, donc la stabilisation ne m'a pas été accordée à 70k. Stabiliser mon poids, moi, je ne savais pas comment faire. Et n'avais pas compris d'ailleurs pourquoi je n'arrivais plus à maigrir. J'ai donc regrossi. Ensuite toutes les demandes de régimes que j'ai faite avec demande de stabilisation avec un poids malgré tout élevé, m'ont été refusées. J'avais au moins compris que maigrir trop me posait problème. J'avais vaguement songé à entreprendre une psychothérapie. Mais les analysés que je croisais sur mon chemin me disaient "J'ai largué parents conjoint et enfants et maintenant je suis bien". Cela, moi, je le refusais. Risque cela était inacceptable. Ce n'est que cette année que j'ai réalisé que la psychothérapie comportementale et cognitive était maintenant une alternative acceptable.

J'ai alors pris le problème à l'envers : déjà trouver par moi même comment me stabiliser. Il y a 15 ans, Internet n'offrait pas encore les ressources présentes aujourd'hui. De vagues souvenirs d'émissions, de bribes de régimes... m'ont fait aller sur la redécouverte de la rééducation alimentaire. Mais ce n'est que cette année que j'en ai retrouvé vraiment les clefs. J'ai par contre réussi me stabiliser et à vivre en bonne entente avec ce corps, qui finallement me rassurait. Et m'offrait l'immense recours de pouvoir utiliser la nourriture pour résoudre tous mes problèmes. Ûn prédiabète, débarqué il y a 5 ans a réveillé la volonté de maigrir. Mais là, j'avais perdu les clés de l'amaigrissement.

Aller vers l'anneau, cette année, et dans ce cadre voir un psy, aller sur internet également m'a permis de retrouver ces clés. Et je maigris pour l'instant avec un anneau non serré. Réentendre, à 98k, des compliments sur moi m'a fait comprendre pourquoi j'avais choisi de me stabiliser à 116-117 :? C'est au passage des 93k, qu'un matin je ne me suis pas reconnue dans la glace. Je m'y attendais, mais pas si tôt. Renouer avec ce visage, retrouver mes traits, m'accepter à nouveau, c'est ce que j'ai fait le mois suivant. Et pendant ce temps, mon régime s'est brusquement ralenti. Je suis passée d'une perte de 3,5k par mois à une perte de 2k par mois actuellement, mais seulement 1k en septembre. Il n'y a pas longtemps, j'ai réalisé que les taits que je retrouvais le plus dans mon nouveau visage était celui de mes 22 ans :cry: De quoi justifier ce ralentissement de l'amaigrissement... Et pourtant, je veux aller plus loin. Que diable, je n'aurai jamais plus le corps de mes 22 ans. A moi d'affronter ces réalités.

Je sais pourtant que je vais vers des épreuves encore plus difficiles. Les gens me reconnaissent encore. Si j'arrive à retourner vers une taille 40, je sais que les gens ne me reconnaitront plus, je sais que j'entendrai ce genre de réflexion adressées à mon mari : "Tiens, tu as changé d'épouse !". Mais au delà, je dois aussi résoudre définitivement mes problèmes avc la nourriture, accepter que ce ne soit plus mon recours exclusif contre les problèmes, accepter définitivement de me contenter de portion réduite, parce que ce sera aussi une des exigences de ce nouveau corps.

A remarquer, je n'ai pas optée pour la carapace dure, mais pour l'humour. Si tu veux plaisanter sur mon poids, on est deux et j'accepte le jeu. Ma couche de lard est suffisamment élastique pour supporte ces piques sns se laisser traverser. Cela décontracte les gens et les rend plus naturels envers moi.

Pour ta question, Paolo, il n'y a guère de réponse. En fait, pour l'anneau, il y en a une. L'anneau accroit tous les troubles du comportement alimentaire. Aller vers l'anneau sans avoir stabilisé tes TCA, c'est donc une gageure incensée. Mais si tu n'envisages pas cette opération, aborder les deux de front, quite à axer plus tard plutôt sur le côté psy, pourquoi pas.
waouaw! Felicitation!
Moi j'ai 21 ans, jme supporte plus!
Je pense depuis deja 3 ans de mettre un anneau gastrique, je mesure 164 cm pour 89 kg!
Je ne me supporte plus!!
J'aimerai connaitre un hopital repute pr ca,je suis de belgique alors....
Mais j'ai vraiment hate de contacter des gens expers en ce domaine!!
Ca te dis d'en parler sur messenger....?
J'ai vraiment besoin de soutiens et d experience en ce domaine..
Merci d'vanace,Mary
Sucraite, tu n'es pas candidate à une telle opération. Pour cela, il faudrait que ton poids atteigne l'IMC 40, soit pour une taille de 1,64m :
1,64 x 1,64 x 40 = 108k

Toute chirurgie bariatrique comporte un risque physique. Pour que l'opération soit admissible, il faut que sur le plan physique elle soit moins dangereuse que l'absence d'opération. autrement dit que ton surpoids soit tel qu'il mette physiquement ta vie en danger.

Ce n'est pas du tout comparable à une opération de chirurgie esthétique ou le côte psy domine. Au contraire, pour aller vers une telle opération, on vérifie préalablement que tu ne traverses pas un épisode dépressif qui rendrait aggraverait les risques de l'opération.

