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salut

rajoutez ce message à la longue série de mes lamentations sur le forum. je me sens mal, très mal. aujourd'hui encore j'ai menti, j'étais de sortie avec quelques copines (dernier week end avant la rentrée), j'y suis allé malgrè moi, pas envie de voir du monde, je me sens triste et angoissée de retourner à l'école où quelque chose de traumatisant m'était arrivé il y a quelques mois. j'appréhende énormément, j'en fais des insomnies ou au mieux des cauchemars .. bref depuis plus d'un mois ça va pas fort et je n'arrive pas à me sortir cette histoire de la tête.

je disais donc, j'étais avec ces copines (et en passant toutes minces et super belles), et l'une d'elle m'invite à sa soirée d'anniversaire ce soir organisée chez elle. j'invente une excuse et je refuse. je me sens mal maintenant parce qu'y a quelques temps je m'étais promise de faire des efforts, sauf que je n'arrive pas du tout à m'ouvrir aux autres, je ne sais même aps pourquoi je ne veux pas y aller. c'est juste que là, maintenant, je n'ai pas envie de faire des efforts, j'ai envie d'aller boire les 2 litres de soda super sucrée que je viens d'acheter.. lamentable.

là j'écoute "seize the day" d'avenged sevenfold, ça dit "Seize the day or die regretting the time you lost" (traduisez : vie le moment présent ou meurt regrettant le temps que tu as perdu). quelle ironie, je fuis encore. tellement de choses me reviennent à l'esprit maintenant, les problèmes financiers de mes parents parce que j'ai choisit l'école la plus chère, si seulemen j'avais pris l'autre qui m'offrait en plus un internat dans une autre ville, j'aurais été plus indépendante, mes parents n'auront pas ces soucis d'argent. je suis conne des fois, j'ai été égoiste, et aujourdh'ui encore je le suis. mais pourquoi je me sens obligé de pourrir la vie de ceux qui m'entourent.

cela vous arrive-t-il?

désolée pr le message déprimant :oops:
the sweet escape
Tu te sens mal dans ta peau c'est tout simplement pour ça que tu as peur d'aller à cette fête,ce n'est pas pour faire du tort à ta copine,tu as peur que l'on te regarde de travers,que l'on te juge parce que tes amies sont "minces",il faut de tout pour faire un monde meilleur!!il ne faudrait pas que tu te renfermes sur toi même,je suis sûre que tu as un charme fou et que tu peux jouer avec!!!
Par rapport à tes études,tes parents ont acceptés ton choix de lycée,s'ils n'avaient pas pu,ils te l'auraient probablement expliqué,maintenant si tu te sens égoiste,pourquoi ne pas te trouver un ptit job pour les vacances scolaires et pouvoir les aider...
le pire des poids que tu puisse porter,c'est la rancoeur..


bav:j'accepte paypal et chèque perso.


bientôt du nouveau sur ma bav....
merci pour la réponse. tu as sans doute raison, mais ça me pourri la vie de me sentir mal dans ma peau :? pour clarifier la situation je suis dans dans l'enseignement supérieur, des vacances scolaires je n'en aurais pas avant aout prochain :lol: j'avais déjà pensé à prendre un petit job pour pouvoir au moins assumer mon propre argent de poche, mais non, ce n'est pas possible. difficile de vous expliquer la situation, mais je ne peux vraiment pas. je crois que ce qui me dérange encore plus c'est que même l'argent de poche que les parents me donnent chaque mois ne me suffit plus :oops: à cause de mon budget bouffe, ah là là j'ai honte, je n'arrive même pas à gérer mon argent :shock:
the sweet escape
J'ai eu ma période asociale... je refusais toutes les invitations... et passais mes soirées à me traiter intérieurement de c*nne en pensant aux gens qui, pendant ce temps, devaient être en train de s'amuser.
Je me lamentais de ne pas assez sortir, et dès qu'une occasion se présentait, je fuiais.

