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Mon endocrinologue m'a passé un article que j'ai trouvé très interessant, résumé des troisièmes rencontres du GROS qui ont eu lieu en décembre
je vous en partage un extrait :


Michelle LE BARZIC a écrit :(...)

2/Le diable dans l’assiette
(...)
Les « maladies de la pléthore » se sont multipliées. Obésité, cholestérol, diabète, hypertension artérielle, affectent de plus en plus tôt un nombre croissant de mangeurs de plus en plus sédentaires et incapables de réduire leur appétit dans un environnement alimentaire surabondant et omniprésent, où il est impossible d’échapper à la tentation alimentaire. Le grignotage ininterrompu, l’hyperphagie, la boulimie, le Binge Eating Disorder, tous ces troubles du comportement alimentaire qui ont transformé le péché de gourmandise en « comportements pathologiques » scientifiquement répertoriés, empoisonnent la relation du mangeur à sa nourriture. Comment, dans un tel contexte, la nourriture peut-elle continuer d’être « bonne à penser » ?
La désignation de boucs émissaires est la solution universelle des sociétés humaines en période de crise . Le sucre, le gras, les légumineuses, ont été, tour à tour, dénoncés et proscrits puis réhabilités à la faveur de révélations scientifiques, avant d’être à nouveau pourchassés. Les croisades se succèdent à grand renfort de théâtralité médiatique où l’irrationalité moralisatrice l’emporte sur l’objectivité informée consciente de l’ampleur son ignorance. Il s’ensuit une « planétaire cacophonie alimentaire » face à laquelle « le mangeur désorienté, à la recherche de critères de choix, trouve surtout à nourrir son incertitude », laquelle renforce son inquiétude. Il en perd le plaisir de manger.

3/ La médicalisation pathogène
La médicalisation généralisée du poids et de l’alimentation s’est développée dans les années soixante lorsque les statistiques des compagnies d’assurance américaines ont fait apparaître une relation positive entre le surpoids les risques somatiques . La médecine s’est alors substituée aux religions (en perte de vitesse) pour délimiter les frontières entre le « bien » et le « mal » manger. « Anxieuses de bien faire, les mères se sont soumises à l’autorité de ces experts auto proclamés […] Docilement, elles ont troqué un faisceau de connaissance intuitives […] contre un faisceau de certitudes a priori qui se prenait pour des vérités ».
En appliquant à leurs enfants les restrictions alimentaires, prescrites par leurs pédiatres au nom de la prévention précoce de l’obésité, elles ont contribué à aggraver la « dérégulation alimentaire » consécutive à la restriction cognitive , elle-même inductrice de pathologie du comportement alimentaire promoteur de l’obésité chez l’enfant . Chez l’adulte, la pratique généralisée des régimes induit l’inflation des kilos qu’elle cherche à éradiquer .
Les prescriptions nutritionnelles ne sont pas sans effets paradoxaux. Après l’alimentation hyperprotidique prônée par les pédiatres pour les nourrissons , les consignes diététiques contre le cholestérol pourraient avoir des effets obésitogènes précoces en bouleversant le rapport des omega 6 et des omegas 3 dans le lait maternel. C’est ainsi que l’on a récemment mis en évidence, aux USA, une relation directe entre l’IMC des nourrissons et le taux d’Omega 6 dans la composition du lait maternel des mères. Cette relation ne s’observe pas encore en Europe, mais elle pourrait bien être annoncée par les tendances révélée par l’étude .

Conclusion
Tel l’imbécile qui croit trouver la vérité que le sage cherche encore, la nutrition médicale du XXème siècle a prescrit des « solutions » simplistes à des problèmes dont elle méconnaissait la complexité. Angoissé par la menace de l’obésité et des maladies métaboliques que l’on brandissait devant ses yeux, le mangeur occidental s’en est aveuglément remis à ses nouveaux « maîtres à manger » . En dépit de tous ses efforts, il est devenu plus gros, plus malade et plus mal dans sa peau. Sans jamais remettre en cause les principes qu’il a tenté de suivre, il s’impute à lui-même l’échec de ses tentatives. Il est devenu plus gros et plus malade, et la piètre opinion qu’il a de lui-même entame sa confiance en lui dans tous les domaines de son existence. Inéluctable, la logique de l’échec découle de cet engrenage infernal, justifiant a posteriori tous les préjugés qui font le lit de la stigmatisation des obèses.
Depuis la deuxième moitié du XXème siècle, les luttes contre l’obésité n’ont-elles pas été menées au détriment de ceux qui auraient dû en bénéficier : les obèses eux-mêmes ? La Nutrition médicale est aujourd’hui informée des erreurs que ses meilleures intentions lui ont fait commettre. Il lui appartient donc de « réparer le mal qu’elle a fait à son insu. À défaut de quoi elle deviendrait coupable de les pérenniser, cette fois en connaissance de cause » .


(on peut lire l'intégralité de l'article sur le site du gros)
Nourrir du ressentiment envers quelqu'un, c'est avaler soi-même le poison en attendant que l'autre meure
je suis oki avec tout ce qui est cité dans l'article, sauf avec ce passage là

2/Le diable dans l’assiette(...)
l’hyperphagie, la boulimie, le Binge Eating Disorder, tous ces troubles du comportement alimentaire qui ont transformé le péché de gourmandise en « comportements pathologiques » scientifiquement répertoriés, empoisonnent la relation du mangeur à sa nourriture. Comment, dans un tel contexte, la nourriture peut-elle continuer d’être « bonne à penser »(... )




je trouve qu'il y a une vraie différence entre la "gourmandise" et les "tca". Dans les premiers on aime manger on est gourmand de nourriture et gourmet , dans le second la bouffe n'est souvent plus de la nourriture , mais vraiment de la "bouffe" et elle ne sert qu'à remplir un vide , apaiser une angoisse.

Derrière la gourmandise il n'y a pas de malêtre, derrière les tca il y a du malêtre.

Ainsi on peut distinguer différentes cause de surpoids ( en rapport à la "norme" ) (:? ) . Par exemple un de mes grands pères était amateur de bonne bouffe, et était gros. mais la bouffe ne venait combler aucun manque . il manger bien pendant les repas, il était gourmand de tout, etc. Ce qui est très différent de quelqu'un de gros suite à des épisodes d'hyperphagie.

l'un est gros car il aime manger, l'autre est gros car il a besoin de manger pour ne pas sombrer complètement psychologiquement. pour moi, là est la nuance entre la "pathologie" et la "goumandise", et du coup là où je ne suis pas d'accord avec le passage que j'ai mis en quote.
boreale a écrit : il manger bien.


il mangEAIT bien


:oops:
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