? Bienvenue sur le forum Vivelesrondes !
Communauté bienveillante depuis 2002 — 4,4 millions de messages.
Nouveau ici ? Lis la charte puis présente-toi dans Faire connaissance.
Bonjour à tous et à toutes,

je ne savais dans quelle partie poster, alors j'ai décidé de mettre mon message ici parce que j'ai des TCA et peut-être que c'est indirectement lié.

J'ai un grand frère qui a 5 ans de plus que moi et j'ai l'impression d'avoir un rapport difficile avec lui. Je ne le vois pas très souvent maintenant parce qu'il habite loin, peut-être deux ou trois fois par an. Mais à chaque fois que je le vois, ça me chamboule.

Il a tout réussi dans sa vie si on peut dire et j'ai tendance à l'admirer beaucoup, il réussit très bien professionnellement, artistiquement, rationnellement...

Moi j'avoue j'ai des difficultés : j'ai du mal à trouver ma voie, je ne suis pas très sûre de moi et j'entreprends peu de choses(par exemple cet été je n'ai rien prévu de faire).

A chaque fois que je le vois j'ai l'impression qu'il me fait "la morale", alors qu'il exprime certainement juste sa façon de voir les choses et son rapport à la vie qui est en gros "il faut toujours lutter, se battre".

Enfin, pour résumer, j'ai du mal à vraiment me sentir à l'aise avec lui, et ça doit certainement jouer sur mon manque de confiance en moi.

Avez-vous des conseils qui me permettraient de moins "idéaliser" certaines personnes dont mon grand frère ?

Merci de m'avoir lue.
Eh bien, c'est normal de ne pas se sentir très sûre de soi, très stable, quand on se cherche encore...mais trouver sa voie ça ne se commande pas. L'important est surtout de commencer à prendre confiance en soi, sortir de sa coquille. Et quand on en manque cruellement de confiance en soi c'est déjà un grand travail sur soi.

Mais ce n'est pas parce que tu as ce travail à faire qu'il faut complexer. Tu es certainement une jeune femme pleine de ressources, et tu le verrais si tu avais la confiance pour les exprimer, pour te projeter dans la vie et faire ta propre voie.

Ton frère n'a pas eu de souci de confiance en soi, tant mieux pour lui, mais dire à quelqu'un qui en manque de "se battre" ça ne fait malheureusement que l'enfoncer...on se sent nulle, incapable de réussir, de réaliser des choses, de "se battre" dans l'existence.
Ce qui est évidemment faux. Mais pour créer, pour se battre, il faut déjà être bien dans sa peau.


Grosses bises à toi
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
Ce n'est pas parce qu'il réussit professionnellement, artistiquement ou quoi que ce soit qu'il doit être idéalisé.

Ne cherches pas à te comparer à lui. Il est possible que vous soyez complètement différents et si tu cherches à faire comme lui (aussi "bien") tu n'y arriveras pas et tu te sentiras toujours en échec.

Donc, tu trouveras ta voie, elle sera peut-être complètement à l'opposé, mais c'est ton histoire. Même si c'est fait très gentiment, les remarques et conseils de ton frère ne sont peut-être pas adaptés à toi.

Je m'explique : J'ai une grande soeur qui est très intelligente, qui a réussi de grandes études, professionnellement etc..

Depuis que je suis petite, j'ai droit à ces conseils avisés pour réussir ma vie. Comme je ne lui ressemble pas du tout, et bien de son point de vue j'ai toujours été en échec.

Après une psychothérapie, je me suis rendue compte que j'avais envie de vivre les choses comme je l'entendais et j'étais heureuse des mes choix.

Exemple, j'ai arrêté mes études et fait un diplôme de commerce. Ouh là là, j'en ai entendu. Ensuite j'ai choisi un homme qu'elle n'appréciait pas, blabla. J'ai arrêté de travailler pour m'occuper de mes enfants, erreur aussi (comment je ferai quand mon mari me quittera et que cela fera 20 ans que je n'ai plus travaillé ? Ben oui, mon mari étant un gros con, il ne peut que me quitter, et moi m'étant laissée aller à grossir (du fait que je ne travaille pas bien sûr). J'arrête là car chacun de mes choix a été critiqué.

