Les personnes qui se servent des autres comme maman, infirmière, bonne soeur... ne changent en général pas.
Je pense que ton copain t'a réellement aimée, comme mon mari m'aimait (de toutes façons, je ne suis pas prête à entendre le contraire pour l'instant, chaque chose en son temps

).
Mais leur forme d'amour est quand même particulière et plus liée à une satisfaction de leurs besoins. Au bout d'un moment ça ne suffit plus, parce qu'on ne ressent plus que le besoin de l'autre, qu'on DOIT satisfaire, et plus l'amour lui-même.
Je suis divorcée depuis près d'un an et demi. Je ne suis pas gravement en conflit avec Monsieur Ex, on se parle, on se voit.
Sauf que je me rends compte de deux choses :
1) je n'ai pas particulièrement envie de le voir, ni de lui parler. Quand il me dit qu'il va passer à la maison, je suis angoissée, si il annule, je suis soulagée. Personnellement, je ne l'appelle pas et je ne suis jamais allée dans son appartement.
2) Quand il m'appelle ou demande à venir me voir, c'est qu'il a besoin de quelque chose. Comme avant. Et quand il l'a eu, ou si je refuse, il n'appelle plus, ne passe plus. Hier matin, quand il a appelé, il prenait de mes nouvelles longuement, m'a demandé comment allait ma mère, etc, et là je me suis dit "ça y est il va me demander qq chose". Ca n'a pas loupé, il voulait de l'argent. J'ai dit non. Depuis plus de son plus de lumière et je suis persuadée que je n'aurai pas de ses nouvelles avant qu'il ait à nouveau besoin de qq chose et que Mère Thérésa soit son seul recours...

Et il a toujours été comme ça, même quand on vivait ensemble. Il n'a pas changé et il ne changera jamais.
Mais là je crois que Mère Thérésa commence à disparaitre.
Si tu étais restée avec lui, tu aurais sans doute eu le même parcours. Il est gratifiant, parce qu'on se sent indispensable, donc quasi unique, on a le sentiment d'être utile, d'aider l'autre à vivre. Mais il est aussi décevant parce qu'on se rend compte à la fin que quasiment tout est à sens unique.
