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Moi par contre, j'ai toujours aimé ça manger, depuis toute petite, toujours gourmande...

Mais c'est vrai que j'ai du mal à comprendre mes parents : Ils disent que rien n'est plus important que leurs enfants, mais au moindre soucis personnel, financier, travail, couple... les enfants passent au second plan, comme s'ils étaient protégés d'une bulle et que rien ne pouvait leur arriver. "Tes problèmes ne peuvent pas être aussi graves que les notres, t'es une enfant!" J'ai souvent entendu ça, et donc une adolescence chaotique avec réactions de causes à effets : culpabilité, isolement social, dégringolade scolaire et naissance de conduites addictives pour combler ce qu'il me manquait... Enfin je crois...


Je ne veux pas leur jeter la pierre, (quoique c'est un peu ce que je fais là) mais j'ai jamais compris leur raisonnement. Les conséquences ont été désastreuses à l'époque quand j'avais 15 ans, et je crois que ce qu'il me fait le plus mal, c'est de savoir que, encore aujourd'hui, ils n'ont pas compris... Ma mère me l'a dit franchement il y a quelques années. Ca m'a tellement mise en rogne que je suis partie. Ils savent qu'ils ont merdés, mais ils savent pas où... Et ils oublie. je m'efforce d'oublier aussi, ça me permet de garder un bon contact avec eux, parce que je sais qu'aujourd'hui ils sont fiers de moi, et ça, j'en ais besoin.

Je ne parle même pas des relations conflictuelles avec mon grand frère, là, c'est le bouquet garni... :roll:

Voilà, j'ai vidé mon sac sur la page "parents" (quoiqu'il resterait à en dire... :lol: )
Oui souvent la relation avec les parents est en cause de toute façon quand ça remonte à l'enfance... Moi c'est un peu différent, mon père est un pervers narcissique et ma mère, empreinte d'une très forte éductation catholique m'a toujours dit en gros, "tu as de la chance d'avoir ce que tu as, regarde en dessous il y a bien plus malheureux". Bon sachant les désastres de la vie avec un PN...qu'elle n'a d'ailleurs jamais voulu quitter "parce qu'elle voulait que j'ai un père" puis, à 18 ans, "parce que c'était trop tard".
Au delà de ça mon père voulait un fils, ma mère une famille nombreuse, j'ai été leur seule fille...et on m'a toujours bien fait sentir que je n'étais pas à la hauteur de ce qui était attendu. Ca plus les crises, les violences morales et parfois physiques, autant de dire que pour moi la bouffe a été un refuge dès que j'y ai eu accès...ma mère fermait tout à clé mais dès que je pouvais je piquais en douce...et voilà comment a commencé ma relation avec la nourriture...
Des douces brumes d'Octobre surgissent les cîmes sombres des épicéas, immenses, imposants, maitres en leurs royaumes de forêts...
Nenufar a écrit :En fait, je ne mange jamais par faim (ou tellement rarement).
Et le problème est bien là. Je ne prends pas de plaisir à manger, et je mange, soit parce que c'est l'heure des repas et que je ne peux pas décaler (la journée quand je bosse), soit parce que je suis angoissée, tendue, triste...en gros de manière complètement émotionnelle.


Je comprends. J'ai commencé la ra avec Zermati dans cet état: plus aucune nourriture ne m'apportait le moindre plaisir et je grossissais quand même!
As-tu fait des exercices de dégustation en cabinet?
:(
Je vois bien qu'on a toute eu une vie mouvementé, sinon, on en serait pas là... En tous cas, on a à peu de chose près la même mère... Elle même élevée de façon la plus stricte, oubliant avec ses propres enfants ce qu'elle avait elle même vécue, et essayant de reproduire une éducation d'un autre temps, sans évoluer.
Mon père, non, n'est pas comme ça, lui était trop absent et s'accordait trop à vouloir être en concordance avec l'autorité maternelle...
Et oui, parfois les parents sont vraiment un fardeau... Le tout est de travailler à couper le cordon (pour ma part j'essaie toujours ^^).

Sinon pour te répondre Poupoule oui, j'ai fait des exercices de dégustation avec ma toubib du GROS (j'ai même du écraser une religieuse -le gâteau je précise- parce que je n'avais plus faim...c'était traumatisant :lol: ).

Je me suis rendue compte que je prenais un peu de plaisir les deux premières bouchées, et que le fait de m'obliger à sentir le gout de l'aliment (d'habitude je m'arrête à la sensation sucré/salé/acide/amer) m'écoeurait complètement.
Comme je n'étais pas particulièrement angoissée, ni mal (bref pas en crise) j'ai arrêté au bout de la 1ere religieuse tellement j'en pouvais plus et trouvais ça gras et lourd.
Alors qu'en crise je peux en bouffer 4,5...je vais être écoeurée à la 3ème pas avant, et surtout, je ne vais pas pouvoir m'arrêter de les manger tant qu'il en restera. Quitte à me retrouver à 2 doigts de vomir et à en chialer.
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Nenufar a écrit :Je me suis rendue compte que je prenais un peu de plaisir les deux premières bouchées, et que le fait de m'obliger à sentir le gout de l'aliment (d'habitude je m'arrête à la sensation sucré/salé/acide/amer) m'écoeurait complètement.


