Salut tout le monde!
Ca fait longtemps que je n'ai pas pianoté sur mon fofo préféré!
Mais voilà , je craque. Je craque vraiment.
D'habitude je suis à peu près bien, et je peux gérer, garder la sourire et affronter chaque épreuve debout.
Je suis dépressive depuis que j'ai 11 ans, en réalité. J'ai été diagnostiquée comme telle, et je n'ai jamais réussi à suivre un traitement au bout (je hais les médocs).
J'attendais simplement que ma vie change. Je me disais que quand j'aurais dans ma vie un homme qui m'aime comme je suis, un travail stable, des enfants... je serais comblée et que par conséquent je perdrais tout le poids que j'ai en surplus.
Mais voilà .
Je suis comblée. J'ai tout ce que j'ai toujours souhaité. Je me suis mariée, je travaille, j'attends mon troisième enfant.
Alors pourquoi est-ce que je replonge? Je suis dans une lente descente aux enfers depuis deux ou trois ans.
Je n'arrive plus à jouer la comédie. A faire celle qui va bien.
Je n'arrive plus à bosser, mon esprit est en eaux trouble.
Je pleure, toute seule sans raison.
J'avais 22 ans la dernière fois que j'ai fait une crise.
Aujourd'hui, j'ai des enfants, un travail, je ne peux pas me permettre ce genre de délire!
Et c'est d'autant plus difficile que je culpabilise énormément. Mon mari se demande si je suis malheureuse avec lui... Il se croit responsable. Alors je discute avec lui. Je lui parle, et lui me répond bien sûr d'aller voir le psy.
Mais on va voir un psy afin qu'il nous dise ce qui ne va pas.
Moi je sais ce qui ne va pas. Je sais absolument tout ce que je traîne!
Je m'en suis confiée à ma mère, à mon mari.
Je pensais que si j'arrivais enfin à vider mon sac (qui je vous assure, est plein plus qu'au ras bord), je me sentirais moins écorchée vive. Ca ne marche pas.
Et quand j'arrive devant le médecin, quel qu'il soit, je me retrouve dans l'impossibilité d'être vraie. Je n'arrive pas à me montrer vulnérable.
Pour moi, que l'on découvre ma détresse est bien plus grave que ma détresse elle-même. Alors, je fais ma fofolle, je blague, je souris... et au fond de moi je hurle.
Je ne suis pas si je suis bien claire. C'est sûrement de l'orgueil, mais ce n'est pas comme ça que je le ressens. Je n'aime pas me sentir vulnérable, ni sentir la moindre compassion dans le regard d'autrui.
Et ça m'a joué des tours cette année.
Je voulais montrer que j'avais la pêche, résultat, on m'a confiée des responsabilités que je n'ai pas osé refuser, j'ai servi d'appui alors que moi je me noyais.
J'ai réussis à donner le change à mon entourage quand j'ai commencé à craquer parce que je peux tout mettre sur le dos de ma grossesse... mais je vous assure que c'est faux.
J'ai l'impression que je touche le fond. J'ai mis pendant des années mon poids sur le compte de la dépression.
Aujourd'hui je sais que c'est faux. Et si ça a jamais été vrai, en tout cas je suis sûre que ça ne l'est plus.
Je confondais cause et conséquence.
Aujourd'hui je m'en fous de mon poids. J'aimerais juste vivre.
Merci de m'avoir laissée une petite place où je peux m'exprimer. Je respire déjà mieux.
Ca fait longtemps que je n'ai pas pianoté sur mon fofo préféré!
Mais voilà , je craque. Je craque vraiment.
D'habitude je suis à peu près bien, et je peux gérer, garder la sourire et affronter chaque épreuve debout.
Je suis dépressive depuis que j'ai 11 ans, en réalité. J'ai été diagnostiquée comme telle, et je n'ai jamais réussi à suivre un traitement au bout (je hais les médocs).
J'attendais simplement que ma vie change. Je me disais que quand j'aurais dans ma vie un homme qui m'aime comme je suis, un travail stable, des enfants... je serais comblée et que par conséquent je perdrais tout le poids que j'ai en surplus.
Mais voilà .
Je suis comblée. J'ai tout ce que j'ai toujours souhaité. Je me suis mariée, je travaille, j'attends mon troisième enfant.
Alors pourquoi est-ce que je replonge? Je suis dans une lente descente aux enfers depuis deux ou trois ans.
Je n'arrive plus à jouer la comédie. A faire celle qui va bien.
Je n'arrive plus à bosser, mon esprit est en eaux trouble.
Je pleure, toute seule sans raison.
J'avais 22 ans la dernière fois que j'ai fait une crise.
Aujourd'hui, j'ai des enfants, un travail, je ne peux pas me permettre ce genre de délire!
Et c'est d'autant plus difficile que je culpabilise énormément. Mon mari se demande si je suis malheureuse avec lui... Il se croit responsable. Alors je discute avec lui. Je lui parle, et lui me répond bien sûr d'aller voir le psy.
Mais on va voir un psy afin qu'il nous dise ce qui ne va pas.
Moi je sais ce qui ne va pas. Je sais absolument tout ce que je traîne!
Je m'en suis confiée à ma mère, à mon mari.
Je pensais que si j'arrivais enfin à vider mon sac (qui je vous assure, est plein plus qu'au ras bord), je me sentirais moins écorchée vive. Ca ne marche pas.
Et quand j'arrive devant le médecin, quel qu'il soit, je me retrouve dans l'impossibilité d'être vraie. Je n'arrive pas à me montrer vulnérable.
Pour moi, que l'on découvre ma détresse est bien plus grave que ma détresse elle-même. Alors, je fais ma fofolle, je blague, je souris... et au fond de moi je hurle.
Je ne suis pas si je suis bien claire. C'est sûrement de l'orgueil, mais ce n'est pas comme ça que je le ressens. Je n'aime pas me sentir vulnérable, ni sentir la moindre compassion dans le regard d'autrui.
Et ça m'a joué des tours cette année.
Je voulais montrer que j'avais la pêche, résultat, on m'a confiée des responsabilités que je n'ai pas osé refuser, j'ai servi d'appui alors que moi je me noyais.
J'ai réussis à donner le change à mon entourage quand j'ai commencé à craquer parce que je peux tout mettre sur le dos de ma grossesse... mais je vous assure que c'est faux.
J'ai l'impression que je touche le fond. J'ai mis pendant des années mon poids sur le compte de la dépression.
Aujourd'hui je sais que c'est faux. Et si ça a jamais été vrai, en tout cas je suis sûre que ça ne l'est plus.
Je confondais cause et conséquence.
Aujourd'hui je m'en fous de mon poids. J'aimerais juste vivre.
Merci de m'avoir laissée une petite place où je peux m'exprimer. Je respire déjà mieux.
