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Bonsoir tout le monde!
Je viens de m'inscrire sur le site afin de partager avec vous mes tracas.Peut être pourrais je avoir des témoignages de personnes souffrant des mêmes troubles et recueillir leurs expériences et leur soutient?
Je suis une jeune femme de 26ans qui adore découvrir, apprendre, échanger...Mais je souffre de certains petits "handicaps" me gâchant bien la vie.
J'ai été diagnostiquée surdouée à l'adolescence (par un professionnel je précise).Cela a bien sur expliqué en partie le décalage qui m'empéchais de vivre harmonieusement avec les gens.Je souffre également de dépression depuis des années et cela se traduit par des crises de boulimies non vomitives et une auto destruction (j'ai fais plusieurs T.S).Depuis peu, j'ai du déménager pour mon travail et je me retrouve à Bordeaux complètement seule et assez désemparrée. Les crises sont très difficiles à contrôler.Depuis que je suis arrivée, j'ai pris 9kg (crises, stress...)Mon entourrage a du mal à me comprendre.Je voudrais savoir comment réussir à avancer, comment m'accrocher.
J'aimerai également faire connaissance avec de nouvelles personnes avec qui discuter et briser un peu cette solitude.Je serai ravie de trouver ici témoignages, soutien et pourquoi pas amitiés? Après tout, nous sommes tous et toutes là pour nous soutenir mutuellement...Merci infiniment par avance, je vous souhaite à tous une belle soirée.
Je n'ai qu'un conseil pour tenter de t'aider à sortir de cet état : vas voir un psy.
Mais je pense (j'espère) que tu l'as déjà fait. Dans ce cas, accroches-toi, certaines personnes mettent très longtemps )à se soigner de leurs maux et de leur inadéquation apparente avec le reste du monde. En tout cas, bonne chance !
"I Love you, I kill you, but I love you forever" Enigma

Mon blog : http://www.vivelesrondes.com/Jiddim
Bizzarement c'est en m'installant loin de ma famille pour les études que j'ai connu une accalmie.

Le premier mois je n'arrivais pas à manger, je n'ai pas eu mes regles et j'ai paniqué.
C'est là que je me suis dit que si il m'arrivait quelque chose il n'y aurait personne pour m'aider, en cas d'urgence je ne pouvais compter sur personne.

Alors plus de betises avec des lames, plus de paquets complets de medicaments après les crises de boulime...bref, ça m'a fait du bien de savoir que j'étais la seule à pouvoir gérer et que personne ne rattraperait mes conneries, peut etre que je devais m'assumer et sortir de l'enfance. Ca a été salvateur.

J'espère en tout cas que ce temoignage pourra t'aider!
Bonjour,

C'est vrai que la précocité n'est pas la meilleure alliée d'une bonne socialisation. Or, je crois bien qu'entre une personne qui a grandi en étant très entourée, en arrivant à s'identifier aux autres, qui a un tissu social, des activités et une autre qui de tout temps a été plutôt isolée, la seconde a plus de chances d'avoir une certaine fragilité.

Comment te conseiller ? Je me suis aussi retrouvée seule en débarquant en Aveyron aussi, et la seule chose qui m'a sauvée c'est de rencontrer mon copain (sur meetic :oops: )...sinon la grande solitude me tendait les bras.

Je n'ai pas la solution pour éviter la solitude...Si, peut-être t'inscrire à Mensa. Il doit y avoir des membres sur Bordeaux, et peut-être accrocheras tu plus facilement avec des gens précoces. Enfin, ça peut être un complément des rencontres par le boulot. Tu peux également te lancer dans une activité qui te parle, associative, manuelle, ludique...

Et le forum est bien entendu un très bon complément, bienvenue d'ailleurs :)
Il permet de partager sans tabou, d'échanger des expériences, et c'est très important pour les TCA je trouve, d'au moins dépasser le stade du "je suis la seule comme ça-c'est ma faute-je suis faible et minable-je ne suis même pas capable de vivre correctement".
D'ailleurs en y pensant ça doit ressembler au moment où le psy a mis un mot sur ce que tu vivais : "précocité". Ca te fait sortir de ta solitude face au problème que tu rencontres parce qu'il y a même un mot pour caractériser ça et tu ne te sens plus monstrueuse.

En tout cas les deux clefs pour moi contre l'hyperphagie (ou boulimie non vomitive) sont avoir une stabilité dans la vie, me sentir bien dans ma situation (elle passe par ma relation parce que je n'ai pas d'emploi) et me déculpabiliser, me laisser vivre.

