J'admire celles qui peuvent en parler, je pense qu'on peut le faire qu'à partir du moment où nous ne sommes plus dans la honte, la culpabilité....
Pour ma part, les seules fois où j'en ai parlé à des "amis", les réactions ont été violentes pour moi, ils ne comprennent que c'est une addiction et non une question de volonté. Effectivement, moi aussi ça me saoule de devoir me justifier.
La famille, je dirai qu'ils sont complètement dans le déni, bref, je n'attend rien d'eux, je n'en parle pas, ça ne les regarde pas.
Je me suis déjà retrouvée dans la situation inverse avec un pote qui prenait de la drogue dure, le sujet est devenu tabou, je n'osais pas le questionner sur sa consommation bien que je voyais qu'il maigrissait à vu d'oeil.
Maintenant, j'accepte aussi que les personnes ne peuvent tout simplement pas comprendre, ça sert à rien de s'épancher sur le sujet. Il faut aussi savoir préserver les personnes auxquelles ont tient. Je comprend aussi que je peux devenir plombante avec mes histoires de bouffe, de régime, de cellulite....
"Ce n'est pas un signe de bonne santé d'être bien adapté à une société profondément malade." Krishnamurti