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Hello,

Cela m'a beaucoup touchée ce qui a été écrit dans ce forum, cela me rapelle mon parcours.
Manger comme on le sous-entend est une réponse à un stress. Celui-ci est d'origine physiologique. J'entends, à
l'origine, les êtres humains réagissent encore biologiquement comme des animaux, car même si leur conditions de vie
ont drastiquement changé depuis la préhistoire. À cette époque, quelle était la principale source de stress ?
Trouver suffisament de nourriture pour survivre.. or à l'heure actuelle (sauf dans les pays du tiers-monde certes),
ce n'est plus tellement difficile d'absorber nos 2000 kcal quotidiennes. Pour dire, une bonne tranche de cake te fournis
sans problèmes un quart de nos apports journaliers.

Sauf que.. notre biologie n'évolue pas aussi vite. Et la réponse à un stress qui n'a plus aucun rapport avec
un soucis de survie reste néanmoins programmé ainsi : le circuit neurologique de la récompense. En effet, pour
simplifier, cela libère dans le cerveau un certain nombre de neurotransmeteurs, entre autres sérotonine,
dopamine ou encore endorphines.

Vers 18 ans, je n'étais pas au mieux dans ma tête et j'utilisais comme beaucoup a nourriture comme "calmant".. j'ai eu un grande
phase de déprime couplée à des compulsions alimentaires, et bien que j'étais pas en surpoids, je me prenais bien la tête avec ma balance
et les calories, de sorte que ça a tourné à l'obsession pendant un bon moment. Par la suite, j'ai pris diverses drogues et du coup, la
nourriture a totalement cessé d'être obsessionelle, parce que j'avais trouvé une "autre" sorte de réponse à mon
stress et mes angoisses. C'est surtout la coke qui m'a fait réalisé ce fonctionnement. L'anorexie provoqué par sa
consommation vient du fait que le cerveau est tellement "rassasié" en neurotransmetteurs que même la meilleure
plaque de chocolat vous dégoute complétement. Car les drogues "parasitent" le circuit de récompense du cerveau qui
sont attribué à l'origine à la nourriture, au sexe, etc..

Je me demande si quelqu'un a expérimenté la même chose ou voit les choses de la même façon que moi : Pour moi, les
compulsions alimentaires sont de l'ordre de l'addiction. Il faut les traiter de la même façon que la toxicomanie
(bon c'est exagérer, mais renseignez-vous sur les symptômes et le traitement des dépendances..).

Sans faire l'apologie de quoi que ce soit, les TCA sont la pire des dépendances à mes yeux, l'expérience de ceux-ci m'ont engendré
un mal-être bien pire que la consommation de drogue. Sans cela, je crois que je n'en aurais jamais fini avec la boulimie.

Voilà, je ne veux pas créer de polémiques. Je souhaite juste sucité un débat : je me demandais pourquoi j'ai rarement vu l'origine des compulsions alimentaires expliquée sous cet aspect..
Qu'en pensez-vous ?

Je trouve ton message pathétique, pour avoir eu la mauvaise expérience de grandir dans un milieux ou consommer toutes sortes de drogues était un acte banale...

Après les années d'Euphories, la décadance et des vies perdues pour rien à 18...20 ans!!

Même si tu ne souhaite pas faire " l'apologie " de la coke, tu nous expliques comment remplacer une addiction (TCA)par une autre addiction (coke)et que la premiere est pire que la seconde. Parcequ'elle est moins visible, et que les apparence sont sauvées??

Mais pour combien de temps encore?? tu penses qu'une consommation régulière du produit ne laisse aucun stigmate sur ton corp et l'état de tes neurones.

Je cherche pas la polémique et toute personne adulte responsable est libre de ses choix.

Mon avis est que l'on ne remplace pas une addiction par une autre...aussi "traumatisante" soit-elle. Prendre également suffisamment de recul pour juger...



JACOB: mon amour persan...
Oh là, tout doux, tu m'a mal comprise je crois..

Je parle bien de mal être en général. Dieu merci, je ne consomme plus rien aujourd'hui. J'ai toujours pleins de manies, de TOC, faire le ménage 15 fois par jour, parce que ça me calme.

Je voulais demander si j'étais la seule à penser ainsi.. comme si notre cerveau a besoin d'un "os à ronger" afin de se soulager du stress et des angoisses qui nous malmène.

Et je ne parle que de mon expérience personelle.. j'ai vraiment fini dans un état horrible à cause des TCA. J'ai frolé la mort, et la consommation de drogue par la suite m'a empechée de refléchir. (un des problèmes majeurs des troubles alimentaires) j'ai pu lacher prise. Au fur et à mesure, j'ai pu remonté la pente et actuellement, j'arrive à être assez "égoiste" pour penser à mon bien-être à moi en premier lieu.

J'ai vraiment pas envie de choquer qui que ce soit.. si ce fut le cas, je m'en excuse et je n'interviendrais plus ici (sorry)
phormium a écrit :Pour moi, les
compulsions alimentaires sont de l'ordre de l'addiction. Il faut les traiter de la même façon que la toxicomanie
(bon c'est exagérer, mais renseignez-vous sur les symptômes et le traitement des dépendances..).

Sauf que le traitement de la toxicomanie passe par un sevrage total alors qu'il paraît un peu difficile de se passer de manger (et c'est d'ailleurs toute la complexité des TCA)...ceci explique en partie cela, non?
Le soucis, c'est que la "marchandise de nos compulsions" peut nous couté très (si en grande quantité), on se désocialise, on se sent coupable, on perd sa confiance en soi, cela devient le sujet de préocupation principale dans notre vie et contrôle presque totalement notre état émotionnel.. cela ressemble bien à de l'addiction. Ce qui me révolte c'est qu'on ne parle que d'addiction par l'alcool, drogue, sexe, jeu, internet, etc..

