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Au fur et à mesure de la RA, je me suis rendu compte que la sensation de faim me faisait peur :?
Je m'explique, pour moi avoir faim était un truc que j'avais rayé de ma vie je faisais tout pour ne jamais avoir faim !
C'était à la fois une peur psychologique (la faim le manque ..... ) mais aussi une peur physique, comme si la faim me faisait mal réellement (je sais pas si c'est clair) :?

Avez vous eu ce genre de sensations ?
JE NE FAIS PLUS PARTIE DE L'ÉQUIPE. Pour en savoir plus sur MON PROCHAIN PROJET C'EST ICI :D

Mon blog:ANNE AND FRIENDS INSTA : ANNESTOLB.
Moi c'est ma mère qui m'a inculqué cette peur... Bon c'est vrai que je ne supporte pas de sauter un repas. J'ai très vite mal à la tête et je devient irracible :?
Ma mère nous a toujours dit de "manger sinon après t'aura faim". Comme si qqch de dramatique allait arriver si on avait faim.
La conséquence, c'est que je mange souvent par automatisme, parce que c'est l'heure et ça meme si j'ai pas faim.
J'essaie de m'en guérir, mais c'est pas évident. Le truc je crois, c'est de toujours avoir un petit truc à grailler avec soi. Le fait de l'avoir te rassure et tu te goinfres moins au repas...
Moi aussi, c'est une sensation qui m'inquiète.
En fait, avoir faim si je suis chez moi, ou que c'est bientot l'heure du repas, j'aime ça. Je me dis que je vais avoir de l'appétit pour le repas et que je vais l'apprécier.

Mais si je ne maitrise pas mon emploi du temps, que je ne suis pas sure de pouvoir manger quand j'aurais faim, alors là c'est la panique. Je réfléchis à mille astuces pour emporter un encas le plus sympa possible, qui ne soit pas périssable, qui ne s'écrase pas, qui ne se voit pas dans mon sac... Pour etre sure d'avoir quelquechose sous la main en cas de besoin.
Alors que je pourrais partir insouciante et m'arreter acheter quelque chose en route. Mais on ne sait jamais, si je n'en avais pas la possibilité pour une raison x ou y... !
oui, moi, c'est pareil. je ne sais pas d'où ça vient, peut-être que c'est à cause des régimes: j'ai eu faim pendant certains régimes, d'où peut-être cette peur? :-k
La peur je l'ai toujours eu d'aussi loin que je m'en souvienne :?
Comme si avoir faim pouvait me faire vraiment mal.
Peut-être aussi parce que ma mère me reprochait d'avoir faim :(

Aujourd'hui je ne cherche plus à éviter cette sensation, mais pendant des années je faisais mon maximum pour finalement ne jamais avoir vraiment faim, je mangeais toujours avant que cela n'arrive.
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Anne a écrit :Au fur et à mesure de la RA, je me suis rendu compte que la sensation de faim me faisait peur :?
Je m'explique, pour moi avoir faim était un truc que j'avais rayé de ma vie je faisais tout pour ne jamais avoir faim !
C'était à la fois une peur psychologique (la faim le manque ..... ) mais aussi une peur physique, comme si la faim me faisait mal réellement (je sais pas si c'est clair) :?

Avez vous eu ce genre de sensations ?


Ben ce n'est plus une sensation qui me fait peur,comme quand avant je faisais des régimes draconiens
Maintenant j'attend qu'elle arrive pour pouvoir manger,comme ça je suis vraiment à l'écoute de mon corps
C'est plutôt la sensation de ne pas avoir faim qui me fait peur,surtout à l'heure des repas,parce qu'après on me pose pleins de questions,alors qu'en fait je n'aime tout simplement pas manger lorsque je n'ai pas faim!
c'est exactement ce que je ressens!! il faut toujours que j'anticipe. je veux dire que si je sais que je pars pour plusieurs heures, il va falloir que je mange un ptit truc. C'est devenu instinctif, tout faire pour ne pas jamais avoir faim... je te comprend entièrement Anne ;)

c'est un sentiment bizarre que je n'explique pas.

( :arrow: RIEN A VOIR mais au boulot c'est pareil, quand je gère les stocks, il faut toujours que je commande plus pour ne pas manquer ! :? )
Or donc si je résume
Mesdames si l'on nous aime
Ç'est pas pour tout ce qu'on ajoute
Ou qu'on enlève
Mais pour ce qu'on a
Et qui brille là
Au fond de nos yeux... Dame Zazie
Ca a peut etre à voir avec le refus de la frustration.
Missy97one a écrit :C'est plutôt la sensation de ne pas avoir faim qui me fait peur,surtout à l'heure des repas,parce qu'après on me pose pleins de questions,alors qu'en fait je n'aime tout simplement pas manger lorsque je n'ai pas faim!
Je suis comme Missy : maintenant, c'est de ne pas avoir faim que j'ai peur. Manger alors que je n'ai pas faim me fait flipper, meme si c'est juste 1/2 bouchée par politesse. J'en ai presque des hauts le coeur.
Le paradis de la terre se trouve entre les seins d'une femme, sur le dos d'un cheval, dans les pages d'un livre. [proverbe arabe]
c'est vrai ça: pour ma part, j'ai aussi remarqué que, de plus en plus souvent, j'ai plus peur de devoir manger sans avoir faim que d'avoir faim et de ne pas pouvoir manger. :-s Je considère que c'est une avancée très positive.