En effet, l'opération amplifie les troubles du comortement alimentaires, parce qu'elle va limiter énormément les quantités ingérables. Elle transfermera une boulimie hyperphage en boulimie vomisseuse/anorexie,avec les risque de brulure de l'oesophage que cela implique, sans oublier les risques de migration intragastrique de l'anneau.
bonsoir
il y a un peu plus de 3 ans j'ai perdu 80 kilos en moins d'un an, je suis passer d'une taille 64 a un merveilleux petit pantalon taille 38/40.lol. cote changement je mi connai, mais ce changement ne me poser pas de probleme je voyer mon corp changer tous les jour je n'exagere pas je vous assure.
dans le miroire je decouvré un corp plus fin de jour en jour, les os a la base du cou on etais une decouverte pour moi, je me leve meme en pleine nuit pour me regarder dans la glasse, et je passer ma main d'une epaule a l'autre pour sentir sous mais doigts des chose que je n'imaginer pas etre la. mon visage etais fondu dans mon cou comme dans un seul bloc et au fur-et a mesure j'ai vu apparaitre l'os de ma machoir mon cou safinner et l'ovale de mon visage et apparut meme ma pomme d'adam a fait son apparition. et j'ai commencer a me trouver beaux.
pour moi ses changement n'etais pas destabilisants car je les voulais plus que tous, il ont etais le fruit d'effort physique et mentale que vous pouvais imaginer 80 kilos en 11 mois un vraix parcour du combatant, depense physique, privation alimentaire mais la n'est pas le sujet...
tous aller bien pour moi.
mais reaprendre a vivre avec les autre a etais bien plus dur que d'accepter mon nouveaux corps. j'ai toujour etai un mec tres sociable mais 160 kilos ne m'empecher pas de me faire des amis(es) je sortais en boite aller a des soirees. mais les regard se fessais different plus coquins et je ne comprener pas pourquois je n'avait pas le droit a ses petite attentions auparavent. j'ai alors connu un moment de doute, je n'etais pas prepare a un tel changement de me raport avec les autre.
le milieu "gay" n'est pas vraiment different du milieu "hetero", et je ne pense pas que mon resenti eu etais different si j'avais etai "hetero".
voilas en ce qui me conserne.
bisous a tous.
Ce que tu décris, au sujet du regard des autres, c'est vraiment je pense ce qui m'a fait m'échaper vers l'obésité à 22 ans. Tu a raison, de ce côté là, pas de différences.
Philippe a écrit :Bonjour à tous,
1 an après la pose d’un anneau gastrique

me revoilà ,j’ai subi une opération le 05/11/2004 à l’hotel Dieu de Clermont Ferrand,opéré par le Dr B**.

Au moment de l’opération en novembre 2004 je pesais 139 kgs pour 1.80m,

Aujourd’hui un an après j’ai perdu presque 31 kgs,je suis suivi par mon chirurgien tous les 3 mois,je vois aussi une psy toutes les 3 semaines,changer de corps n’est pas toujours facile a accepter.

J’aimerais dire comme je le répète souvent que l’anneau n’est pas » le système magique »,c’est un compagnon,ce n’est pas lui qui va faire tout le travail,il sera là juste pour vous épauler,beaucoup de gens pensent à tort que le fait de se faire poser un anneau résout tous les problèmes de poids,et bien non,c’est un travail de tous les jours,j’ai eu et j’ai encore des moments de doute,d’angoisse.

J’ai appris au fil des repas les aliments qui ne me convenaient pas comme le choux fleur que j’ai banni définitivement,pour moi réapprendre à manger doucement reste difficile même un an après.

Une alimentation absorbée trop rapidement me provoque de temps en temps des « étouffements »,le mot est peut être éxagéré,disons plutot « une gêne » et vu que je ne peux pas dans la foulée absorber un verre d’eau pour tout faire descendre,ce n’est pas très agréable et je dois attendre que ca passe,d’où l’utilité de bien mastiquer et manger lentement.

Un petit truc marrant depuis la pose de l’anneau,je ne supporte plus le gout de l’eau de source ou minérale seule,je mets donc une pointe de grenadine allégée dans mon verre.

A coté des petits désagréments il y a le plaisir de reflet du miroir qui redevient un ami petit à petit,même si des fois on a un peu de mal à se reconnaître,d’où l’utilité d ’une psychotérapie.

Mon objectif est de perdre 40 gks,je ne sais absolument pas si je vais y arriver,sachant que les kgs sont de + en + durs à perdre,j’aimerais pouvoir lire sur la balance un poids à 2 chiffres,cela fait tellement longtemps que je ne suis pas passé sous la barre des 100 kgs J,mais bon comme le monsieur dit dans la pub : il va falloir être très patient…

Bon courage a tous ceux et à toutes celles qui liront ces lignes et qui prendront la décision de se faire opérer soit par choix (comme moi) soit par obligation.

Le combat ne fait que commencer pour nous tous !!!

Cordialement

Philippe / 44 ans / Auvergne

Voilà un lien sur une photo me montrant quelques jours avant l’opération en novembre 2004 et aujourd’hui.

http://membres.lycos.fr/tribalhd/tempo/Phil%20perte%20de%20poids.jpg
Bonjour philippe, j'habite Clermont, je suis dans la même situation que toi a tes débuts, pourrions nous rentrer en contact pour plus d'infos sur les anneaux ?
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