Comme tu l'as dis, on ne peux pas se passer de manger, mais je constate combien l'industrie agroalimentaire nous pousse à en devenir "dépendant", et je ne vois ce qu'il a de nutrionnel là-dedans ?

http://www.blog-nutrition.fr/2008/10/06 ... t-legumes/

Aujourd'hui je me suis résolue à accepter que je ne peux pas m'en passer quelque part, et une addiction remplace toujours une autre. Sauf que je préfère me tourner vers celle qui aura le moins d'impact négatifs sur ma vie : par exemple, je me douche minimum deux à trois par jour, sinon je me sens mal. Mais je préfère encore cette manie à tout ce que j'ai cité avant, c'est le moins nocif (même si j'ai toujours la peau très sèche lol).

Ai-je tort de voir les choses ainsi ? Dès fois, j'ai l'impression d'être une névrosée grave, mais je n'ai jamais réussi à fonctionner autrement :cry:
Il y a une parenté entre les divers troubles que tu évoques.Les TOC, la dépendance aux substances etc ont tous en commun l'anxiété et sa gestion. Les thérapies cognitivo comportmentales marchent très bien dans ces cas.
Phormium, ton message m'a interppelé plus que choquer...

J'étais simplement en désaccord, et mon but n'étais ni de me montrer agressive et encore moins de t'attaquer personnelement...

Enfin, peut-être qu'un psy spécialiste en addictologie pourrait t'aider...?
JACOB: mon amour persan...
Pas de soucis eliette, je comprends que ça peux t'interpelé ma reflexion. Je suis juste révoltée contre une industrie qui rends les gens en esclave et qui ruine leur santé, en transformant un besoin vital (celui de se nourrir) en addiction (celui de manger).

J'ai trouvé ce site http://www.sanssucre.org/ assez interressant..

Et encore plus, cette video : http://www.dailymotion.com/video/x732s7_manger-plaisir-ou-danger-partie-6_lifestyle c'est d'une hypocrisie crasse.

Ok, on diabolise le tabac ou les drogues, mais le tabac on choisit d'en consommer ou pas, en connaissance des méfaits. Idem pour l'alcool.

Qu'en est-il des produits alimentaire ? On ne peux pas interdire la consomation des plus nocif, mais ils devraient être taxés comme le tabac dans ce cas. Et pas seulement passé des spots TV où on nous dit de manger des légumes et de faire du sport (sans blague ?). On commence à peine à voir les valeurs nutrionelle être affichée par partion et non plus par 100g seulement..
Mais vois-tu ici ce qu'on pense, et qu'on dit, c'est qu'il n'y a pas d'aliment plus nocif que d'autre.
Tu ne soignera pas une complusion alimentaire en supprimant tel ou tel aliment.
Soigner la compulsion, c'est du domaine psy
Et tu accompagne cela d'une rééducation alimentaire (méthode GROS.org) (voir le forum dédié) qui te permet de manger de tout, en retrouvant les sensations de faim et de satiété.

Rendre les autres ou l'industrie agro-alimentaire responsable de nos problèmes alimentaires est un raccourci que je ne me permettrai certainement pas de faire. Loin de moi l'idée de vouloir les défendre, mais en ce qui me concerne, cela n'a rien à voir avec ma prise de poids.
La Reine

Faut-il partir ? Rester ?
Si tu peux rester, reste ;
Pars, s'il le faut.

[Charles Baudelaire]
Provence a écrit :Rendre les autres ou l'industrie agro-alimentaire responsable de nos problèmes alimentaires est un raccourci que je ne me permettrai certainement pas de faire. Loin de moi l'idée de vouloir les défendre, mais en ce qui me concerne, cela n'a rien à voir avec ma prise de poids.

Tout à fait!

phormium a écrit :On commence à peine à voir les valeurs nutrionelle être affichée par partion et non plus par 100g seulement..

Et c'est en suivant ce genre d'indications, qui ne servent à rien, que nous nous dirigeons vers la restriction cognitive...
Ce qu'il faut c'est revenir à nos sensations et faire confiance à notre corps et non à un tableau de chiffre sur un paquet de bouffe...
phormium a écrit :Je me demande si quelqu'un a expérimenté la même chose ou voit les choses de la même façon que moi : Pour moi, les compulsions alimentaires sont de l'ordre de l'addiction. Il faut les traiter de la même façon que la toxicomanie (bon c'est exagérer, mais renseignez-vous sur les symptômes et le traitement des dépendances...)


Tout à fait !

J'ai pour habitude de dire que le sucre est ma drogue à moi. [Etant hyperinsulinémique, je suis du coup très mal barrée et je me sens aussi suicidaire qu'un(e) drogué(e) quelquepart...]

La plupart des articles scientifiques que je peux lire au boulot à ce sujet, vont dans ce sens aussi.

Chez moi les récepteurs d'endorphine sont totalement anesthésiés aussi : je m'emmerde à fond la caisse quand je fais du sport ;)

J'apporte parfois des copies d'articles à mon endocrino histoire de lui ouvrir les yeux...
Mieux vaut rater un baiser que baiser un raté !

Poésie : http://spaces.msn.com/angiematt

Le reste : http://spaces.msn.com/peinturesursoi
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