J'avais posé une question similaire il y a quelques temps (mais sans beaucoup de réponse) car une très bonne amie a moi passe par la même épreuve.
Ellispoire donne de bons conseils.
J'ajouterai aussi:
- être là pour elle (oui ça a l'air bateau, mais c'est vrai): l'appeler pour prendre des nouvelles (et accepter qu'elle ne veut pas forcément en parler), et pour donner des nouvelles aussi, comme tu le faisais sans doute avant. Propose lui aussi de faire des choses ensemble, des sorties, des balades, en étant à l'écoute de ses besoins (elle sera sans doute fatiguée, mais pas tout le temps de la même façon).
- lui proposer des coups de mains pour des trucs concrets, pratiques du quotidien. Par exemple ma copine devait déménager (et en avait vraiment envie) pendant son traitement, on s'est organisé pour qu'elle ai le moins de boulot à faire (faire et défaire ses cartons, les déménager, ranger le nouvel appart, et toujours en liaison avec elle pour qu'elle reste maître des décisions prises). Je lui ai proposé de la transporter quand elle en avait besoin, ou faire des courses ou la cuisine de temps en temps, etc
- en effet lui laisser la possibilité de se laisser aller, d'avoir mal, écouter ses doutes sans lui dire qu'il ne faut pas qu'elle aie de pensées négatives, etc... On a forcément des pensées négatives dans ce genre de maladie, et ça n'empêche pas de se battre, mais c'est important de pouvoir exprimer ses peurs à quelqu'un.
Bref en gros reste toi-même, mais soit à l'écoute de ses besoins et appuie un tout petit peu ta présence auprès d'elle. Malheureusement tu ne peux pas faire grand chose de plus. Je lui souhaite (et vous souhaite) beaucoup de courage. (enfin, je crois que certains malades n'aiment pas qu'on leur dise "bon courage" parce que ça peut sembler très creux, donc juste lui dire que tu penses à elle et que tu es là pour elle, et vraiment être là quand elle te le demande.)