Tout d'abord dans le domaine des fantasmes, je pense qu'il y en a qu'on réalise et d'autres pas. Chacun se place ses propres limites, quitte à les modifier au fur et à mesure du temps. Ce qu'on refuse à un moment donné, on peut l'accepter après.
Par exemple, faire des galipettes avec plusieurs messieurs à la fois est quelque chose qui peut parfaitement m'exciter au niveau du fantasme. Mais je n'ai absolument pas envie de le concrétiser ! Ca ne me dérange pas d'avoir ce fantasme, je le considère comme normal, c'est juste une forme d'excitation supplémentaire, pas quelque chose que je m'impose alors que je n'en ai pas envie. Ca ne fait pas de moi une dépravée !
Et si un jour ça me fait envie de concrétiser, j'y penserai autrement (non les mecs, pas la peine de mater mon profil, y a pas mon msn dedans et je doute fortement que ça arrive un jour !
).
La soumission et la domination, dans le sens SM du terme, c'est pas mon truc du tout non plus ! Mais si un petit fantasme un peu sm se pointe à l'horizon, je n'en déduirai pas forcément que je suis perverse. Je saurai que c'est mon imaginaire qui travaille.
L'important c'est de dissocier le réel, ce que l'on veut concrétiser, du fantasme qui pimente l'imagination, et de se fixer des limites qui sont différentes pour chacun.
Pour le reste, je n'ai aucun tabou particulier. Je peux prendre des initiatives sexuellement ou laisser mon partenaire en prendre, le mieux à mon avis c'est que chacun le fasse alternativement. La sexualité pour moi est "naturelle". Sans doute grâce à mon éducation qui a été très moderne pour l'époque, avec des parents ouverts, qui ont toujours répondu à mes questions dans tous les domaines, sans dépasser mon degré de compréhension selon mon âge et sans éluder certains sujets.
Au point de vue de la fellation (mon dieu j'en ai jamais parlé aussi ouvertement...
), c'est quelque chose que j'ai refusé lors de mes premiers rapports (pas prête !) et puis après c'est venu naturellement, d'abord pour faire plaisir à l'autre, puis ça s'est transformé en plaisir pour moi aussi. Sentir l'autre s'abandonner à soi, lui donner des sensations différentes, sentir aussi une sorte de pouvoir (oui là il y a un petit côté "dominateur" c'est vrai) est un puissant aphrodisiaque. Pour d'autres pratiques je me sens plus "soumise" et ça ne me dérange pas si on reste bien dans le contexte de la sexualité. Faut pas essayer de me transformer en soumise dans ma vie de tous les jours, ça marchera pas !
En fait c'est mon équilibre à moi. Le tien est peut-être différent, il faut juste essayer de le trouver, de trouver tes limites quitte à les modifier ensuite.
En tout cas, il y a des choses vues et vécues dans ton enfance qui ont laissé leur marque sur toi et ces choses t'empêchent d'avancer comme tu le voudrais. Il y a la jeune femme que tu es, avec ses désirs, et la petite fille qui a vu trop tôt la sexualité dans sa forme la plus bestiale, qui a sans doute ressenti une certaine excitation et qui s'en veut... La petite fille qui a des doutes sur le regard que son père peut poser sur elle et qui le transpose chez les autres hommes sans doute.
Je pense que ton image de la sexualité est faussée depuis le début. Tu as vu des choses qui t'ont été présentées comme normales, alors que toi tu sentais bien qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas, qui ne te convenait pas. C'était laid et ça faisait mal. Mais tu ne pouvais pas en parler, ou tu te l'interdisais, donc quelque part tu subissais. Ca a pu te donner l'idée que la sexualité doit être subie d'où ces fantasmes de soumission.
Tu as aussi cette image de la femme assez négative véhiculée par ton père. Or ton copain te renvoie une image positive, tout à fait à l'opposé de celle qu'on t'a inculquée, d'où un certain décalage et une difficulté pour te positionner en tant que femme. La première idée que tu as eue de la sexualité, c'est l'acte lui-même et rien d'autre. Là tu l'associes à de l'amour et ça prend une autre dimension dont on ne t'a pas forcément parlé. Et ça fait un peu peur...