Je crois que je m'étais mis en tête que je n'étais pas présentable : trop grosse, trop moche, trop bête, trop chiante... J'avais peur de déranger. Ou pire : et si on se moquait de moi? Bref, j'étais ridiculeusement parano!
Je me disais toujours : "Quand je serai à X kilos, je sortirai à nouveau, là je me sentirai bien dans ma peau...".

Mais les X kilos ne venaient jamais, et je regardais passer ma vie devant moi...

Puis je suis partie en Erasmus, et là j'ai fait un pacte avec moi-même : arrêter de mentir, arrêter d'avoir honte de moi, garder la tête haute et profiter!
C'était une véritable résolution, un déclic : j'arrivais en terre inconnue, je ne connaissais personne, j'allais repartir de zéro.

Bon, ça n'a pas été simple... mais je l'ai fait.
Je suis sortie, tout le temps, dès qu'une invitation me faisait envie, go! j'étais de la partie. D'un autre côté, je ne me forçais pas à aller aux soirées qui ne me disaient rien, ce n'était pas "sortir pour sortir".

Depuis, j'ai parfois quelques petites phases de cocooning avec mon homme, durant lesquelles je ne souhaite voir personne d'autre, mais elles ne durent jamais longtemps! J'ai retrouvé une vraie vie en société, et ça fait du bien.

Voilà... je ne sais trop quoi te conseiller... je n'ai pas de recette miracle... pour moi, la seule chose qui a marché a été de prendre très fort sur moi. C'est toujours le premier pas qui coûte. Puis tu te rends compte que tu t'es bien amusée à telle soirée... Et accepter la suivante, et encore celle d'après, devient de moins en moins dur.

C'est comme re-sourir après une dure rupture : d'abord on se force, on fait un peu semblant, mais petit à petit ça revient naturellement.

Courage! Pense à tous ces bons moments que tu vas passer! Et ne te compare pas à tes amis... Chacune est unique ;)
Solo los peces muertos siguen la corriente
j'ai l'impression d'être dans le même cas où tu as été. avant je me disais "dès que je perd mes kilos je pourrais vivre" sauf qu'ils sont toujours là :lol: là tout de suite je me dit "dès que je reçois ma commande de fringues je re commence à sortir", en effet je ne me trouve pas présentable. limite je me demande comment j'ose sortir :roll: . et pus souvent je me dit: "dès que je ne vis pas chez mes parents mais dans mon propre appart' je commencerais à vivre", mais je ne vois pas ce jour arriver. j'idéalise peut être un peu trop la vie que j'attend et qui ne semble pas arriver.

le truc c'est qu'il y a beaucoup d'oportunités qui s'offrent à moi, professionnellement parlant, j'estime avoir beaucoup de chance car même étant une élève de première année on m'a fait plusieurs promesses d'embauche pour le jour où j'ai mon diplome. sauf que dans mon école je dois être active, rencontrer des gens (genre des PDG ou des ministres, je ME DOIT d'être présentable, difficile), oui j'ai énormément de chance et je sais que je dois la saisir, ça ne se présentera pas deux fois dans une vie. pourtant je fais un blocage énorme, il y a quelques jours, j'avais repensé à ces opportunités qui s'offrent à moi et j'ai eu un profond sentiment de malaise, j'ai étouffé, comme si j'étais obligé de vivre alors que je n'en ai pas forcément envie. je ne veux pas retourner à l'école, je ne veux pas bosser et je ne veux pas non plus rester chez moi. je ne veux pas dormir mais je ne veux pas non plus me réveiller. c'est terrible comme sensation.

et quelques fois je me dis que c'est juste une mauvaise période à passer. je vais à l'internat dans 3 semaines environ, je verrais sur place si j'arrive à m'ouvrir un peu plus, je vais essayer en tout cas. je me suis promise de le faire.
the sweet escape
Je ne suis pas médium donc ça vaut ce que ça vaut :lol: mais je pense que l'internat va te faire beaucoup de bien.
J'ai adoré vivre en communauté, malgré mes nombreux blocages d'alors.
Et ça a aidé à en faire sauter beaucoup.
Je ne sais pas quelle est ton école, mais j'ai fait une grande école et je pense que la pression l'exigence d'excellence qui suintait de partout ne m'a pas beaucoup aidée... J'ai énormément séché de cours, dès que je mettais un pied dans l'établissement, j'avais l'impression d'étouffer, d'être "prise au piège".

