? Bienvenue sur le forum Vivelesrondes !
Communauté bienveillante depuis 2002 — 4,4 millions de messages.
Nouveau ici ? Lis la charte puis présente-toi dans Faire connaissance.
Qu'il en avait un, je le savais avant d'être avec lui. Plus encore quand a débuté notre relation et qu'il m'appelait bourré.

Nous avons débuté la vie commune 3 mois environ après la naissance de notre fils aîné. A-partir de là, nickel. Il faisait attention, buvait en société, en se surveillant.

Depuis la naissance du 2ème sa consommation ne cesse d'augmenter. Il n'est jamais saoûl, sauf exception, mais en arrive au stade où il devient nerveux, irritable, quand il n'a pas bu un verre, et tout émotif et câlin après.

Je sais très bien qu'il ne voulait pas de cet enfant, même s'i l'adore, et qu'il n'a pas évoqué l'avortement parce que je lui ai dit d'emblée que c'était pour moi inenvisageable.
Il a parfois depuis des allusions sur la place que je lui donne depuis la naissance de nos fils. C'est sûr que j'arrive pas à être une mère pour trois... Et que depuis la dernière grossesse je me sens bouffée (bb2 a 11 mois), épuisée, et tout sauf séduisante...Se rajoute à ça du stress au boulot, pour lui et pour moi.

Le soir de la Coupe du Monde, où il était blindé, j'ai refusé ses avances, et il a été blessé et a boudé comme un bb. Le lendemain, comme si de rien n'était, et comme on a des horaires déphasés j'ai pas eu le cran de reprendre tout ça à 23 h, et puis les jours suivants.

Il a eu des problèmes de "rumeurs" au boulot, et l'a très mal pris. Mais sur le mode "c'était avant, plus maintenant".

Je me rends bien compte qu'il va falloir finir par en parler nettement, mais comment ?
Et aussi qu'il essaye de faire comme si de rien n'était, genre "je vais me boire une petite bière" Oui Chéri, mais si tu peux pas passer une journée sans sans péter un cable,ni attendre le soir et d'être rentré à la maison (on faisait du shopping ) y a problème. Sauf que je le dis pas...

Comme il n'y a pas de hasard, mon père était alcoolique (à en tomber par-terre), et j'ai vu ma mère le fliquer et l'engueuler pendant des années, pour que dalle.

J'ai beau tourner des phrases dans ma tête, j'y arrive pas. Je sais que de toutes façons il va s'indigner, se vexer, me faire la gueule. Et il n'en est pas question devant les enfants.

En plus j'arrête pas de me demander si c'est pas aussi moi qui suis particulièrement à vif sur la question, donc incapable d'en parler posément ou sans devenir accusatrice. Pour l'instant le seul parti que j'ai pris c'est de moi cesser de boire (j'avais déjà une consommation très réduite. On peut pas être accro à tout et moi c'est plutôt le chocolat. Ce sur quoi il ne cesse de me "taquiner".)

Désolée pour la longueur du post, j'ai essayé d'être le plus explicite possible.
"Le même qui, honteux d’être un sans-coeur trop occupé de soi, aimerait s’oublier comme, quelque part, on oublie son parapluie."
Michel Leiris
Situation délicate pour toi effectivement. IL est toujours difficile de parler des "toxicamies" (je parle là de tout ce qui bouffe le temps et induire un effet de manque) sans être dans le conflit.
Sait-il que ton père était alcoolique et que tu en as souffert? Selon toi, a-t-il conscience de son alcoolisme, ou est-il en train d'y glisser à nouveau sans vraiment s'en rendre compte?
Il faudrait que tu réussisses à avoir une conversation posée avec lui, en lui mentionnant des faits précis comme le soir de la coupe du monde, et pourquoi tu n'as pas voulu faire de câlins avec lui ce soir-là. Ou alors lui écrire une lettre pour éviter de t'emporter, en lui proposant d'en discuter tranquillement ensuite.
Par contre à mon sens, ce n'est pas à toi de gérer son problème d'alcool, comme tu le dis tu ne peux pas être une mère pour trois, et surtout tu ne dois surtout pas rentrer dans ce rôle de flicage, c'est destructeur pour le couple. Mais propose lui de se faire aider (psy ou autre), poru savoir d'où vient ce problème, et que toi tu le soutiennes dans sa démarche. Ce sera beaucoup mieux pour votre couple, il faut vraiment que tu agisses comme une compagne et non comme une mère.
Je vais répondre sans être touchée de près par le problème mais en tant que personnes cotoyant dans la vie professionnelle beaucoup de gens atteint d'addictions.

Je dirais que oui il faut que vous en parliez mais surtout ce n'est pas à toi de gérer le problème. Souvent chez les alcooliques, le conjoint devient le "coussin" qui empêche l'alcoolique de se frapper au mur et donc finalement qui le maintient dedans car comme tu l'as très bien dit l'alcoolique à tendance à régresser et à revenir à un stade plus infantile.

