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Je viens d'avoir une très grosse contrariété, et dès que je suis rentrée chez moi, je me suis jetée sur la nourriture. Et maintenant, je me sens vraiment nulle.

En fait, mon fils de 7 ans est autiste. Il était prévu une structure particulière à partir de septembre, mais je viens d'apprendre que cette structure va être très réduite et que il n'aura aucune activité pendant 2 demi journées en + du mercredi.
J'adore mon fils, mais ce n'est pas toujours facile, et j'avoue que de penser que je vais perdre un peu de ma liberté ces 2 demi journées alors qu'il était prévu autre chose pour lui, cela me mine.
Cela me mine pour lui et pour moi.

Mais outre ce problème, je croyais pouvoir enfin manger seulement quand j'avais faim, et au lieu de cela je me suis encore vengée sur la bouffe, et maintenant j'ai mal au ventre, bien sûr.

Je me sens très nulle, sans volonté, et me dit que je resterai à jamais une grosse vache, pardon pour Mmes les Bêtes!

Ca vient d'arriver, et j'ai de suite penser à vous.
A chaque jour suffit sa peine
Sydney !
T'as bien fait de venir en parler ici. Ecoute, c'est vrai que la situation avec ton fils ne doit pas etre tres facile, et je comprends que ces demies journées étaient aussi importantes pour toi que pour lui.

Tu étais contrariée et que t'es réconfortée en mangeant. Et alors ? Est-ce si grave ? Tu dis toi meme que ca t'arrive moins qu'avant.
Tu sais, les TCA on s'en sort pas d'un seul coup en claquant des doigts. Ca revient de temps en temps. C'est bon parfois de se rassurer dans la bouffe. Meme si ce n'est bon que le temps de s'empiffrer, on s'en veut toujours apres.

Sois honnete avec toi mem : as-tu vraiment mangé autant que dans tes précédentes crises ? as-tu eu les memes sensations ? as-tu senti un mouvement de ton corps pour te dire d'arreter ?
Je suis sure que quelque chose à changé et que ce n'est plus comme avant. Tout simplement parce que toi tu as changé, tu as commencé une rééducation alimentaire qui fait son chemin.

Rome ne s'est pas faite en un jour. Toi non plus !
Ne culpabilise pas, et prends soin de toi. Je te veux avec le sourire !
Le paradis de la terre se trouve entre les seins d'une femme, sur le dos d'un cheval, dans les pages d'un livre. [proverbe arabe]
Bon, OK, tu as cédé. Tu n'as pas à être fière mais tu n'as pas non plus à culpabiliser de tout ton corps. Comme le dit Coffexe, on s'en sort pas du jour au lendemain.

Tu as eu besoin de compenser ta douleur, et puis tu n'as pas exprimé ton mal-être que par la bouffe, non ? Tu es venue en parler, quelquepart, ton inconscient commence déjà à trouver d'autres façons d'exprimer que tu vas mal. Donc c'est que ça s'améliore, tu n'es pas d'accord ?

Et pour finir, ce qui arrive pour ton fils, c'est dégueulasse, je suis bien d'accord. A se demander si le gouvernement leur accorde le statut d'êtres humains :evil:
"Il n'y a que deux choses infinies: la bêtise humaine et l'univers. Pour l'univers, je n'en suis pas encore sûr"
Albert Einstein

* Team Ingé des filles: pour rentrer, faut boire mieux qu'un mec :P *
Tu sais Sydney ils nous arrivent à tous chacun à notre manière de nous faire souffrir soit en dévorant soit en vomissant d'une manière ou d'une autre c'est toujours une punition contre soi... Mais nan surtout il faut po que tu culpabilises te dire que ça arrive que s'il y a une prochaine fois tu essaieras de te retenir comme Coffexe (qu'est ce qu'elle parle bien hein?? ;) ) ben nan on s'en sort po la première fois ça serait tellement plus facile et puis la maladie est perniscieuse on croit qu'elle est partie parce qu'on va mieux et au premier pépin ou vexation elle ressurgit de nulle part quelle saleté ça!!!!!!!!!!!!!
Courage à toi c'est super que tu sois venue nous en parler!!! tu sais moi j'ai mis 4 ans avant de les diminuer les crises grace à une psychothérapie j'en fait beaucoup moins mais c'est po tous les jours faciles...
encore beaucoup de courage pour toi et ton bout de choux
bisouilles
:angel: La Chtite Pégase... :angel:
Je suis toute nouvelle ici et je commence à peine ma rééducation.