Bref, tout cà pour en arriver à la rupture il y a 2 ans. Je lui ai dit que je pouvais plus supporter toutes ses remarques. Je lui ai demandé s'il lui était possible de ne plus me donner son avis car cela avait tendance à me tirer vers le bas). Résultat : elle a refusé, car c'était pour mon bien et si elle ne me fesait plus de remarques je pourrais rester dans ma misère.

J'ai pris la décision de couper les ponts avec elle. Malgré une période de souffrance ou j'ai pas mal dérivé avec la nourriture, maintenant je revis. Si tu savais le nombre de fois qu'elle m'a dit que je devais faire quelque chose pour mon obésité et blabla.

Plus tu prendras confiance en toi, selon le modèle que tu t'es choisi, moins tu idéaliseras ton frère.

Courage

:kiss:
Okapi a écrit :Eh bien, c'est normal de ne pas se sentir très sûre de soi, très stable, quand on se cherche encore...mais trouver sa voie ça ne se commande pas. L'important est surtout de commencer à prendre confiance en soi, sortir de sa coquille. Et quand on en manque cruellement de confiance en soi c'est déjà un grand travail sur soi.

Mais ce n'est pas parce que tu as ce travail à faire qu'il faut complexer. Tu es certainement une jeune femme pleine de ressources, et tu le verrais si tu avais la confiance pour les exprimer, pour te projeter dans la vie et faire ta propre voie.

Ton frère n'a pas eu de souci de confiance en soi, tant mieux pour lui, mais dire à quelqu'un qui en manque de "se battre" ça ne fait malheureusement que l'enfoncer...on se sent nulle, incapable de réussir, de réaliser des choses, de "se battre" dans l'existence.
Ce qui est évidemment faux. Mais pour créer, pour se battre, il faut déjà être bien dans sa peau.


Grosses bises à toi


Merci d'avoir répondu :)

Je sais que j'ai un problème de confiance en moi et que je me sens pas super bien dans ma peau.
Le truc c'est que j'ai l'impression de ne pas trop savoir par où commencer pour changer ces problèmes. Je manque d'imagination, d'outils.
princessezelda a écrit :Ce n'est pas parce qu'il réussit professionnellement, artistiquement ou quoi que ce soit qu'il doit être idéalisé.

Ne cherches pas à te comparer à lui. Il est possible que vous soyez complètement différents et si tu cherches à faire comme lui (aussi "bien") tu n'y arriveras pas et tu te sentiras toujours en échec.

Donc, tu trouveras ta voie, elle sera peut-être complètement à l'opposé, mais c'est ton histoire. Même si c'est fait très gentiment, les remarques et conseils de ton frère ne sont peut-être pas adaptés à toi.

Je m'explique : J'ai une grande soeur qui est très intelligente, qui a réussi de grandes études, professionnellement etc..

Depuis que je suis petite, j'ai droit à ces conseils avisés pour réussir ma vie. Comme je ne lui ressemble pas du tout, et bien de son point de vue j'ai toujours été en échec.

Après une psychothérapie, je me suis rendue compte que j'avais envie de vivre les choses comme je l'entendais et j'étais heureuse des mes choix.

Exemple, j'ai arrêté mes études et fait un diplôme de commerce. Ouh là là, j'en ai entendu. Ensuite j'ai choisi un homme qu'elle n'appréciait pas, blabla. J'ai arrêté de travailler pour m'occuper de mes enfants, erreur aussi (comment je ferai quand mon mari me quittera et que cela fera 20 ans que je n'ai plus travaillé ? Ben oui, mon mari étant un gros con, il ne peut que me quitter, et moi m'étant laissée aller à grossir (du fait que je ne travaille pas bien sûr). J'arrête là car chacun de mes choix a été critiqué.

Bref, tout cà pour en arriver à la rupture il y a 2 ans. Je lui ai dit que je pouvais plus supporter toutes ses remarques. Je lui ai demandé s'il lui était possible de ne plus me donner son avis car cela avait tendance à me tirer vers le bas). Résultat : elle a refusé, car c'était pour mon bien et si elle ne me fesait plus de remarques je pourrais rester dans ma misère.

J'ai pris la décision de couper les ponts avec elle. Malgré une période de souffrance ou j'ai pas mal dérivé avec la nourriture, maintenant je revis. Si tu savais le nombre de fois qu'elle m'a dit que je devais faire quelque chose pour mon obésité et blabla.

