Je préviens tout de suite, pour ceux qui ne le sauraient pas, que j'ai une opinion très tranchée pour tout ce qui concerne l'alcool, dûe à mon expérience professionnelle et à mon combat de près de 10 ans auprès d'un alcoolique. J'ai donc pu voir les dégâts que ça produit à tous niveaux, y compris chez ceux qui ne pensent pas avoir de problème avec l'alcool.
Donc tenir compte de ces paramètres avant de lire la suite

, je ne veux blesser personne, mais je ne peux pas laisser dire certaines choses sans réagir, car l'alcool associé à ce type d'intervention est encore plus dangereux.
L'association "elle lève bien le coude" avec "elle revit" m'a fait bondir...

Surtout avec ce type de chirurgie où le métabolisme de l'alcool est totalement différent et où les effets sont largement potentialisés et encore plus nocifs aux niveaux local et général...
Quand je lis "elle lève bien le coude" je comprends "elle peut boire ce qu'elle veut quand elle en a envie sans problème" ce qui est totalement faux évidemment, même si la prise d'alcool est occasionnelle (et je ne m'étendrai pas sur le sens que peut prendre le mot "occasionnel" dans le contexte de l'alcool). Il y a des risques importants, même si on en ressent pas les effets immédiatement.
Quand on a fait subi une intervention de ce type lourde et contraignante, censée améliorer votre vie, qu'on fait les efforts nécessaires pour que l'intervention soit un succès, qu'on réapprend à se nourrir autrement et à envisager l'après (je rappelle qu'au bout d'un certain temps, l'efficacité du by-pass diminue fortement), je crois qu'il y a des comportements à éviter. Celui de lever le coude jusqu'à la sensation d'ébriété par exemple, à moins de vouloir déglinguer autre chose. J'imagine sans peine ce que peut être un sevrage chez un by-passé et ça file la trouille...
Et même sans aller jusqu'à l'excès, la consommation d'alcool doit être plus que modérée pour les patients ayant subi ce type d'intervention, j'ai du mal à comprendre que cette évidence ne saute pas aux yeux...