J'espère que tu arriveras à construire ce que tu veux ^^
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
Merci à vous pour vos témoignages. En effet, je suis allée à une première séance chez un thérapeute que m'a conseillé mon médecin. Le courrant est bien passé, cela me rassure car il est important de se sentir à l'aise pour pouvoir de confier. Quand à mon petit ami, il a du mal à comprendre car il n'a jamais eu de problème de santé.De plus, il travaille loin donc, ce n'est pas facile.
Je vous remercie du fond du coeur pour votre soutien.Je suis ouverte à tout autre témoignage pour avoir un maximum d'avis sur la question.Et je serai heureuse de faire connaissance avec des gens car j'adore plaisanter et échanger donc je vous souhaite une bonne journée et à très bientot!!!
Je voulais vous demander comment vos entourrages gèrent ce genre de problème?Je suis consiente que si ce n'est pas facile pour moi, ça ne l'est pas non plus pour ceux qui m'entourrent mais il est parfois difficile de mettre les mots justes sur ce que l'on ressent et les personnes n'ayant jamais eu de problèmes de ce genre peuvent difficilement les comprendre voire les concevoir.Je sais par exemple que pour mon petit ami, tout cela le dépasse un peu et bien souvent il préfère laisser passer l'orage quand je suis en crise, ce qui me rend encore plus mal car j'ai une totale sensation d'abandon.J'ai bien essayé d'en parler avec lui souvent mais je ne pense pas qu'il comprenne vraiment.Est ce récupérable?Est ce grave ou dois je simplement me faire une raison en me disant que je ne peux pas partager ça avec lui et me rabattre sur psy et compagnie uniquement?
Une de mes amies vient de finir sa thérapie avec son psy pour une dépression qui la suivait depuis son adolescence, avec TS et tout le tintouin. Elle a mis du temps à digérer des actes irréparables dans sa famille et il lui a fallu attendre à peu près l'âge de la retraite pour s'en sortir. Et c'est une victoire de longue haleine qu'elle a obtenu aussi grâce à son mari, un homme super qui l'a toujours soutenue et l'a défendue. De même, ma chérie vient de sortir de la sienne et sa psy m'a adressé ses compliments pour l'avoir aidé dans cette longue "traversée du désert".
Oui, très souvent, ton petit ami va laisser passer l'orage car il ne sait pas ce qu'il peut faire. Et d'ailleurs, il ne peut pas faire grand-chose, hormis d'offrir une oreille attentive et te consoler après les crises. Il faut que tu le rassures, que tu lui fasses comprendre que tu sais qu'il est impuissant à t'aider, mais que tu as néanmoins besoin qu'il partage un peu avec toi ce qui te mine. Il sera sûrement difficile pour lui de comprendre, mais à force de t'écouter, il va finir par mieux comprendre quels sont les termes, les images et les actes qui te font sombrer et qu'il faut donc éviter. Evidemment, il y a des choses que tu te devras peut-être garder pour ta pst, au moins jusqu'à ce que tu le sentes prêt à comprendre tes tourments les plus profonds et prêt à tolérer le pire.
Et surtout, n'hésites pas à lui dire à chaque fois que tu es heureuse de son écoute car, même s'il ne s'agit que d'écoute et que l'effort le plus dur vient de toi, c'est à lui d'encaisser sans rien pouvoir faire.
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Mon blog : http://www.vivelesrondes.com/Jiddim
comete a écrit :Je voulais vous demander comment vos entourrages gèrent ce genre de problème?Je suis consiente que si ce n'est pas facile pour moi, ça ne l'est pas non plus pour ceux qui m'entourrent mais il est parfois difficile de mettre les mots justes sur ce que l'on ressent et les personnes n'ayant jamais eu de problèmes de ce genre peuvent difficilement les comprendre voire les concevoir.Je sais par exemple que pour mon petit ami, tout cela le dépasse un peu et bien souvent il préfère laisser passer l'orage quand je suis en crise, ce qui me rend encore plus mal car j'ai une totale sensation d'abandon.J'ai bien essayé d'en parler avec lui souvent mais je ne pense pas qu'il comprenne vraiment.Est ce récupérable?Est ce grave ou dois je simplement me faire une raison en me disant que je ne peux pas partager ça avec lui et me rabattre sur psy et compagnie uniquement?

Mon entourage a réagi de plusieurs manières selon les personnes. Ma famille s'en est amusée en voyant les quantités que j'absorbais, j'étais devenue une sorte de phénomène de foire. Ca a changé depuis que je leur ai expliqué que je subissais ça et que j'en souffrais, mais ça a été leur première réaction.
Sachant ça, leur regard est devenu plus bienveillant et ma mère a changé un peu ses achats en voyant que ce qu'elle achetait pour me faire plaisir devenait mon bourreau.