Plus tu prendras confiance en toi, selon le modèle que tu t'es choisi, moins tu idéaliseras ton frère.

Courage

:kiss:


Merci pour ton histoire, j'espère que tu vas mieux maintenant :)

En fait il a longtemps été un modèle et maintenant j'essaie de moins en moins de le prendre comme modèle parce que je me rends compte que, comme tu l'as dit, je n'y arriverai pas. Mais j'ai encore tendance à croire que tout ce qu'il dit est vrai. J'arrive pas trop à me faire mes propres idées et à savoir comment je veux vivre ma vie.
forget-me-not a écrit :Je sais que j'ai un problème de confiance en moi et que je me sens pas super bien dans ma peau.
Le truc c'est que j'ai l'impression de ne pas trop savoir par où commencer pour changer ces problèmes. Je manque d'imagination, d'outils.

Ben, je pense que la première chose à faire c'est de travailler sur l'acceptation de soi et la non culpabilisation. Ca a été comme ça pour moi...Et ça m'a permis de me battre pour guérir de mon TCA (ma première bataille, et la remporter a été une grande chose pour moi...j'étais capable !), puis à occuper mon temps comme je l'entends, à me sentir capable de faire.

Mais c'est une expérience personnelle, j'aurais bien du mal à te conseiller efficacement ; peut-être un professionnel compétent pourrait t'aider ? :)
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
Okapi, concrètement tu as fait comment ?
As-tu eu besoin de faire une psychothérapie ?

Je me tâte à faire une thérapie de groupe mais elle coûte très chère et si je devais faire quelque chose ce serait cette thérapie.
Non, je m'y suis penchée seule, à la dure...Enfin, j'ai commencé par fréquenter un forum dédié aux TCAs (car c'était ce qui pourrissait le plus mon existence, m'empêchait de vivre) et j'ai pu voir que je n'étais pas seule (ouf, je ne suis pas un ET), puis j'ai accepté le fait que c'était une maladie (ouf, alors c'est que je peux guérir...je ne suis pas une faible), et j'ai travaillé sur ma guérison selon les principes de la RA. Ca a pris du temps pour guérir, je ne te le cache pas. Mais quand on a envie de guérir, qu'on regarde les choses en face, on progresse.

Ca m'a permis de relâcher la pression sur l'alimentation, et c'est là que je me suis aperçue que je me mettais une pression sur tout et que je m'empêchais de vivre ma vie.
Du coup j'ai osé faire les choses à mon goût, à mon rythme.

C'est ce que j'appelle la confiance en soi : oser vivre comme on le sent, à sa mesure.
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
Tout cela prend beaucoup de temps. J'ai fait aussi une psychothérapie mais en suisse si tu vas chez un psychiatre tu es remboursée par la caisse-maladie, je n'aurais pas pu payer de ma poche.

Pour savoir ce que tu veux, essaye de sonder au fond de toi ce qui te fait envie réellement et non pas en fonction de l'attente de quelqu'un d'autre ou d'un modèle social.

Moi, mon rève secret, c'était le truc hyper classique, avoir un mari, des enfants, des animaux et une maison. J'ai eu tout çà et pendant un moment je n'en profitais pas, car je culpabilisais presque en me disant mais je ne peux quand même pas me contenter de cela. Maintenant je déguste la vie. Tous les jours des petites choses me font plaisir car je me suis acceptée comme je suis. Il n'y a pas de honte à ne pas avoir de GRANDS buts dans la vie. On peut aussi être heureux de choses toutes simples.

Je suis sûre que tu y arriveras un jour car tu me parais te poser déjà plein de bonnes questions.

:kiss:
Merci pour vos messages :)

Au sujet du rythme, je crois avoir un rythme pour faire les choses assez lent et je ne peux pas faire plusieurs choses à la fois. je me suis rendue compte de ça alors maintenant faudrait peut-être que je l'accepte vraiment. Lui, mon grand frère fait une multitude de choses, donc j'ai l'impression en fait que parfois je prends vraiment trop mon temps et de ce fait j'ai l'impression parfois de ne rien faire, de ne rien entreprendre. Mais en fait, non, je ne fais pas rien! En ce moment je me consacre à mes études et ce n'est pas rien, faut que je me dise ça.

