seren a écrit :merci beaucoup!
tu parle de ta souffrance avec enormemnt de lucidité mais en meme temps je voit que tu souffre malgré que tu a conscience de "l'absurdité" (je mets absurdité entre "" car il est evident que c'est quelque chose qui affecte enormement votre vie, je n'essaie pas de minimiser), ce n'est pas contradictoire, enfin je veut dire ca me parait etrange de souffrir de quelque chose alors que l'on sait que ce n'est pas justifié, comment est ce que ton entourage t'aide? ca doit etre difficile pour eux aussi d'accepter que tu soit malade.
j'espere que je suis claire dans ce que je dit, je suis anglaise enfait et j'ai encore un peu du mal avec le francais.si je dit des chose d'une maniere blessante je suis desole, ce n'est pas mon intetion!
Oui c'est très contradictoire, et je ne sais pas bien l'expliquer.
En fait ce n'est qu'un symptôme, le symptôme d'une angoisse, et comme l'esprit ne sait pas comment s'en débarrasser et comment la gérer il crée ce phénomène de dysmorphophobie. Chez moi c'est le ventre, sans doute parce qu'on a du me faire un commentaire un jour, mais ça aurait pu être les cheveux ou le nez ou je ne sais quoi.
En fait je sais pertinemment que je n'ai pas un gros ventre. Mais quand j'angoisse, quand j'ai cette "crise" qui m'arrive, je commence à focaliser dessus, à me dire que finalement, si, j'en ai, et puis non, et puis si, alors je regarde, je vérifie, je me dis que ce pantalon le fais ressortir, celui-là moins... j'ai l'impression qu'on ne voit plus que ça. Après certains jours, et c'est normal, j'ai plus de ventre, ça va accentuer encore le problème.
J'ai toujours une part de mon cerveau qui me dit tout va bien ton ventre est normal, et cette autre part, qui réagit à l'angoisse, qui me dit que non, qui me pousse à vérifier. Je sais que c'est contradictoire et ça l'est aussi dans ma tête, c'est entre autre ce qui rend cette "maladie" (je mets entre guillemets parce que je suppose qu'il y a pire et que ça va sans doute s'arranger tout seul) difficile à gérer.
