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44 jours que je n'ai pas eu mes règles et encore un test de grossesse négatif ce matin...

J'ai beau essayer de ne pas y penser, quand je commence à prendre du retard, j'attends puis je me dis que ça y est peut-être... et puis non!

Je me sens tellement impuissante. Mon gynéco-obstétricien me pousse a prendre d'autres médicaments depuis quelques rendez vous. Je suis déjà sur le metformin. J'en ai parlé avec ma prof de physiologie de la reproduction qui ne me le conseille pas trop. J'ai une bonne amie en FIV et je la vois juste se prendre échecs sur échecs en se maltraitant le corps et le couple. On a décidé qu'on irait pas jusque là. En fait, tout le monde me souffle que je devrais perdre du poids pour réduire l'impact des OPK.

Pourtant, je connais des tas de filles de ma taille qui tombent enceinte. Je suis carrément en colère, mais en colère contre personne. C'est juste injuste. Je vois tout le monde tomber enceinte autour de moi. J'étudie comme sage-femme et j'adore ça, mais je songe presque à arrêter. Je me dis quand même que je vais peut être finir par faire la paix avec l'idée de ne pas avoir d'enfants naturels.

J'ai une dizaine de kilos en trop. Il me semble que ce n'est pas si dramatique! Moi qui avait appris à accepter mon corps et à lui faire du bien, je pense 4 fois par jour à faire un régime drastique. J'ai l'impression de ne pas être une vraie femme... C'est ce qui me fais le plus mal.

Comment vivez vous avec ça? Que pensez vous de l'adoption?

Merci de m'avoir lue. Je n'écris plus souvent mais je vous lis et pense souvent à vous...

xx
Coucou,

Je suis coutumière de ce genre de truc… le plus long, çà a été 185 jours sans règles… et encore, j’ai pris un médicament pour les faire revenir…
Mais bon,…

Je suis aussi une testeuse compulsive,… et je te comprends très bien quand tu dis que tu te mets à espérer dès que les règles ne sont plus là depuis plus d’un mois… Je fais pareil…

Je vois que tu es bien suivie, mais que tu refuse de prendre d’autres médicaments que la metformine… C’est ton choix. Mais sache qu’il y a tout un tas d’intermédiaires avant les traitements lourds de la FIV.

Je m’exprime mal, ce que je veux dire, c’est que ton opinion est peut-être faussée par l’expérience de ton amie : il y a des traitements qui marchent… Évidement, c’est moins frappant, et on en parle moins, parce que lorsque l’on est enceinte, on s’étale pas sur ce qu’il a fallut faire pour y arriver… Et toutes les femmes qui ont du prendre des traitements n’en sont pas sorties épuisées, le couple démoli…

Je ne connais pas du tout ton histoire ou ton parcours, mais… là, visiblement, tu t’épuises, …

L’adoption n’est pas un parcours plus simple… il vous faudra encore beaucoup d’énergie avant d’avoir un enfant par ce biais là…

Profite peut-être de ce moment de déprime pour te décider à faire quelque chose : accepter des traitements, commencer à te renseigner sur la procédure d’adoption, … ou même : commencer à faire ton deuil d’enfant…

Pour toi, et ton couple
Vertige les problèmes d'infertilité sont aussi nombreux et différents qu'il y a de couples.

J'ai arrêté toute contraception à 25 ans environ pensant "laisser faire la nature". Cycles très longs, irréguliers, douleurs consultations etc.....quand on s'est apercu de mon endométriose il était déjà tard. Bon cela ne m'a pas empèchée de devenir maman tout naturellement à 33 ans. Mais depuis plus rien à nouveau.

La médecine a des solutions à apporter aux couples. Aprsè à chacun de décider de son parcours. Pour moi la simple idée de la fiv était inacceptable, j'y ai songé quelques mois mais je n pouvais pas, les stimulations, éprouvettes, etc je bloquais complètement.