On a souvent tendance à idéaliser le futur pour se rassurer. Mais celui-ci n'est pas indépendant de tes choix de maintenant. C'est avec les efforts que tu vas fournir là tout de suite, qu'il sera effectivement ou non à la hauteur de tes espérances.

Allez, courage Miss!
Solo los peces muertos siguen la corriente
Zoetincelle a écrit :... J'ai énormément séché de cours, dès que je mettais un pied dans l'établissement, j'avais l'impression d'étouffer, d'être "prise au piège".


exactement pareil pour moi. je suis dans une grande école d'ingénieurs, et j'ai constamment cette sensation d'étouffer :s j'en ai fait du surmenage le semestre dernier, j'avais tellement de migraines, grosses crises de larmes et crises d'angoisse que j'ai dû sécher pas mal de cours :? j'en garde un très mauvais souvenir et là j'ai peur de revivre la même chose. faire une crise de panique après 2 minutes d'examen a été le pire.. j'ai dû sortir précipitamment de la salle d'examen en larmes.

ça me rassure en fait de savoir qu'il y a eu des gens qui ont vécu la même chose, parce que mes camarades qui eux sont internes m'ont semblés très détendus alors que moi je n'arrivais pas à enchainer deux cours de suite. je crois que je sature, je suis fatiguée de la salle de cours. ça n'aide pas beaucoup surtout que le rythme en salle est si loooooong et si soporifique :shock: je ne trouve pas mes études stimulantes, pas les matières, mais le rythme qu'on nous impose à l'école.

courage, plus que deux ans à tenir avant d'avoir mon diplome, et techniquement plus que 3 semestres à assister aux cours.
the sweet escape
simplement_lulu a écrit : je crois que je sature

Mon cas est différent car je SUIS asociale, je suis phobique sociale c'est à dire que j'ai peur des gens. Mais j'arrive à en rencontrer, à avoir des amis, à aller à des soirées, parce que je m'offre de longs moments de solitude, de balades toute seule, de ciné toute seule, même de restau toute seule ! J'ai une certaine dose de capacité à voir du monde, pas très grande malheureusement, alors je fais attention à ne pas la dépasser. Sinon je suis mal, je me sens trop nulle, j'ai juste envie de m'enfermer et de me coucher pour ne pas penser à quel point je suis une merde asociale.
J'ai appris à dire non à certaine soirées, sans me justifier, je peux pas voila c'est tout, quand je sens que ça va être trop.
simplement_lulu a écrit :courage, plus que deux ans à tenir avant d'avoir mon diplome, et techniquement plus que 3 semestres à assister aux cours.

Je trouve ça dommage de vivre comme ça. Et je dis attention. Attention de ne pas vivre en attendant toujours les jours meilleurs, "tout ira mieux quand ceci ou cela". On ne vit pas en attendant ! Il faut plutôt essayer de tirer le meilleur du présent.
Mais bon je sais c'est facile à dire ....
Peut être ne pas aller à tous les cours, être au top à peu de cours plutôt que mal à tous. Et ne pas culpabiliser.
tu as sans doute raison. peut être que je devrais commencer à faire comme toi, accepter et assumer ma "limite". je veux dire par là que tu dis que tu as appris à dire non quand tu penses que ça fera trop, moi par contre je m'oblige à me socialiser pour me sentir un peu plus normale, rentrer dans le moule des "filles extraverties qui sont potes avec tout le monde", je me rend compte avec le temps que je suis très loin de cette image, j'ai souvent besoin de m'isoler de tout, même de ma famille, pour pouvoir me ressourcer. avant je ne l'acceptais pas du tout, je crois qu'aujourd'hui, je vais commencer à vivre le jour présent, et arrêter d'attendre ce jour utopique où je fais 50 kilos de moins et une armoire à fringues de plus :lol:

ça c'est une idée, je vais commencer à vivre à mon propre rythme tiens :lol:
the sweet escape
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