mamykro a écrit :Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça. Pour moi être un bon littéraire sous-entend d'avoir beaucoup de culture et la capacité à articuler des idées personnelles fondées dessus, et donc forcément d'avoir construit un certain système de pensée.
okapi a écrit :Les mathématiques demandent moins d'expérience, ou bien pour ne pas foncer tête baissée dans les "erreurs bêtes", et avoir quelques stratégies au niveau des démonstrations, ce qui nécessite un peu de recul (et de culture des démonstrations) en effet.
D'après mes collègues profs de français, c'est exactement la même chose pour la dissertation.![]()
Je pense que c'est exactement similaire en français et en math, mais bien entendu, tout dépend du niveau auquel tu veux t'élever. Pour un niveau basique, quelques stratégies suffisent, mais pour vraiment faire des truc difficile, il faut de l'imagination et de la créativité.
Tu sais, beaucoup de mathématiciens ont eu leurs idées les plus formidables presque au début de leur carrière. Ensuite, ils ont vivoté. Ca use les maths, il faut être jeune pour être assez créatif.
Corrigez moi si je me trompe, mais je ne crois pas que ce soit pareil pour les philosophes ou les écrivains: beaucoup ont réussi à faire de grandes choses sur le tard, je crois.
Je suis bien d'accord avec cela (au niveau moyen qui est le mien) : pour les mathématiques l'esprit novateur et intuitif est de rigueur, l'expérience en arrière comme filet.
Pour la littérature j'y vois justement plus la profondeur du vin de garde bien mûri, et je n'ai jamais compris comment on pouvait, adolescents, nous demander de développer une pensée approfondie sur tel ou tel thème.
Du coup, pour avoir des résultats avec des jeunes, mieux vaut leur faire bosser les maths que la littérature, c'est ce que je voulais pointer
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
