MurielHB a écrit :mais c'est bien aussi de remettre les choses de leurs contexte et d'user d'un peu d'empathie... (et pas de pitié). Qui sait comment on réagirait dans ce cas là .
Tu veux de l'experience ?
JE me suis suicidée parce qu'au lieu de me parler, ma mère m'a fliquée. Elle avait pas compris, elle n'a toujours pas compris. Elle me traitait comme uen enfant qu'
ELLE devait sauver au lieu de me donner les moyens de me sauver moi même, en me parlant et en me tandant la main.
Pour l'anorexie, personne en dehors de la personne concernée, ne peut la sauver.
Après ça c'est moi qui suis restée trois jours à l'hopital, c'est moi qui me prenait les baffes des infirmières qui n'aiment vraiment pas les ptites jeunes qui se suicident, c'est moi qui n'ait pas eu de suivi psy digne de ce nom parce que mes parents ont imposé aux medecins de me laisser sortir (j'étais mineure, ils le pouvaient) parce qu'ils pensaient que le retour en environnement familial me "guérirait". C'est moi également qui ait du supplier mon medecin de famille de m'aider à trouver un psy quelques semaines après parce que je me sentais couler de plus en plus, c'est moi qui ait vu pleurer ma mère et mon père parce que pour eux, si j'avais besoin d'un psy c'est que j'étais folle, c'est moi également qui ait du aller voir ce psy et le regarder dire à mes parents de ne pas m'accompagner en séance parce qu'ils ne me laissaient pas et que donc je ne pouvais pas dire ce que je voulais, ce que j'avais sur le coeur. C'est moi aussi qui ait du subir, pour seule discussion avec mes parents, la reflexion "Mais qu'est ce qu'on va dire aux gens ?". C'est moi qui ait subi le silence, parce que ce que j'avais fait était "honteux", "anormal", les disgnait commed e mauvais parents et qu'il fallait "oublier", ne surtout pas en parler.
Et là je ne parle que du plus facile. Le reste, c'est un poil trop douloureux d'en parler. Alors je regrette, mais si je croise une mère qui ne connait rien à l'anorexie, qui est persuadée qu'elle seule peut aider sa fille mais sans aucun dialogue, je ne peux pas rester de marbre.
ça ne fait pas d'elle une mauvaise mère, mais si la prevenir qu'elle ne peut pas aider sa fille e cette façon là et qu'elle a besoin de recourir à des personnes spécialisées là dedans, c'ets la juger, bien oui alors, je la juge.
On n'est pas en train de parler d'interdire à une gamine de porter une mini jupe, on parle de sa vie, et pas seulement de savoir si elle va s'ouvrir les veines la semaine prochaine ou pas. On parle de comment, si le pire arrive, elle vivra. Comme un être humain normale ou comme un zombie.
Parce que moi, quatorze ans après, ben j'en suis toujours morte.
Je parle moins maintenant. Je terrasse plus mes ennemis par l'éloquence. Plus je vieillis, plus je ferme ma gueule.
"J'tabassse les vieux, ça m'dérange pas" Tony Stark à Captain America.