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Aujourd'hui je dois vous présenter un sentiment qui me hante, qui me bouffe, qui remplit tous les moindres recoins de ma personne, le sentiment de culpabilité.

je ne sais pas si le sujet est à la bonne place, pardon d'avance.

tiens vous voyez, je m'excuse de l'endroit ou j'ai mis le topic...

je culpabilise de tout, ce que je dis, ce que je fais, ne fais pas, ne dis pas.

je m'en veux de ne pas bien faire au boulot, à la maison, en tant que femme, en tant que maman, copine, fille, soeur.

d'où me vient ce sentiment ?

est ce que j'ai senti dès le départ de ma vie que mes parents ne s'attendaient pas à moi ?

pourquoi ai je toujours l'impression de gêner, d'être en trop ?

c'est très pesant, cela nuit à la vie des miens et à ma vie.

c'est ma séquence psy, c'est le jour sans doute, en parler n'arrangera pas de si tôt cette situation , car je la porte depuis toujours.

mais peut être d'autres ici connaissent aussi cela ?

qui pourraient échanger leurs impressions, leurs solutions...

:roll:
C'est un sentiment qui me ronge tout le temps meme quand je ne suis pas fautive d'une situation, je peux pas m'empecher de culpabiliser :?
Je crois que dans le dico, à côté de culpabilité, y'a ma photo !!

Je culpabilise tout le temps : pour ce que j'ai fait, ou pas fait, ou mal fait... pour la façon dont je gère ma puce, pour le boulot, pour mon chéri, pour la tenue de ma maison, pour plein de choses !!

J'ai même culpabilisé de la mort de ma grand-mère, alors que je n'y étais pour rien (m'a fallu 8 ans pour l'accepter...).

C'est lié à une mauvaise image de soi, un manque de confiance en soi c'est certain...

Je crois qu'on peut monter un club, on doit être nombreuses dans ce cas-là...

:kiss: les filles...
Plus je vieillis, moins je m'aigris... - c'est de moi, ça !
JEA et fière de l'être...
Z'aime pas le SMS...Ze comprend pas le SMS...Donc ze réponds pas au SMS...
est ce que vous croyez que c'est lié à l'éducation qu'on a reçue ?
magasa a écrit :est ce que vous croyez que c'est lié à l'éducation qu'on a reçue ?


Bien évidemment, à chaque truc que je faisais ma soeur et moi etions des connasses (superbe terme) ou des abruties par l'alcool :? encore mieux, aors bien evidemment quand on culpabilise toujours un gamin, ben il se conduit comme tel en etant adulte, depuis toute petite, on me fait culpabiliser tout et rien alors, ca peut pas s'arranger :cry:
ben moi j'ai toujours entendu que je n'étais pas prévue et que j'étais arrivée trop tot !

et après que j'étais une sale gamine qui faisait pipi au lit et qui détruisait tout.... si si, c'est vrai !

et mon frère était tellement dominant et encensé que je n'étais qu'une m**** à côté de lui.

donc comme base de vie, on peut mieux faire, je crois, et maintenant j'ai peur de transmettre des trucs négatifs à mes gamins, c'est un cercle vicieux !!!
Je me reconnais très bien dans ce que vous avez écrit... un sentiment de culpabilité me guette aussi en permanence et c'est pas facile à vivre (ce n'est qu'un problème de plus :cry: ) moi je crois que ça vient avant tout d'un manque de confiance en soi, chez moi il est évident, pratique l'auto dérision, je me rabaisse souvent, je me suis longtemps sentie "inférieure aux autres" (avec l'âge forcément j'analyse plus les choses et essaie d'y remédier)... Un vrai problème car en fait par peur de mal faire ou quoi que ce soit ben je me dévoue aux autres et ce jusqu'à mon détriment même. Je pense aussi qu'il y a une part d'éducation là dedans, je ne veux pas dire pas là que je n'ai pas été heureuse dans mon enfance ni que mes parents ne m'ont pas aimé, loin de là, mais comme mon père est militaire ben il a coté "carré" lol et j'ai reçu une éducation assez stricte et je pense qu'après ça laisse des traces, la peur de mal faire, la culpabilité, tout cela c'est lié... Aujourd'hui je travaille là dessus (tant bien que mal) pour avoir ma propre personnalité, m'affirmer et ne pas faire tjrs en fonction des autres...
magasa a écrit :ben moi j'ai toujours entendu que je n'étais pas prévue et que j'étais arrivée trop tot !

et après que j'étais une sale gamine qui faisait pipi au lit et qui détruisait tout.... si si, c'est vrai !

et mon frère était tellement dominant et encensé que je n'étais qu'une m**** à côté de lui.

donc comme base de vie, on peut mieux faire, je crois, et maintenant j'ai peur de transmettre des trucs négatifs à mes gamins, c'est un cercle vicieux !!!