Un pote le prend avec un grand malaise. Il se sent presque aussi mal que moi, voudrait m'aider mais se sent impuissant. Il ne sait pas quoi dire.

Et enfin, mon petit copain...Il est très solide, stable, et n'a pas su bien réagir au début. Mais ça a évolué. Au début il n'a pas du tout compris que je ne contrôlais pas car il n'est absolument pas concerné par tout ça. Il m'a culpabilisée et a fait référence à mon éducation dans l'enfance qui aurait donné ce résultat, ce qui m'a blessée évidemment. Ensuite il a commencé à faire un parallèle avec une addiction au tabac qu'il a vécue par contre et dont il s'est débarrassé. Il a été bien plus tolérant envers mes crises, il m'encourageait et voulait me bouger. J'ai encore culpabilisé mais seule parce que je n'y arrivais pas et que je le voyais essayer de m'aider pour rien...
Et finalement j'ai réglé un peu ma vie (avec son aide mais aussi l'aide de mon ami), je suis plus stable et complètement déculpabilisée ; je ne me vois plus faible, et ça semble se régler...en tout cas je me sens nettement plus solide et sereine.

Voilà, les gens ne te donneront pas de solution (ni tes proches, ni la psy), tes proches ne réagiront pas toujours d'une manière appropriée parce qu'ils ne comprennent pas, mais il faut prendre le temps de leur expliquer ta situation, ce qui te fait souffrir et ne t'aide pas (je l'ai fait avec mon copain, ça a été très dur car il s'est dit qu'il me rendait malheureuse alors qu'il voulait mon bien, et je l'en ai fait pleurer lui qui ne pleure jamais).

Et j'espère que tu pourras puiser en leur aide de quoi guérir de ce TCA ; mais encore une fois personne ne te le solutionnera, il faut guérir soi-même. L'entourage est une épaule sur laquelle s'appuyer pour ça.

Plein de pensées encourageantes pour toi, j'espère de tout coeur que tu vas aller de mieux en mieux ;)
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
J'ai vu mes premiers psys en classe de seconde... il en a fallu plusieurs pour qu'enfin on me fasse passer le fameux WISC test (Wechsler intelligence scale for children). Le résultat n'a surpris personne et surtout pas moi. Mais le simple fait que mon psy (le dernier en date et le meilleur que j'ai jamais eu) me décrive ce que je vivais sans me laisser en placer une, m'a beaucoup aidée.

Mes TCA sont directement liés à ça et mon adolescence à été la pire période de ma vie. Le fait de partir et de recommencer à zéro dans un autre pays, sans repères et avec une nouvelle famille (d'accueil), m'a fait prendre conscience de ma valeur et c'est à partir de ce moment que j'ai commencé à vraiment "m'autopsier", à avoir un regard externe sur moi-même. J'ai pas mal voyagé et croisé des personnes de tous âges, de cultures et de langues différentes et j'ai réussi à relativiser mon mal-être.

Malgré tout, encore aujourd'hui, si je vais chez mes parents pour le week end, je vide des paquets de gâteaux entiers dès que j'arrive chez eux. Dans mon cas, les crises sont liées à mon environnement, et pas seulement aux lieux, mais aussi en fonction des personnes avec qui je suis. Quand je me retrouve dans la maison de mon enfance/adolescence en face de ma famille, de croiser des gens qui ont été à l'école, au collège et au lycée avec moi, ça doit déclencher un genre de stress qui fait que j'ai l'impression de retourner à mes 15 ans.

Le problème des enfants précoces, c'est qu'ils aiment les problèmes, dans le sens où, ils se posent toujours plus de questions et se donnent entiers soit à leur réflexion, soit à leurs sentiments. A l'âge adulte, cela dépend des personnes, de leur tempérament, de la capacité à relativiser ou des remises en question qu'ils se sont imposé.

C'est un peu comme une règle de survie, c'est à toi d'identifier ce qui te rend mal à l'aise et pourquoi. Ensuite, libre à toi d'exorciser ou d'éviter ces choses. Dans mon cas, j'ai coupé les ponts avec les "amis" et connaissances d'avant mes 18 ans et je garde les contacts familiaux au minimum. De la même façon, j'évite de rester en France trop longtemps...

Mon père a une autre technique pour gérer sa supériorité intellectuelle: il a fermé sa carapace à une bonne partie du monde extérieur, avec peu de contacts sociaux et des centres d'intérêts presque uniquement individuels. Malgré le fait d'être un génie, il n'a jamais évolué dans sa vie professionnelle, juste par choix.

Je ne sais pas si mes histoire vont apporter quelque chose, mais on ne sait jamais. Si tu veux venir faire partie du club des sociopathes volontaires, fait moi signe! ;)
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