Nous avons alors fait une démarche d'adoption, le temps des paperasses, les mois qui s'écoulent et mon mari s'est réveillé pour s'apercevoir qu'il ne m'aimait plus, que j'avais beaucoup grossi et qu'il ne voulait pas d'enfants avec moi.

Tout cela pour dire qu'un enfant c'est un parcours parfois, un long chemin. Pour d'autres c'est l'affaire de quelques semaines sans contraception.

Au final je ne regrette rien. Je suis heureuse d'être maman c'est tout ce qui compte et mon mari est très heureux aussi.

Qu'en pense ton conjoint? imagines tu que cela soit possible de faire un bilan de fertilité tous les deux?
Bonsoir,

Je suis dans le même cas que toi...
début de cycles : plein d'espoir
attente de l'ovu ...
attente des :evil:, parfois cycles de 60 à 65 jours (bien sur tous les symptomes de grossesse tous les mois, mais toujours PDS négative :cry: )
et puis démarrage forcé au Duphaston...
Bref toujours pareil.

Parfois, je perd aussi espoir, mais mon mair me soutien, et on se soutien, c'est dur de voir toutes ses amies enceintes et aux beaux jours les ventres qui s'arrondissent (enfin qui se dénudent)...

Mais, non je ne pense pas à l'adoption, je ne veux pas, je ne pourrais pas.

En tout cas, ne brise pas ton couple à cause du désespoir, vous devez être soudés, et parfois il faut savoir faire une pause dans les traitements.

Je suis dans le paramédical on va dire. ;) . et n'écoutes pas ta prof, écoute ton coeur, ton corps et ta gygy qui est bien mieux placée que ta prof pour te renseigner et t'aider dans tes démarches

Et SF est un très beau métier même si le travail en équipe avec vous peut s'avérer difficile... ;) Tiens bon, et un jour (si ça arrive, mais je ne te le souhaite pas, vraiment !)si tu ne peux plus avoir d'enfant, tu seras, fier de donner naissance par "procuration", les accouchements que tu fera si tu travailles en SDN : et bien les bébés seront un peu les tiens..
C'est mon point de vue extrème.

En tout cas tiens bon.
Et conulter quelqu'un d'autre ? J'ai galéré 2 ans avec des tt qui me créaient des SPM infernaux, des stimulations où la gy me disait "houlà, y a risque de quintuplés" (super pour couper les effets du monsieur ! :P ) puis ma psy m'a envoyé consulter quelqu'un d'autre.
Premier exam : il s'est avéré que j'avais les trompes bouchées :twisted:
Pour nous, la FIV a marché. Je croyais aussi que ce serait ma limite. On accepte beaucoup, par désir d'enfant...
Avant de te lancer dans un régime, qui n'est sans doute pas la réponse (je connais un cas comme ça) peut-être essaye d'avoir un autre avis.

Je suis éduc. J'ai travaillé 20 ans avec les enfants des autres. J'ai dû faire un travail pour avoir la distance juste. C'est pas toujours facile. Mais je te garantis que l'amour que l'on porte à son propre enfant n'a rien à voir.
N'abandonne pas ton futur métier à cause de ce problème, ce serait dommage. Tu peux être une SF plus l'écoute parce que tu connais aussi le prix de la peine.

Quant aux tests pour rien... Je me débats pour pas en faire un en vain, ces jours-ci. Je crois que l'espoir d'un miracle ne cesse jamais !
"Le même qui, honteux d’être un sans-coeur trop occupé de soi, aimerait s’oublier comme, quelque part, on oublie son parapluie."
Michel Leiris
Merci, merci infiniment à vous!

Je vous lis toutes et je trouve incroyable de sentir tout l'amour, l'espoir et la patience qu'on peut mettre dans nos rêves de maternité!

Je n'ai pas beaucoup de temps pour écrire mais vos maux m'ont redonné le courage, après une belle fin de semaine passée avec mon amoureux, de me remettre à étudier pour mon examen de bio de demain... La vie continue

Je nous souhaite bonne chance à toutes! Merci de votre présence virtuelle.

Vertige
xx
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