Pour ma part, je sais que j'ai été élevée par ma grand-mère qui a vécu les privation et le manque pendant la guerre 39/45 et qui en a beauocup souffert: elle fait toujours des provisions gigantesques, elle pourrait subir un siège de plusieurs mois sans jamais manquer un seul repas! :crazyeyes: Je pense que cela m'a influencée et que ma peur d'avoir faim est une résonnance de cela.

Ca peut aussi être liéà une peur ancestrale: en effet, tous nos ancètres (ou presque) ont connu la faim et se sont battus contre la faim, c'est presque "inscrit dans nos gènes", à mon avsi, cette peur de la faim... :-s
Pour moi, c'est un peu un mélange de plusieurs choses déjà citées:

Ma grand-mère maternelle nous a autant élevés que ma mère et chez elle, il fallait bien manger pendant les repas pour ne pas avoir faim et grignoter entre deux. Il était aussi hors de question de sauter un repas à moins d'être malade et encore, elle nous préparait alors un bouillon. Elle voulait surtout, je pense, nous éviter d'avoir faim dans le sens de manquer de nourriture, comme elle l'avait ressenti durant la guerre. Si on ne finissait pas notre assiette, elle nous disait de penser aux pauvres malheureux qui meurent de faim et seraient bien contents d'avoir notre assiette.

Par la suite, la mode des régimes est arrivée. C'est à ce moment que mamie et maman ont commencé à regarder de plus près ce qu'on mangeait. Il fallait absolument qu'on mange aux heures des repas et au goûter, mais interdiction de grignoter entre deux et ne pas se resservir sutout. Mamie a commencé à nous proposer des repas "allégés", c'est à dire cuisinés sans graisse ou vraiment le strict minimum et à nous faire faire de la gym.

Maman avait lu que pendant un régime il ne fallait surtout pas avoir faim pour ne pas être tenté de manger n'importe quoi, alors nous avons continué à manger aux heures des repas, toute notre assiette non seulement pour ne pas gaspiller,mais aussi pour ne pas avoir faim avant le prochain repas. Ce qui fait qu'assez vite la faim a été remplacée par l'envie de manger. J'ai commencé à grignoter en cachette.

Quand je suis partie de chez mes parents, j'avais toujours cette habitude de manger aux heures des repas, toute mon assiette mais sans "garde-fou", le grignotage était plus tentant et puis le stress dû à des problèmes personnels sérieux ont fait que j'ai pris 30 kilos en moins de 6 mois.

J'ai commencé à faire des régimes, avec toujours en tête que pendant un régime, il ne faut pas avoir faim. Alors par exemple, si je mangeais des haricots verts, j'en mangeais presque 1kg pour être sûre de ne pas avoir faim une heure après parce qu'on m'avait toujours dit que les légumes ne faisaient pas grossir et qu'ils ne calaient pas autant que les féculents ou la viande. Donc je compensais la qualité par la quantité.

Du coup, quand j'arrêtais un régime, je mangeais les mêmes quantités mais plus seulement des légumes ou des fruits. Je me suis retrouvée avec des assiettes énormes que je me forçais à manger jusqu'au bout pour ne pas gaspiller et après mon assiette, je finissais le plat et parfois même l'asiette de zom, toujours pour ne pas jeter. Je me rends compte que j'étais devenue l'alternative à la poubelle.

Je me rends compte qu'on m'a inculqué (sans le vouloir, parce qu'à l'époque on ne savait pas ce qu'on sait maintenant) la peur de la faim. Et pendant des années, je n'ai quasiment pas eu l'occasion de la ressentir. Je l'avais remplacée par l'envie de manger.

Aujourd'hui, je n'ai plus peur d'avoir faim, à chaque fois que je ressens la faim, c'est une petite victoire. Ce qui me fait peur, c'est de ne rien avoir à manger au moment où j'ai faim, parce que j'ai peur que le manque occasionné ce manifeste ensuite par le retour de mes envies irrépressibles de manger. Comme je n'ai pas encore complètement vaincu ces envies, je n'ai pas besoin de les favoriser en me privant quand j'ai faim. :?

Désolée pour la longueur de mon post :oops: , je crois que le fait d'écrire tout ça m'a permis de réaliser certaines choses que je savais mais dont je n'avais pas frocément conscience et je me suis un peu étalée. :oops:
At last, my love has come along, my lonely days are over, and life is like a song... (Etta James)

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