C'est tout à fait ça! la dégustation oblige à faire face aux sensations... du coup on en supporte beaucoup moins car elles sont plus intenses... et il devient plus difficile de consommer comme "en apnée" (vite, sans plaisir, et même avec des larmes).

On ne peut pas faire revenir le plaisir gustatif d'un coup de baguette magique (coucou! le plaisir! reviens! je le veux!), en revanche je trouve que ça marche pas mal de s'attaquer à ce qui l'empêche d'être là: c'est-à-dire l'anesthésie des sensations. Manger en pleine conscience fait progressivement sortir de cette apnée puis les sensations reviennent, à leur rythme, doucement... et un jour on ne peut plus manger "trop" car on respecte trop ses sensations de plaisir pour cela.
Je vais travailler sur cette voie là...mais rien que d'y penser ça m'angoisse parce que je me dis "mais si je ne peux plus faire de crises, comment je vais calmer mes angoisses"? Et ça...on a eu beau chercher avec la toubib, on a toujours rien trouvé pour remplacer la nourriture :( ...
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Nenufar a écrit :Je vais travailler sur cette voie là...mais rien que d'y penser ça m'angoisse parce que je me dis "mais si je ne peux plus faire de crises, comment je vais calmer mes angoisses"? Et ça...on a eu beau chercher avec la toubib, on a toujours rien trouvé pour remplacer la nourriture :( ...


C'est clairement ça! il faut accepter de faire le deuil d'une béquille familière, pratique, bien connue.
La remplacer par une autre? Oui, sinon autre piste: la représentation de moi ayant besoin de béquille(s) est-elle vraiment la seule possible? ;)
C'est exactement sur quoi je travaille avec ma psy pour le coup. Mais c'est tellement ancré en moi que forcément...et je pense que j'ai encore pas mal de démons à combattre pour me passer de cette béquille, donc j'y travaille, mais forcément ça prend du temps.
Après pour ma part je me suis aussi construite en opposition avec mes parents, qui en gros ont toujours tenu un discours type "une femme grosse ne peut pas être belle, tu dois maigrir, arrête de te gaver" etc etc... Donc forcément pour moi, arrêter de me gaver et par la même accepter le fait de perdre du poids revient (d'une certaine façon) à leur donner raison, et à mieux correspondre à leurs attentes.
Je me bas aussi contre ça.
Et pour ça aussi je travaille à couper le cordon... ;)
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Bonjour les filles,

Je suis nouvelle sur le site, je découvre surtout cette section du forum, suis me ressemble étrangement.

Je me permet de joindre cette discutions car je m'y retrouve beaucoup. Manger en cachette, avoir honte, se sentir nulle de pas résister, n'avoir personne qui comprend que non ça n'a rien à voir avec la volonté, et la relation conflictuel avec les parents. Ha et la mani d’alléger par un repas plus léger aussi.

J'ai envie de dire continuer à chercher les filles, il y a une méthode qui sera celle qui fonctionnera pour vous. Prenez conscience que il n'y a jamais que un problème ! La nourriture n'est pas notre seul mal, souvent il s'agit aussi d'une difficulté à résister au stress, un tendance à l'angoisse, ect

Ce n'est là que mon avis je ne suis pas spécialiste j'espère juste vous aider à garder l'espoir.

C'est pas facile tout ça donc voilà j'espère qu'on pourra partager ensemble nos travaux et difficultés.
Bonjour à toi Alaweil, j'espère que tu trouveras sur ce site réponse à tes questions... pour ma part, les miennes restent en suspend...
J'étais partie au ski pendant une semaine, vacances fatigantes mais sympa quand même...
Bon, vous saviez que depuis quelques temps, j'étais dans l'optique "acceptation de mon corps, ne plus me prover en alimentation pour ne plus hyperphager...

C'est la grande cata... Je mange, je mange, je mange... j'ai l'impression d'avoir baissé les bras, de faire l'autruche, et là, je suis à 3 chiffres sur la balance +2 en une semaine...

J'ai l'impression que la seule chose susceptible de m'aider serait la pose d'un anneau gastrique, mais je ne remplie pas les conditions pour, et quand bien même je remplirais les conditions, je n'ai pas les moyens financier de le faire...

Donc, on en reviens au problème de base, mon hyperphagie, les kilos qui augmentent, mon image de moi qui ne s'améliore pas (surtout quand je vois les photos et les vidéos du ski) et le sentiment d'être au bout du rouleau, dans l'impasse... J'ai l'impression d'avoir tout essayé et de ne plus avoir de solution...
et vous savez quoi? J'EN AI RAS LE BOL DE TOUT CA!
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