Lundi dernier, je suis allée voir une psy hypnothiseuse car j'avais lu sur l'un des posts que cela pouvait être une solution pour l'hyperphagie.
Une thérapie classique d'un an n'a rien donné sur moi donc pourquoi pas l'hypnose ?

La psy m'écoute pendant 1h30 où je lui ai expliqué ma démarche, la découverte de vive les rondes et vos conseils sur le RA.
A la fin de l'entretien, elle me sort le bouquin du docteur Dukan ( régime protéiné ) et me dit que je devrais essayer.

A croire qu'elle ne m'avait absolument pas écoutée.

Conclusion : elle m'a "régimé" de 50 euros et j'ai compulsé les 2 jours qui ont suivi.

Depuis plus rien: petite victoire sur moi qui n'avait jamais tenu une semaine sans crise.
Je sais que je recraquerai dès le moindre soucis mais comme le dit coffexe, je pense que je ne vivrai pas la crise de la même façon.
Coffexe a écrit :Sydney
Sois honnete avec toi mem : as-tu vraiment mangé autant que dans tes précédentes crises ? as-tu eu les memes sensations ? as-tu senti un mouvement de ton corps pour te dire d'arreter ?
Je suis sure que quelque chose à changé et que ce n'est plus comme avant. Tout simplement parce que toi tu as changé, tu as commencé une rééducation alimentaire qui fait son chemin.


Le sourire est un peu revenu, grâce à vous.
Merci de votre soutien instantanné.
:D

C'est vrai que j'ai vu que quelque chose avait changé. Oui, pendant la crise j'ai mangé autant que d'habitude et des choses diverses et variées, mais ça m'a un peu éclairé sur le pourquoi des choses.
En en parlant avec mon mari ensuite, je lui ai dit que j'avais remarqué que les excès ou les vengeances sur la nourriture avaient lieu quand je sentais ma liberté menacée. :evil:

En creusant un peu, j'ai découvert autre chose:
en fait, je n'ai jamais eu de problèmes de poids, toujours le même poids sans y penser, jusqu'à une époque difficile où j'ai eu de gros gros pbs de santé (pb d'intestin, 3 mois à l'hopital, côlon qu'on m'a retiré)... Cette époque a été très douloureuse physiquement et aussi moralement. Le docteur qui me suivait n'a pas respecté ma volonté sur certaines questions médicales et j'ai appris par la suite que ma mère n'avais pas permis à mes copains de venir m'encourager, elle débranchait aussi le téléphone et je ne pouvais pas le rebrancher seule quand elle partait car je ne pouvais pas me lever... :evil: :evil: :twisted:
Je me suis sentie seule pendant cette période, très seule.
La maladie a fait que j'avais perdu bcp de poids.

En sortant de l'hopital, étant passée près de la mort, j'ai dévoilé mes sentiments à un garçon de ma bande. J'étais déjà amoureuse de lui, mais je ne disais rien de peur que la bande se fissure au cas où je ne lui faisais pas l'effet que j'espèrais. Mais après l'hopital, j'ai adopté la philosophie qu'il faut vivre au jour le jour, un peu comme si c'était le dernier. J'ai donc été le trouver :oops: ...8 mois après on se mariait, et ça fait 8 ans. 8 ans de bonheur! :D :multi:

Ce n'est qu'àprès que j'ai eu un contre coup très prononcé, en plus du fait que je n'arrivais pas à garder un bébé, faisant fausse couche sur fausse couche.

Là, j'ai commencé à grossir...


Hier, pendant la crise, j'ai réalisé que quand on en voulait à ma liberté sans que je puisse rien y faire, je me tournais méchamment vers la nourriture.
Même quand c'est pas méchant d'ailleurs...
Grâce à Zermati et aux phases d'observation, j'ai réalisé que dès que les enfants dormaient, j'avais envie d'une glace. Comme pour savourer un peu de liberté.
Attention, j'adore mes gosses, ils sont tout pour moi, mais quand ils vont se coucher, je me détends....

Voilà un peu de ma vie.
Hier soir, je n'ai pas manger, je n'avais pas faim, juste une tisane.

Et aujourd'hui, je vois la vie un peu différemment, comme si j'avais compris un truc :!:
A chaque jour suffit sa peine
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