Bonjour, je ne suis pas super active sur ce forum, bien que je vienne de temps en temps pour y trouver un peu de courage pour continuer ma RA, ou tout simplement me motiver.
Je pense n’avoir plus de tabous alimentaires, malgré mon insurmontable passion pour la pâte à tartiner, qui me cause quelques soucis, mais pas pour le produit en lui-même. Je m’explique : je me suis rendue compte que toutes mes crises de « surmangeage » (je ne peux pas vraiment appeler ça de l’hyperphagie car je pense que la quantité n’est pas assez grande pour cela, bien qu’elle reste supérieure à la moyenne) avaient lieu devant la télé. Et pour cause : je ne mange QUE devant la télé quand je suis seule. J’ai essayé de la supprimer, de mettre de la musique, de me préparer un repas qui soit « festif », de prendre soin du cadre dans lequel je mange, mais finalement, l’envie de manger devant la télé (ou ordinateur) reste présente la plupart du temps, surtout lorsque je me retrouve dans mon petit studio où je manque de place.
J’ai réalisé aujourd’hui que mon facteur de stress était précisément ce sentiment de faire quelque chose de mal en mangeant devant la télé. Certes, le but de la RA (ou l’un des moyens, plutôt) est de porter attention à ce que l’on mange, pour mieux l’apprécier et donc moins en manger (ou en manger la quantité dont notre corps a besoin, pas plus), et manger devant une série n’est pas le mieux pour se concentrer. Mais finalement, est-ce que ça ne pourrait pas être la même chose que de manger avec des amis, en discutant, en s’écoutant, tout en restant concentrée sur des bouchées de nourriture, même si ce n’est pas toute l’assiette ?? J’ai bien envie de tester cette théorie, car je pense que le fait même de me dire « tu manges devant la télé, c’est mal pour la RA », m’amène à : « tu vas trop manger, c’est sûr, car tu n’es pas concentrée sur ton assiette », et finalement, je mange effectivement trop.
A l’inverse de certaines personnes qui semblent trouver beaucoup plus difficile de se concentrer sur leurs sensations quand elles mangent en groupe, moi je suis plus attentive au restaurant, ou entre amis, que quand je suis seule (pour les rares fois où j’arrive à couper la télé), car je m’ennuie et mon esprit vagabonde parmi tout un tas de pensées. La télé me permet aussi de limiter ces pensées (qui ne sont pas liées aux émotions, mais plutôt à une réflexion continue sur tout un tas de choses, des projets, le boulot, des idées en vrac, je n’arrive pas à « éteindre » mon cerveau en fait, je ne trouve pas souvent le mode « détente ») mais me fait culpabiliser. J’ai eu pendant longtemps un rapport relativement sain à la nourriture (je mangeais trop, mais au goûter, sans télé justement) alors que mes repas principaux étaient tous devant la télé. Je me dis donc que finalement, il y a peut-être aussi un tabou à creuser de ce côté-là , un déclencheur qui finalement pourrait être supprimé par la simple prise que conscience que non, manger devant la télé, ce n’est pas « le mal », et que pour le moment j’en ai juste besoin. Comme de s’autoriser à manger ses émotions, mais avec conscience, pour en profiter et diminuer la quantité ingérée, le temps d’arriver à les gérer autrement.
Je suis désolée pour le pavé, je voulais partager cela, et savoir si certain(e)s d’entre vous avaient également ce genre de réflexion, ou des pistes pour me permettre d’évoluer face à ce comportement…
En tout cas, merci pour celles et ceux qui seront arrivé(e)s au bout !
Je pense n’avoir plus de tabous alimentaires, malgré mon insurmontable passion pour la pâte à tartiner, qui me cause quelques soucis, mais pas pour le produit en lui-même. Je m’explique : je me suis rendue compte que toutes mes crises de « surmangeage » (je ne peux pas vraiment appeler ça de l’hyperphagie car je pense que la quantité n’est pas assez grande pour cela, bien qu’elle reste supérieure à la moyenne) avaient lieu devant la télé. Et pour cause : je ne mange QUE devant la télé quand je suis seule. J’ai essayé de la supprimer, de mettre de la musique, de me préparer un repas qui soit « festif », de prendre soin du cadre dans lequel je mange, mais finalement, l’envie de manger devant la télé (ou ordinateur) reste présente la plupart du temps, surtout lorsque je me retrouve dans mon petit studio où je manque de place.
J’ai réalisé aujourd’hui que mon facteur de stress était précisément ce sentiment de faire quelque chose de mal en mangeant devant la télé. Certes, le but de la RA (ou l’un des moyens, plutôt) est de porter attention à ce que l’on mange, pour mieux l’apprécier et donc moins en manger (ou en manger la quantité dont notre corps a besoin, pas plus), et manger devant une série n’est pas le mieux pour se concentrer. Mais finalement, est-ce que ça ne pourrait pas être la même chose que de manger avec des amis, en discutant, en s’écoutant, tout en restant concentrée sur des bouchées de nourriture, même si ce n’est pas toute l’assiette ?? J’ai bien envie de tester cette théorie, car je pense que le fait même de me dire « tu manges devant la télé, c’est mal pour la RA », m’amène à : « tu vas trop manger, c’est sûr, car tu n’es pas concentrée sur ton assiette », et finalement, je mange effectivement trop.
A l’inverse de certaines personnes qui semblent trouver beaucoup plus difficile de se concentrer sur leurs sensations quand elles mangent en groupe, moi je suis plus attentive au restaurant, ou entre amis, que quand je suis seule (pour les rares fois où j’arrive à couper la télé), car je m’ennuie et mon esprit vagabonde parmi tout un tas de pensées. La télé me permet aussi de limiter ces pensées (qui ne sont pas liées aux émotions, mais plutôt à une réflexion continue sur tout un tas de choses, des projets, le boulot, des idées en vrac, je n’arrive pas à « éteindre » mon cerveau en fait, je ne trouve pas souvent le mode « détente ») mais me fait culpabiliser. J’ai eu pendant longtemps un rapport relativement sain à la nourriture (je mangeais trop, mais au goûter, sans télé justement) alors que mes repas principaux étaient tous devant la télé. Je me dis donc que finalement, il y a peut-être aussi un tabou à creuser de ce côté-là , un déclencheur qui finalement pourrait être supprimé par la simple prise que conscience que non, manger devant la télé, ce n’est pas « le mal », et que pour le moment j’en ai juste besoin. Comme de s’autoriser à manger ses émotions, mais avec conscience, pour en profiter et diminuer la quantité ingérée, le temps d’arriver à les gérer autrement.
Je suis désolée pour le pavé, je voulais partager cela, et savoir si certain(e)s d’entre vous avaient également ce genre de réflexion, ou des pistes pour me permettre d’évoluer face à ce comportement…
En tout cas, merci pour celles et ceux qui seront arrivé(e)s au bout !
Nathasmog
