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Bon alors je vais commencer par vous dire que j'ai cherché un bon moment avant de me décider dans quelle section poster ce sujet (et je suis toujours pas sûre que ce soit le bon).

Voilà, le problème c'est pas moi (pour une fois :lol: ), c'est mon copain.

Quand on s'est rencontrés, il était plutôt mince (pas maigre), un peu de ventre, un peu de muscles, voilà ...
Aucun problème avec la nourriture, pas de surpoids ...

Dernièrement, avec l'histoire de sa mère (qui est à l’hôpital depuis début octobre, à qui on a découvert une tumeur cérébrale, qui ne reconnaît plus ses propres enfants et pour qui on a peu d'espoirs de guérison), il mange beaucoup beaucoup trop, et prend du poids.
Il le sait, il s'en rend compte, lui-même admet qu'il mange pour 4, au point qu'il a mal au ventre après certains repas tellement il s'est goinfré.

Je sais que c'est dû au problème de sa mère, il stresse, il culpabilise, il se sent mal, il compense en mangeant.

Et connaissant trop bien ce problème de manger jusqu'à en avoir envie de vomir pour combler un vide, je ne voudrais pas qu'il continue comme ça, je ne veux pas qu'il développe des problèmes alimentaires qu'il gardera peut-être à vie ensuite ...

Il me dit lui-même "empêche-moi de trop manger", mais je sais que ce n'est pas la solution ...
Sauf que la solution, je ne la connais pas, et je ne sais pas quoi faire pour l'aider sans le frustrer, sans qu'il m'en veuille ou qu'il finisse par développer des problèmes peut-être plus graves encore ...

J'avais pensé lui trouver un moyen de se défouler, peut-être un sport ou un loisir, pour qu'il puisse évacuer ces émotions négatives ?

Voilà, si quelqu'un avait des conseils, quels qu'ils soient, je suis preneuse ...
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Le seul truc qui a relativement marché avec moi, ça a été de remplacer la bouffe par le shopping. Une addiction contre une autre, et ça n'a pas marché longtemps... en fait, jusqu'à ce que je m'aperçoive que je pouvais shopper d'une main et manger de l'autre.

Mais en gros, un autre défouloir. Pour ton copain, peut être quelquechose du genre punching ball sur lequel il peut se lâcher et évacuer un peu de son stress.
You say asylum like it's a bad thing.
Il arrive à te parler de ses inquiétudes ? Il a dit que c'est la maladie de sa mère qui le fait manger ? il est conscient qu'il mange plus mais il fait le rapport entre les deux choses ?

Je ne sais pas si se défouler dans un sport ou un loisir peut empêcher de manger.

Par contre je pense qu'il faut vraiment qu'il parle de ses inquiétudes, à toi , à un pote ou à quelqu'un de complètement neutre .
...And shes buying a stairway to heaven....
ladybugette a écrit :Il arrive à te parler de ses inquiétudes ? Il a dit que c'est la maladie de sa mère qui le fait manger ? il est conscient qu'il mange plus mais il fait le rapport entre les deux choses ?

Je ne sais pas si se défouler dans un sport ou un loisir peut empêcher de manger.

Par contre je pense qu'il faut vraiment qu'il parle de ses inquiétudes, à toi , à un pote ou à quelqu'un de complètement neutre .


Il sait que c'est l'inquiétude qui le fait manger, il voit tout à fait le lien entre les problèmes de sa mère et sa tendance à se goinfrer ces derniers temps.

Quant à parler de ses inquiétudes, non il n'en parle pas, ni avec moi, ni avec personne apparemment. Je lui ai dit qu'il fallait qu'il parle de ce qu'il ressent, de ce qui l'inquiète, il me dit "oui, oui" et c'est tout.
Pourtant d'habitude on arrive à parler de tout ...
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Et s'il se rapprochait d'une association de familles de patients? Ils pourrait échanger avec des gens qui le comprennent, mais avec lesquels il y a quand même une distance émotionnelle qu'il n'y a pas avec toi. L'hôpital où se trouve sa mère a peut-être des adresses d'associations qui se trouvent dans votre région.
Je pense que l'idée de Maiadi est bonne, ou voir si y'a pas un psy pour les patients et les familles à l'hosto ?
C'est plus facile de parler à une personne neutre, on ne retient rien , on n'a pas peur de baisser sa garde, de paraitre moins fort, d'être pris pour un taré, de faire du mal à l'autre, de montrer ses failles (cocher la case concernée ;) )
Tu sais s'il est hostile à cette idée ? et il a considère p'tet pas sa prise de poids , son comportement comme un problème encore ?
...And shes buying a stairway to heaven....
ladybugette a écrit :Je pense que l'idée de Maiadi est bonne, ou voir si y'a pas un psy pour les patients et les familles à l'hosto ?
C'est plus facile de parler à une personne neutre, on ne retient rien , on n'a pas peur de baisser sa garde, de paraitre moins fort, d'être pris pour un taré, de faire du mal à l'autre, de montrer ses failles (cocher la case concernée ;) )

