Les appréciations sur les bulletins ont été pour moi la preuve que les histoires d'équipe pédagogique étaient de vastes blagues. Non, les professeurs ne se penchent pas ensemble sur le berceau de chaque élève en discutant comment l'aider à progresser...
J'avais des "Elève travailleuse" qui côtoyaient les "Manque d'implication et de travail personnel", "A du mal à rendre les devoirs" ; c'est dire si les enseignants communiquaient entre eux. Mais je sais que matériellement j'ai trop attendu d'eux, je leur ai collé un rôle de tuteurs sans doute, d'ailleurs certains se sont escrimés tout de même pour comprendre pourquoi je ne travaillais pas. La vérité étant que comme beaucoup ici (je ne pensais pas que c'était si répandu d'ailleurs !) je participais en cours, surtout là où ça m'intéressait, et que rentrée chez moi j'avais à mon sens fini ma journée. Puis en fait, j'allais assez mal depuis le collège et je ne savais pas non plus comment travailler.
Donc j'ai été également la suce-boule parce que je questionnais le professeur, que j'allais discuter un point qui me bloquait à la fin du cours (pauvres professeurs de mathématiques, qui ne pouvaient avoir leur pause si j'étais dans le cours qui précédait), j'ai été aussi celle qui était détestée par la classe au lycée car recevant non pas les félicitations mais les encouragements, de manière injuste...
Ce sont les commentaires de mes camarades qui m'ont le plus marquée à vrai dire. Quand à la fête d'après bac on m'a demandé ma mention et que j'ai répondu "passable", ça m'a estomaquée qu'on me rétorque "Ah, y a quand même une justice".
Ceci dit, en effet, au vu du travail personnel fourni je n'avais pas grand mérite. Mais bon m**de je suis une personne tout de même.
Sinon, un commentaire qui a été source de fierté autant que de douleur (dans mon dossier scolaire, première page par ma professeure principale de 2nde) : "Un excellent potentiel, mais des difficultés psychologiques qui en empêchent une parfaite réalisation."
Ca m'a permis de rêvasser sur l'idée que j'avais quelque chose à donner au monde, à réaliser. Et d'en vouloir aux adultes qui ne m'avaient pas aidée, qui m'avaient vue m'enfoncer, tendance sables mouvants.
Mais je travaille (haha) maintenant sur ces vieilles rancoeurs. Passée la trentaine je pense que je frôlerai le ridicule si je pense encore à ma scolarité avec amertume.
J'avais des "Elève travailleuse" qui côtoyaient les "Manque d'implication et de travail personnel", "A du mal à rendre les devoirs" ; c'est dire si les enseignants communiquaient entre eux. Mais je sais que matériellement j'ai trop attendu d'eux, je leur ai collé un rôle de tuteurs sans doute, d'ailleurs certains se sont escrimés tout de même pour comprendre pourquoi je ne travaillais pas. La vérité étant que comme beaucoup ici (je ne pensais pas que c'était si répandu d'ailleurs !) je participais en cours, surtout là où ça m'intéressait, et que rentrée chez moi j'avais à mon sens fini ma journée. Puis en fait, j'allais assez mal depuis le collège et je ne savais pas non plus comment travailler.
Donc j'ai été également la suce-boule parce que je questionnais le professeur, que j'allais discuter un point qui me bloquait à la fin du cours (pauvres professeurs de mathématiques, qui ne pouvaient avoir leur pause si j'étais dans le cours qui précédait), j'ai été aussi celle qui était détestée par la classe au lycée car recevant non pas les félicitations mais les encouragements, de manière injuste...
Ce sont les commentaires de mes camarades qui m'ont le plus marquée à vrai dire. Quand à la fête d'après bac on m'a demandé ma mention et que j'ai répondu "passable", ça m'a estomaquée qu'on me rétorque "Ah, y a quand même une justice".
Ceci dit, en effet, au vu du travail personnel fourni je n'avais pas grand mérite. Mais bon m**de je suis une personne tout de même.
Sinon, un commentaire qui a été source de fierté autant que de douleur (dans mon dossier scolaire, première page par ma professeure principale de 2nde) : "Un excellent potentiel, mais des difficultés psychologiques qui en empêchent une parfaite réalisation."
Ca m'a permis de rêvasser sur l'idée que j'avais quelque chose à donner au monde, à réaliser. Et d'en vouloir aux adultes qui ne m'avaient pas aidée, qui m'avaient vue m'enfoncer, tendance sables mouvants.
Mais je travaille (haha) maintenant sur ces vieilles rancoeurs. Passée la trentaine je pense que je frôlerai le ridicule si je pense encore à ma scolarité avec amertume.
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
