Le premier que j'ai vu - un pédo-psychiatre - à l'âge de 13 ans m'a fichu la frousse par sa froideur, je n'ai pas voulu y retourner.
A l'âge adulte, j'ai trouvé un psychiatre avec qui je me sentais plutôt en confiance. Il a voulu à tout prix me convaincre de prendre du Prozac, j'ai résisté, j'ai cédé, je lui en ai voulu et à partir de là , j'ai perdu confiance en lui. Il ne respectait pas ma décision, et quelque part "m'obligeait" à lui obéir (bien sur cette réflexion n'était pas consciente chez moi, je l'ai compris bien après)
J'ai fin par trouvé, grâce à une amie, une thérapeute (d'abord psychanalyste puis formée à la gestalt-thérapie ensuite) avec qui j'ai ressenti du bien-être. Bon, la confiance est venue après !!! Il m'a fallu du temps pour commencer à lui parler vraiment de moi. Quand je lui ai dit que je voulais arrêter le Prozac, elle n'a pas essayé de me convaincre du contraire et m'a accompagné. Le "sevrage" n'a pas été difficile pour moi (2 ans de Prozac, quatre mois pour le sevrage).
Elle n'est pas muette et moi non plus. Je suis assise sur un canapé face à elle. Souvent, elle me demande ce que je ressens au fond de moi. Je peux lâcher ma colère, ma tristesse, ma joie.. enfin tout ce que je veux chez elle et c'est ce qui est important pour moi. Elle ne sais pas à ma place ce qui est bon pour moi (au début, ça m'emm**** plutôt

, j'aurais bien voulu qu'elle me libre LE d'emploi du "bien-être".. mais non, seule moi ai la réponse, et c'est à moi de la trouver, avec son aide bien sur)... Ca fait un an que je vais la voir et j'ai beaucoup avancé, je n'en reviens pas !
Sinon j'ai beaucoup lu les livres d'Alice Miller sur les différentes formes de maltraitances (verbales, physiques..) et aussi Barbara Schasseur qui a écrit un livre magnifique : "la boulimie : un suicide qui ne dit pas son nom" ou elle parle de toutes les formes de dépendances (bouffe, alcool, drogue...)
Voilà mon expérience en matière de "psy"