Entièrement d'accord avec ça.
Quand ma mère a eu une leucémie, le reste de la famille (papa et enfants) avions été approché par un psy de l'hopital qui était disponible pour nous en cas de besoin. Tu peux peut-être en parler à l'équipe médicale qui suit sa maman. Et ils pourront peut-être, eux, le décider à parler à quelqu'un, si toi tu n'y arrives pas (et c'est tout à fait possible que tu n'y arrives pas, et il ne faut pas t'en culpabiliser, c'est très compliqué pour les proches dans ces circonstances là). Bon courage à vous.
En pause VLR longue durée.

Les régimes, ça ne marche pas, c''est dangereux et ça fait grossir:
https://www.anses.fr/fr/content/r%C3%A9 ... igrissants
http://www.huffingtonpost.co.uk/sue-tho ... 56126.html
Maiadi a écrit :Et s'il se rapprochait d'une association de familles de patients? Ils pourrait échanger avec des gens qui le comprennent, mais avec lesquels il y a quand même une distance émotionnelle qu'il n'y a pas avec toi. L'hôpital où se trouve sa mère a peut-être des adresses d'associations qui se trouvent dans votre région.


Le problème, c'est qu'on est un peu loin de tout ça.
On habite à 1h de l’hôpital, donc on y va une fois par semaine, 2/3h, c'est difficile de croiser un médecin dans ces conditions.
Et sa famille (sa sœur et son père) ne posent pas beaucoup de questions, donc finalement on ne sait pas grand chose ...
Pas évident pour en parler, quand on ne sait pas, on ne sait pas à quoi s'attendre, on a pas l'impression que c'est réel.

La fois où ils ont discuté avec le neurologue, j'ai pas été franchement invité à venir avec, donc moi je ne sais que ce que mon copain m'en dit, et comme il ne parle pas beaucoup ...
(quelque part ça me frustre aussi, je me sens concernée, mais j'ai rien le droit de savoir)

ladybugette a écrit :Je pense que l'idée de Maiadi est bonne, ou voir si y'a pas un psy pour les patients et les familles à l'hosto ?
C'est plus facile de parler à une personne neutre, on ne retient rien , on n'a pas peur de baisser sa garde, de paraitre moins fort, d'être pris pour un taré, de faire du mal à l'autre, de montrer ses failles (cocher la case concernée ;) )
Tu sais s'il est hostile à cette idée ? et il a considère p'tet pas sa prise de poids , son comportement comme un problème encore ?


Pour le psy, oui, je pense que ce serait une bonne idée, mais le connaissant, je suis quasiment sûre qu'il dira non.

Concernant sa prise de poids et son comportement de manière générale, il s'en rend compte, il met ça sur le compte des problèmes de sa mère, et je pense qu'il ne cherche pas à les résoudre parce que finalement il ne voit pas sur le long terme ; soit c'est par espoir, il se dit qu'il ira mieux quand sa mère ira mieux, soit c'est par peur de se projeter, il ne se rend pas compte que finalement sa mère pourrait rester comme ça des années, et que du coup ce serait une bonne chose de trouver des solutions.

Angia a écrit :Entièrement d'accord avec ça.
Quand ma mère a eu une leucémie, le reste de la famille (papa et enfants) avions été approché par un psy de l'hopital qui était disponible pour nous en cas de besoin. Tu peux peut-être en parler à l'équipe médicale qui suit sa maman. Et ils pourront peut-être, eux, le décider à parler à quelqu'un, si toi tu n'y arrives pas (et c'est tout à fait possible que tu n'y arrives pas, et il ne faut pas t'en culpabiliser, c'est très compliqué pour les proches dans ces circonstances là). Bon courage à vous.


Je vais quand même lui parler d'aller voir un psy, parce que je sais que ça lui ferait du bien de parler, d'évacuer tout ce qu'il retient.

Merci pour vos conseils en tout cas !

(je vais aussi essayer de voir pour faire du sport tous les deux, ça peut peut-être l'aider à se changer les idées, et à faire quelque chose ensemble, parce que vous vous imaginez bien que du coup niveau relation de couple, c'est un peu fluctuant en ce moment :? )
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Coucou :)

je vais juste ajouter ma petite note personnelle, car beaucoup de choses et de très bons conseils ont déjà été dits
quand mon père était en fin de vie, ce qui nous a aidé ma soeur et moi, c'était déjà de pouvoir parler avec le personnel médical (même si parfois on n'apprenait rien), de savoir que la psy était disponible (même si je n'y suis allée qu'une fois seule, et une autre fois après le décés de mon père), et surtout, surtout le grand air... en l'occurence pour nous çà a été de faire du kayak, et de la natation...