La femme que tu es ne trouvera son équilibre que quand elle aura compris que la vision de la sexualité qu'on a donnée à la petite fille qu'elle a été n'est pas la vraie, que se laisser aller sexuellement ce n'est pas être une "salo**", qu'il ne faut pas avoir peur de ses fantasmes, mais qu'il faut les apprivoiser pour se créer un imaginaire qui servira à se fixer des limites.
Par exemple, faire des galipettes avec plusieurs messieurs à la fois est quelque chose qui peut parfaitement m'exciter au niveau du fantasme. Mais je n'ai absolument pas envie de le concrétiser ! Ca ne me dérange pas d'avoir ce fantasme, je le considère comme normal, c'est juste une forme d'excitation supplémentaire, pas quelque chose que je m'impose alors que je n'en ai pas envie. Ca ne fait pas de moi une dépravée !
La soumission et la domination, dans le sens SM du terme, c'est pas mon truc du tout non plus ! Mais si un petit fantasme un peu sm se pointe à l'horizon, je n'en déduirai pas forcément que je suis perverse. Je saurai que c'est mon imaginaire qui travaille.
L'important c'est de dissocier le réel, ce que l'on veut concrétiser, du fantasme qui pimente l'imagination, et de se fixer des limites qui sont différentes pour chacun.
Pour le reste, je n'ai aucun tabou particulier. Je peux prendre des initiatives sexuellement ou laisser mon partenaire en prendre, le mieux à mon avis c'est que chacun le fasse alternativement. La sexualité pour moi est "naturelle". Sans doute grâce à mon éducation qui a été très moderne pour l'époque, avec des parents ouverts, qui ont toujours répondu à mes questions dans tous les domaines, sans dépasser mon degré de compréhension selon mon âge et sans éluder certains sujets.
Au point de vue de la fellation (mon dieu j'en ai jamais parlé aussi ouvertement...
En fait c'est mon équilibre à moi. Le tien est peut-être différent, il faut juste essayer de le trouver, de trouver tes limites quitte à les modifier ensuite.
En tout cas, il y a des choses vues et vécues dans ton enfance qui ont laissé leur marque sur toi et ces choses t'empêchent d'avancer comme tu le voudrais. Il y a la jeune femme que tu es, avec ses désirs, et la petite fille qui a vu trop tôt la sexualité dans sa forme la plus bestiale, qui a sans doute ressenti une certaine excitation et qui s'en veut... La petite fille qui a des doutes sur le regard que son père peut poser sur elle et qui le transpose chez les autres hommes sans doute.
Je pense que ton image de la sexualité est faussée depuis le début. Tu as vu des choses qui t'ont été présentées comme normales, alors que toi tu sentais bien qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas, qui ne te convenait pas. C'était laid et ça faisait mal. Mais tu ne pouvais pas en parler, ou tu te l'interdisais, donc quelque part tu subissais. Ca a pu te donner l'idée que la sexualité doit être subie d'où ces fantasmes de soumission.
Tu as aussi cette image de la femme assez négative véhiculée par ton père. Or ton copain te renvoie une image positive, tout à fait à l'opposé de celle qu'on t'a inculquée, d'où un certain décalage et une difficulté pour te positionner en tant que femme. La première idée que tu as eue de la sexualité, c'est l'acte lui-même et rien d'autre. Là tu l'associes à de l'amour et ça prend une autre dimension dont on ne t'a pas forcément parlé. Et ça fait un peu peur...
La femme que tu es ne trouvera son équilibre que quand elle aura compris que la vision de la sexualité qu'on a donnée à la petite fille qu'elle a été n'est pas la vraie, que se laisser aller sexuellement ce n'est pas être une "salo**", qu'il ne faut pas avoir peur de ses fantasmes, mais qu'il faut les apprivoiser pour se créer un imaginaire qui servira à se fixer des limites.
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
