Bonjour,
Je me lance. Je ne suis pas du tout une experte de la rééducation alimentaire, je vous lis et j'ai l'impression que certains ici en ont pas mal d'expérience et de "savoirs", donc j'aimerais votre avis.
Je le poste ici car c'est surtout dans cette rubrique et dans des textes parlant de la RA que j'ai pu retrouver cette idée.
Je lis par ci par là (forums, livre) que la culpabilité c'est mal, qu'il faut absolument s'en détacher... ça en devient presque culpabilisant de culpabiliser car ça pourrait favoriser la dégringolade émotionnelle et/ou alimentaire.
Jusque là , j'"avalais" cette idée sans la moindre difficulté, ça me paraissait évident, c'est une émotion qui m'est familière, douloureuse, etc, je me disais qu'il fallait que j'arrive à me dégager de ça.
Mais je me demande si ce n'est pas un peu vite dit.
Est-ce que la culpabilité est une émotion à bannir et à disqualifier forcément ? Est-ce qu'elle ne signale pas simplement, à un niveau émotionnel, le franchissement d'une limite, quelle qu'en soit sa nature, comme notre corps se signale à nous à un niveau physique, pour nous dire qu'il a mal parce qu'on n'aurait pas répondu de façon ajustée à ses besoins (en trop, en pas assez, peu importe) ?
Est-ce l'émotion-culpabilité qui nous pousse à la dégringolade ou plutôt la difficulté plus générale de tolérer des émotions, plaisantes et déplaisantes (la culpabilité comme d'autres).
J'ai lu quelqu'un qui disait ici que la RA faisait qu'on devait aussi accepter une certaine réalité et une certaine frustration, et je trouvais ça assez juste. Si tout n'est pas possible, alors la culpabilité est peut-être à recevoir comme un indice de celle-ci, à prendre appui sur ce qu'elle vient nous faire vivre plutôt qu'à décréter qu'il faut absolument faire sans.
Je vous livre un peu mes pensées sans trop réfléchir. Je ne sais pas... Je me dis qu'on a peut-être tellement souffert de nos propres émotions coupables et de l'image renvoyée par "les autres" du caractère hors-moyenne de notre corps ou de notre comportement, que du coup on y va un peu vite à dire que la culpabilité, c'est le mal.
Ça me paraît finalement ni bien ni mal, c'est juste là , ça m'échappe la plupart du temps et ça m'est déplaisant. La vraie question ça va peut-être davantage être de savoir que faire de cette émotion, vais-je me réfugier dans autre chose pour la faire passer ou juste reconnaître qu'elle m'anime ?
Voilà , je suis intéressée par vos avis à ce sujet..
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez!
Merci d'avance
Je me lance. Je ne suis pas du tout une experte de la rééducation alimentaire, je vous lis et j'ai l'impression que certains ici en ont pas mal d'expérience et de "savoirs", donc j'aimerais votre avis.
Je le poste ici car c'est surtout dans cette rubrique et dans des textes parlant de la RA que j'ai pu retrouver cette idée.
Je lis par ci par là (forums, livre) que la culpabilité c'est mal, qu'il faut absolument s'en détacher... ça en devient presque culpabilisant de culpabiliser car ça pourrait favoriser la dégringolade émotionnelle et/ou alimentaire.
Jusque là , j'"avalais" cette idée sans la moindre difficulté, ça me paraissait évident, c'est une émotion qui m'est familière, douloureuse, etc, je me disais qu'il fallait que j'arrive à me dégager de ça.
Mais je me demande si ce n'est pas un peu vite dit.
Est-ce que la culpabilité est une émotion à bannir et à disqualifier forcément ? Est-ce qu'elle ne signale pas simplement, à un niveau émotionnel, le franchissement d'une limite, quelle qu'en soit sa nature, comme notre corps se signale à nous à un niveau physique, pour nous dire qu'il a mal parce qu'on n'aurait pas répondu de façon ajustée à ses besoins (en trop, en pas assez, peu importe) ?
Est-ce l'émotion-culpabilité qui nous pousse à la dégringolade ou plutôt la difficulté plus générale de tolérer des émotions, plaisantes et déplaisantes (la culpabilité comme d'autres).
J'ai lu quelqu'un qui disait ici que la RA faisait qu'on devait aussi accepter une certaine réalité et une certaine frustration, et je trouvais ça assez juste. Si tout n'est pas possible, alors la culpabilité est peut-être à recevoir comme un indice de celle-ci, à prendre appui sur ce qu'elle vient nous faire vivre plutôt qu'à décréter qu'il faut absolument faire sans.
Je vous livre un peu mes pensées sans trop réfléchir. Je ne sais pas... Je me dis qu'on a peut-être tellement souffert de nos propres émotions coupables et de l'image renvoyée par "les autres" du caractère hors-moyenne de notre corps ou de notre comportement, que du coup on y va un peu vite à dire que la culpabilité, c'est le mal.
Ça me paraît finalement ni bien ni mal, c'est juste là , ça m'échappe la plupart du temps et ça m'est déplaisant. La vraie question ça va peut-être davantage être de savoir que faire de cette émotion, vais-je me réfugier dans autre chose pour la faire passer ou juste reconnaître qu'elle m'anime ?
Voilà , je suis intéressée par vos avis à ce sujet..
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez!
Merci d'avance