à chacun son truc mais si çà peut vous et aider ton copain en quelconque mesure... bon courage en tous cas !
Il me dit lui-même "empêche-moi de trop manger", mais je sais que ce n'est pas la solution ...
Sauf que la solution, je ne la connais pas, et je ne sais pas quoi faire pour l'aider sans le frustrer, sans qu'il m'en veuille ou qu'il finisse par développer des problèmes peut-être plus graves encore ...


Je vais poser une question qui n'a rien à voir avec le reste des réponses mais : qui est-ce qui fait la cuisine chez vous ?
bloom-bloom a écrit :
Il me dit lui-même "empêche-moi de trop manger", mais je sais que ce n'est pas la solution ...
Sauf que la solution, je ne la connais pas, et je ne sais pas quoi faire pour l'aider sans le frustrer, sans qu'il m'en veuille ou qu'il finisse par développer des problèmes peut-être plus graves encore ...


Je vais poser une question qui n'a rien à voir avec le reste des réponses mais : qui est-ce qui fait la cuisine chez vous ?


En ce moment, c'est plutôt moi.
Accepte les paiements par Paypal, chèque ou virement bancaire ...
bloom-bloom a écrit:
Citation:
Il me dit lui-même "empêche-moi de trop manger", mais je sais que ce n'est pas la solution ...
Sauf que la solution, je ne la connais pas, et je ne sais pas quoi faire pour l'aider sans le frustrer, sans qu'il m'en veuille ou qu'il finisse par développer des problèmes peut-être plus graves encore ...


Je vais poser une question qui n'a rien à voir avec le reste des réponses mais : qui est-ce qui fait la cuisine chez vous ?


En ce moment, c'est plutôt moi.


Je ne voudrais pas faire de la psychologie de comptoir mais je pense qu'on a un rapport différent avec la nourriture en fonction de qui l'a préparée. Je veux dire que ton copain prend sûrement plus de plaisir, et ça le réconforte donc plus, à manger quelque chose que tu as préparé que quelque chose qu'il aurait préparé. Pourquoi ne pas lui proposer de préparer lui-même les repas ? Peut-être que ce serait un moyen pour lui de reprendre un peu les choses en mains ?

Sinon, moi à ta place, j'essaierais de le faire parler le plus possible, d'être à l'écoute au maximum.
bloom-bloom a écrit :
bloom-bloom a écrit:
Citation:
Il me dit lui-même "empêche-moi de trop manger", mais je sais que ce n'est pas la solution ...
Sauf que la solution, je ne la connais pas, et je ne sais pas quoi faire pour l'aider sans le frustrer, sans qu'il m'en veuille ou qu'il finisse par développer des problèmes peut-être plus graves encore ...


Je vais poser une question qui n'a rien à voir avec le reste des réponses mais : qui est-ce qui fait la cuisine chez vous ?


En ce moment, c'est plutôt moi.


Je ne voudrais pas faire de la psychologie de comptoir mais je pense qu'on a un rapport différent avec la nourriture en fonction de qui l'a préparée. Je veux dire que ton copain prend sûrement plus de plaisir, et ça le réconforte donc plus, à manger quelque chose que tu as préparé que quelque chose qu'il aurait préparé. Pourquoi ne pas lui proposer de préparer lui-même les repas ? Peut-être que ce serait un moyen pour lui de reprendre un peu les choses en mains ?

Sinon, moi à ta place, j'essaierais de le faire parler le plus possible, d'être à l'écoute au maximum.


Les soirs où il travaille, c'est lui qui se fait à manger, et il se fait des plâtrées de pâtes tellement énormes qu'ensuite il a envie de vomir, c'est lui-même qui me l'a dit. Donc je pense pas que ça change vraiment en fonction de qui fait la cuisine ...

Pour ce qui est de l'écoute, j'en ai discuté avec lui hier soir, il m'a dit que le problème, c'est pas qu'il se retenait d'en parler, mais qu'il ne trouve rien à dire sur le sujet !
Mais je lui ai quand même fait comprendre que s'il ressent le besoin d'en parler, il faut qu'il le fasse, avec moi, ou avec quelqu'un d'autre s'il préfère (et que je serais pas vexée s'il préfère se confier à quelqu'un d'autre, pas qu'il se retienne pour cette raison)
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D'accord... C'est compliqué..

Je ne sais pas trop quoi dire, ça doit pas être facile ni pour toi ni pour lui :?

Bon courage en tout cas.
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