Vive les rondes c’est bien. Je dirais même plus : ca fait du bien.
Mais le reste du temps je n’ai que mon ventre, ma langue et ma tête.
Mon ventre est dodu. Et puis zut ! Appelons un chat un chat : il est gros.
JE suis grosse. Et même entouré de personnes de même corpulence, je trouve des qualités chez les autres que je ne trouve pas chez moi. Oh, bien sûr je ne le dis pas. Je le cache. Je bombe le torse (comme s’il n’était pas déjà assez bombé !) et je joue avec les mots pour me protéger.
C’est là que ma langue intervient. Est-ce du à mes cinq grands frères qui m’ont mené la vie dure étant petite ? J’ai une langue bien pendue et une répartie cinglante. Que quelqu’un fasse une réflexion sur mon poids, ce sera à ses risques et périls ! J’argumenterai la tête haute, aborderai une fière allure, et fera fuir la queue entre les jambes tout ceux qui n’aiment pas les rondeurs…
Mais l’adrénaline passée, une petite voix (que pas mal d’entre nous connaissent surement ?) me rongera… « Suis-je si grosse que ca ? Est-ce si grave ? Il a peut-être raison après tout, je ne suis peut-être qu’un gros lard ! Et puis c’est de ma faute. Avec toutes les possibilités de régimes qu’il y a aujourd’hui, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même ! »
Vive les rondes c’est bien. Je dirai même plus : ca fait vachement de bien.
Mais le reste du temps cette petite voix ne me lâche pas, mon ventre ne réduit pas et ma langue est impuissante.
Est-ce ma faute ? Dois-je m’en prendre qu’à moi-même ? Dois-je faire plus d’efforts ? Quels efforts ?... etc
Ah ! Vous voyez ? Elle revient déjà !
Miss N.
Mais le reste du temps je n’ai que mon ventre, ma langue et ma tête.
Mon ventre est dodu. Et puis zut ! Appelons un chat un chat : il est gros.
JE suis grosse. Et même entouré de personnes de même corpulence, je trouve des qualités chez les autres que je ne trouve pas chez moi. Oh, bien sûr je ne le dis pas. Je le cache. Je bombe le torse (comme s’il n’était pas déjà assez bombé !) et je joue avec les mots pour me protéger.
C’est là que ma langue intervient. Est-ce du à mes cinq grands frères qui m’ont mené la vie dure étant petite ? J’ai une langue bien pendue et une répartie cinglante. Que quelqu’un fasse une réflexion sur mon poids, ce sera à ses risques et périls ! J’argumenterai la tête haute, aborderai une fière allure, et fera fuir la queue entre les jambes tout ceux qui n’aiment pas les rondeurs…
Mais l’adrénaline passée, une petite voix (que pas mal d’entre nous connaissent surement ?) me rongera… « Suis-je si grosse que ca ? Est-ce si grave ? Il a peut-être raison après tout, je ne suis peut-être qu’un gros lard ! Et puis c’est de ma faute. Avec toutes les possibilités de régimes qu’il y a aujourd’hui, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même ! »
Vive les rondes c’est bien. Je dirai même plus : ca fait vachement de bien.
Mais le reste du temps cette petite voix ne me lâche pas, mon ventre ne réduit pas et ma langue est impuissante.
Est-ce ma faute ? Dois-je m’en prendre qu’à moi-même ? Dois-je faire plus d’efforts ? Quels efforts ?... etc
Ah ! Vous voyez ? Elle revient déjà !
Miss N.
Si Ronde qu'elle en tombe des nues!