Sinon, en effet, je me pose beaucoup de questions, mais peut-être pas les bonnes. Quoique. Je ne sais pas exactement ce qui me fait réellement envie, je sais juste que j'aimerais avoir un travail qui me plaît. Après, il faut que je creuse pour le reste.

Mais c'est vrai que pour moi c'est pas facile de se sortir du schéma de mon grand frère qui lui a justement de GRANDS buts dans la vie : il a écrit un livre à 20 ans, il a eu une agrégation et veut en passer une autre...

Donc, maintenant faut que j'assume de ne pas avoir de GRANDS buts dans la vie!

Merci en tout cas pour vos messages.
forget-me-not a écrit :Donc, maintenant faut que j'assume de ne pas avoir de GRANDS buts dans la vie!

Ça, je pourrais le dire aussi!
Surtout que je ne fais jamais autant de choses que quand je les fais au jour le jour, sans arrière-pensée.
Avoir de grands buts est souvent inutile, mais aussi improductif.

Bon courage en tout cas!
Merci Maiadi :)

Maintenant j'angoisse un peu, parce que je vais le voir demain et sa petite amie qui m'impressionne aussi :(

Faut que je sois forte !
Je suis ton poste depuis le début, mais j'attendais d'avoir un peu de temps pour poster mon petit mot.

Tu sais, je comprends assez bien ta situation. j'ai aussi un frère qui a depuis ado de grandes ambitions, qui réussit tout ce qu'il entreprend... Un super boulot, un super salaire, reconnu partout où il va, une santé merveilleuse, un sportif en plus. Il s'est trouvé une copine, la première d'ailleurs vers 22 ans avec qui il s'est pacsé... qui fait tout pour être parfaite aussi. Quand nous les voyons, c'est toujours pleins de papouilles et de regards un peu niais (l'amour). Ils ont eu l'année dernière une petite fille, qu'ils veulent parfaite aussi, vantent qu'elle progresse vite et des choses dans le genre...

Mais! Bien oui! Oui, il se fait aimer de tout le monde, mais il ne sait pas s'affirmer tout le temps auprès de sa chérie, chose que je suis capable de faire dans mon couple. Il a un super job, mais il était prêt à en changer, ce qui veut dire qu'il ne s'épanouit pas totalement dedans. Oui sa copine semble parfaite, mais elle est remplie de doutes et tente de toujours tout contrôler pour se rassurer. Oui sa fille est adorable, mais c'est un enfant, et pour moi, ils le sont tous. Le mien le sera aussi, sinon plus à mes yeux =)

Je ne me prends pas la tête à me demander combien de minutes de sport je devrai faire si je bois un verre de coca. Mes pensées peuvent aller pour des choses plus intéressantes. Mon compagnon ne me fait pas des gros yeux s'il voit que je suis gourmande, contrairement à mon frère qui se prend des réflexions quand il veut se prendre une glace. On ne se papouille pas à tout bout de champs devant la famille, mais nous avons une complicité magique et je n'échangerai pour rien au monde ma relation avec une autre. Nous avons l'écoute et le respect, et un amour entre nous qui n'a pas besoin de spectateurs pour avoir du poids.

Alors oui, je me cherche encore dans ma vie, mais nous sommes deux êtres différents. Mon chemin ne sera pas le sien, mais il n'en sera pas pour autant plus pourri. "Nous n'avons pas les mêmes valeurs" simplement =).

Tu sais, derrière la "perfection" visible, tout n'est jamais vraiment beau... Et dernière nos petites vies qui parfois nous semblent misérables par rapport à nos frères et soeurs, il faut savoir ouvrir les yeux sur notre bonheur, car même s'il parait plus simple, il n'en est pas moins important.

Aller! Reprends toi aussi et cesse de l'idolâtrer... ça ne nous apporte rien de bon, et en plus, ce n'est pas la réalité des choses.
Vous ne pouvez pas empêcher les oiseaux de la tristesse de voler au-dessus de vos têtes, mais vous pouvez les empêcher de faire leurs nids dans vos cheveux.

Maman d'un maxi-môme de 3 ans ( 07.12.2010) et de notre étoile filante, Emmy (08.04.2013)
Merci Bloupinette :)
Répondre

Revenir à « TCA : Trouble du comportement alimentaire »