Tu ne peux pas et tu ne dois pas gérer ça, il faut une prise en charge psychiatrique pour traiter au mieux le problème. Seulement voilà si la consommation de ton mari peut sembler inquiétante, elle n'est pas encore dramatique et il peut refuser de prime abord de reconnaitre qu'elle devient problématique.

Si effectivement il ne reconnait pas qu'il a un problème il risque de se braquer et toi de passer pour la méchante. Je te souhaite beaucoup de courage et espère t'avoir aidée.
"Il est temps de vivre la vie que tu t'étais imaginée" Henry James

Ex-Lilajolie ;)
J'ai connu le même problème avec une personne de mon entourage proche dont la consommation d'alcool augmentait de jours en jours et je me suis posée les mêmes questions que toi. Je cherchais les raisons de cette consommation, comment lui en parler, je ne compte pas le nombre de nuit où je n'ai pas dormi.
Au bout d'un certain temps j'ai plus réussi à supporter la situation et il y a une très grosse dispute. Ca a été l'electrochoc pour la personne qui pensait que je n'avais rien vu, elle s'est à peine défendue d'ailleurs et a réalisé que son entourage en souffrait beaucoup en silence.
Maintenant c'est terminé, les raisons de cette consommation excessive étaient professionnelles et je sais que de ce côté là ça va mieux, mais rien n'est jamais définitivement gagné.
Comme toi j'avais stoppé toute consommation d'alcool pendant cette période et je dois dire que j'ai toujours un rapport étrange avec l'alcool que je vois maintenant comme un moyen de destruction, j'ai du mal avec les grands consommateurs, à croire qu'ils me rappellent de mauvais souvenirs.
Bon courage ;)
La vie ne se mesure pas par le nombre de respirations prises, mais par le nombre de moments qui nous ont coupé le souffle.
propose lui d'en parler ailleurs. comme dit clair-obscur ce n'est pas à toi de gérer ca. tu dois simplement essayer de lui proposer de parler de son soucis (je te l'accorde faut qu'il reconnaisse avoir un soucis c souvent c le plus galère), dans un cadre genre AA ou autre structure du mm genre.

après y'a moyen qu'il comprenne le mal que ca peut te faire et qu'il essaye d'y remédier.
non?
l'optimisme est un cruel manque d'information... :))
Merci pour vos réponses. A vous lire je réalise combien il va me falloir le laisser se responsabiliser plutôt que vouloir tout gérer (style lui donner une adresse).

J'hésite encore entre lui écrire ou lui parler en direct. Je sais que je vais déjà essayer de décharger mon angoisse sur papier, histoire d'évacuer un peu. Après ??? Je préférerais avoir le courage de lui parler en face. Pas facile.

Ces derniers temps il fait plus attention. Il a des antennes et vue la gueule que je fais... mais il va pourtant bien falloir que je finisse par poser ces putains de mots.
"Le même qui, honteux d’être un sans-coeur trop occupé de soi, aimerait s’oublier comme, quelque part, on oublie son parapluie."
Michel Leiris
courage en tous les cas :kiss:
l'optimisme est un cruel manque d'information... :))
Ton histoire me fait penser à celle de mon frère...

Alcoolique, oui, mais qui ne se définissait pas comme.

En fait, il buvait plusieurs bières par jour, parfois beaucoup, parfois moins, mais vraiment tous les jours, il avait un coup dans le nez. Pas forcément à se rouler par terre, pas forcément à s'endormir n'importe où, mais quand-même, il ne pouvait pas faire sans.

Il a été alcoolique en ayant un, puis deux, puis trois enfants.
Il ne pouvait pas s'empêcher de boire, et ça adiré comme cela quelques années, où sa compagne a fini par n'en plus pouvoir.

Car comme ton mari, il avait ses moments de colère assez intenses, agressives, quand il devait boire, et ses moments tendres, amusants, limite bisounours, quand il avait enfin eu sa dose.

Il a mis du temps à se rendre compte, déjà qu'il était bien alcoolique, et ensuite, qu'il mettait en danger sa vie de couple, sa vie de famille, et sa vision que ses enfants ont de lui.

Après des discussions, des clashs... il a fini par admettre et suivre une thérapie. Cela l'a beaucoup aidé. Aujourd'hui il est beaucoup plus calme, plus posé, même s'il a toujours ses coups de sang, mais ça c'est plutôt dû à son caractère :lol:

Tout cela pour te dire qu'à partir du moment où lui ne veut pas s'aider, tu ne peux pas le faire à sa place. Il faut qu'il admette qu'on peut être alcoolique sans se bourrer la gueule à tous les bars du coin tous les soirs ou battre sa femme... L'alcoolisme touche tous les caractères, toutes les classes sociales...

Propose-lui de se faire aider psychologiquement, et explique lui que si tu peux le soutenir, tu ne peux pas l'aider, et encore moins supporter ça toute ta vie!

Il y a des enfants, en plus, dans l'histoire. Ce serait dommage qu'ils pâtissent de tout cela...
...
Répondre

Revenir à « Couple - Relations hommes femmes »