Mais non , c'est pas un cercle vicieux, faut te dire que tes parents sont de la generation 0 sentiment, et toujours la faute des enfants, si je te racontais mon enfance et bien tu comprendrais certainement et je pense que ca me rendrait service pour me soigner de ma boulimie devastatrice quand je repense à tout, ben oui, c'est ca, de toutes facons fallait bien le lacher un jour, si je bouffe c'est qu'il y a une raison :cry:
pareil....

et ça remonte à très loin, faut pas que je cherche plus près

:?
magasa a écrit :pareil....

et ça remonte à très loin, faut pas que je cherche plus près

:?


Non, il ne faut plus chercher, mon analyse, ca fait bien longtemps que je me la suis faite, mais s'en sortir, c'est tres dur :?
Je n'ai pas ce problème mais deux personnes que je connais ont vécu et d'ailleurs le vive encore.
J'ai l'impression que c'est comme un manque de confiance en soi et aussi le résultat de brimades.
Mais je trouve que les choses ont évolué depuis qu'elles ont pris conscience du fait que ce sont des personnes bien et gentilles et qu'elles ont réussi beaucoup de choses dans leurs vies et surtout qu'ils ne fallaient pas prendre argent content de tout ce qu'elles pouvaient entendre.
Un truc qui est très important est le fait de penser un peu plus à soi même qu'à ce que souhaiterez ou penserez les autres.
Je vis cela en extèrieur et donc je ne peux pas dire vraiment mais voilà l'impression que j'ai vue de l'extèrieur.
Zut
Je m'incruste dans le club....

C'est bien simple, dans la rue, quelqu'un me marche sur le pied en reculant, c'est moi qui m'excuse sans réfléchir. Dans un supermarché, je laisse passer les autres, je m'excuse d'être au milieu... si je demande à quelqu'un de faire une chose et qu'il échoue, je m'en veux de ne pas avoir deviné/perçu/su qu'il ne pouvait pas le faire, et je me rejette la faute dessus.
Ma mère me fait une remarque qui m'embarrasse, je lui dis, elle s'enerve ou est blessée, et au final, j'en conclu que non seulement je suis vraiment stupide d'avoir eu de l'embarras, et qu'en plus, je suis une cruche qui a déclenché une dispute et que j'aurais du me taire pour ne pas faire de la peine aux autres...
Même quand mon copain met la table et casse un verre, je me dis que c'est ma faute, que je l'avais mis trop pres du bord, etc, etc.

Bon, cette attitude passe un peu maintenant: j'ai toujours été grande et costaude: les gens au ciné, devant la tv, aux spectacles, mon petit frère, tout le monde me disait de faire attention, toujours eu l'impression que je génais, ou que je risquais de faire mal à quelqu'un, ou de blesser quelqu'un.
Possible que ce soit un manque de confiance en soi.
Je pense que c'est aussi un sens de l'observation, ou un instinct, ou de l'imagination assez développé.
Quand on parle peu, qu'on écoute et regarde tout, qu'on note tout, qu'on impressionne, ou qu'on est tout le temps dans la lune, et qu'on a appris à toujours chercher l'approbation ou à ne pas géner, qu'on est exigeant envers soi-même aussi parfois, je pense qu'une combinaison de tout ça peut amener à une culpabilisation comme celle dont vous parlez (et dont je parle).
Je réponds présente à tout cela...et en fait je ne peux mettre le doigt exactement là d'où ça vient.

Mais je sais que quand je fais quelque chose que ma mère désapprouve, son ton de voix devient cassant. Aucun reproche, mais oh que je peux le sentir au travers du téléphone...c'est d'ailleurs une grande partie de la raison pourquoi j'ai laissé mon copain...Dur dur de tenir tête à sa propre mère
Je n'ai connu le sentiment de culpabilité que quand j'ai connu ma dépression. En maîtrise, il y a deux ans à peu près. L'envie de ne pas gêner, de me cacher derrière Vincent et en même temps m'en vouloir de le faire, m'en vouloir de ne pas réussir à parler, de ne pas réussir à aller en cours, à rendre des choses qui avant me passionnaient, avoir l'impression qu'on est moins bien que tout le monde autour de soi, m'en vouloir d'aller mal, me mettre toutes les fautes du monde sur le dos... M'en vouloir aussi de réussir à décrocher mon diplôme dans l'état où j'étais, jusqu'à ce que ça aille mieux... Et quand c'est allé mieux, j'ai compris beaucoup de choses : ça ne sert à rien de s'en vouloir pour tout et rien. Personne n'est parfait, même si j'exige très souvent le mieux que je puisse faire.
Exiger le mieux qu'on puisse faire. Si on y arrive pas, tant pis. Mais au moins on aura essayé. Persister le plus possible, et savoir s'avouer vaincu. Savoir détendre sur soi-même quoi... Le fait de me dire que j'ai fait du mieux que j'ai pu me permet de ne pas culpabiliser. Le ménage n'est pas fait ? J'y peux pas grand chose, je ne suis pas seule dans l'appart, je viens de commencer à bosser, j'en fais toujours un peu mais bon voilà, c'est pas fait entièrement, ben ça sera fait plus tard. SAVOIR DIRE ZUUUUUUUUUUT quand il le faut ;)
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