Coucou!
Ca faisait longtemps que je n'avais plus commencer une discussion et en particulier sur les TCAs... Je me souviens de mes premiers posts, remplis de douleurs... Je me souviens de vos bons conseils, de vos marques de soutien à tout niveau, à chaque fois... Dans l'anonymat mais cependant avec beaucoup d'humanité et de respect...
Aujourd'hui...est-ce le temps gris qui me donne des idées aussi étranges...je ne sais pas... Mais j'ai plein de choses en tête...
Depuis hier je me "force" un peu à manger. J’ai été faire les courses pour me chercher toutes ces choses qui pourraient me faire plaisir… J’ai mangé, ça m’a ennuyé, dégoûté… Manger 100 grammes de pâtes avec un peu de sauce, est-ce si énorme ? Pas énorme, mais c’était douloureux… J’ai l’impression d’avoir épuisé toute la séduction de la nourriture, d’avoir épuisé tout le plaisir… Ceci dit, comme je n'ai pas beaucoup bougé depuis lundi, je me dis que mon corps n'a pas besoin de beaucoup d'énergies...
C’est une évolution… petit à petit, la nourriture n’a plus pour moi ce coté rassurant. Avant, j’étais habituée à ce que la nourriture soit pour moi un refuge (voir une façon de me détruire). Je me disais que ça allait toujours être ainsi, même si je n’avais plus les crises.
Mais à force d’écouter mon corps et de manger quand je veux ce que je veux, à force de faire un travail sur moi, et bien, je ne me tourne plus du tout vers la nourriture. Ce qui fait que je ne vois la nourriture que comme un moyen de calmer la faim. Sauf qu’il m’en faut peu pour calmer ma faim… Voir pire : parfois je m’en fiche d’avoir faim… La sensation d’être remplie ne m’intéressant pas, me dégoûtant même, il m’en faut vraiment peu… J’ai été m’acheter un paquet de Tuc, me disant que ça allait attiser mon envie et que j’allais le dévorer en moins d’une heure comme avant… Il est resté dans mon armoire une semaine… Une semaine pour le manger…
En fait, je crois que ça me rend émue...dans le bon sens vu que je me souviens de mon adolescence : la pomme à midi avec les copines comme unique repas et les paquets de gâteaux et de chips, etc le soir seule dans ma chambre en plus des deux autres repas de la journée…les crises de plus en plus fortes, les vomissements, les stades de jeunes…
Et je me retrouve 10 ans après avec cette sensation « bizarre » de ne pas avoir ce besoin de me jeter sur la nourriture… Dans un sens, je suis très heureuse… fière de mon parcours… mais dans un autre sens, ça me fait tout étrange d’avoir changé à ce point. Et ce qu’il y a aussi de bizarre c’est que les gens me trouvent épanouie, belle, ouverte… Chose que je n’ai jamais cherché a priori… chose qui me trouble parce que je suis restée identique à moi… je ne tente pas de correspondre à ce qu’on attend de moi, mais à ce que je suis… Et puis une autre chose… je rentre facilement dans un 40, que ça soit le haut ou le bas… Et j’en viens à me demander pourquoi… (surtout pour le haut) parce que je n’ai rien fait pour… !
Pour vous, ça ressemble à quoi ? Une crise identitaire ? La peur de perdre une partie de soi ? Pourquoi ça me fait tout à coup étrange aujourd’hui alors que je reviens de loin et que mon parcours fut long… ? Et le fait de ne pas avoir besoin de se réconforter dans la nourriture, pourquoi ça me semble étrange aujourd’hui ? Je ne me souviens plus de ma dernière crise… Pourquoi cette perte de ce souvenir me fait bizarre ? J’ai changé de coupe de cheveux (je l’adore…mais…est-ce ça qui me perturbe ? Ce n’est pas la pleine lune ce soir ? Sérieux... Est-ce que j’ai peur d’en sortir ??!
Connaissez-vous ce genre de questions...? Comment se rassurer?
Merci...
Ca faisait longtemps que je n'avais plus commencer une discussion et en particulier sur les TCAs... Je me souviens de mes premiers posts, remplis de douleurs... Je me souviens de vos bons conseils, de vos marques de soutien à tout niveau, à chaque fois... Dans l'anonymat mais cependant avec beaucoup d'humanité et de respect...
Aujourd'hui...est-ce le temps gris qui me donne des idées aussi étranges...je ne sais pas... Mais j'ai plein de choses en tête...
Depuis hier je me "force" un peu à manger. J’ai été faire les courses pour me chercher toutes ces choses qui pourraient me faire plaisir… J’ai mangé, ça m’a ennuyé, dégoûté… Manger 100 grammes de pâtes avec un peu de sauce, est-ce si énorme ? Pas énorme, mais c’était douloureux… J’ai l’impression d’avoir épuisé toute la séduction de la nourriture, d’avoir épuisé tout le plaisir… Ceci dit, comme je n'ai pas beaucoup bougé depuis lundi, je me dis que mon corps n'a pas besoin de beaucoup d'énergies...
C’est une évolution… petit à petit, la nourriture n’a plus pour moi ce coté rassurant. Avant, j’étais habituée à ce que la nourriture soit pour moi un refuge (voir une façon de me détruire). Je me disais que ça allait toujours être ainsi, même si je n’avais plus les crises.
Mais à force d’écouter mon corps et de manger quand je veux ce que je veux, à force de faire un travail sur moi, et bien, je ne me tourne plus du tout vers la nourriture. Ce qui fait que je ne vois la nourriture que comme un moyen de calmer la faim. Sauf qu’il m’en faut peu pour calmer ma faim… Voir pire : parfois je m’en fiche d’avoir faim… La sensation d’être remplie ne m’intéressant pas, me dégoûtant même, il m’en faut vraiment peu… J’ai été m’acheter un paquet de Tuc, me disant que ça allait attiser mon envie et que j’allais le dévorer en moins d’une heure comme avant… Il est resté dans mon armoire une semaine… Une semaine pour le manger…
En fait, je crois que ça me rend émue...dans le bon sens vu que je me souviens de mon adolescence : la pomme à midi avec les copines comme unique repas et les paquets de gâteaux et de chips, etc le soir seule dans ma chambre en plus des deux autres repas de la journée…les crises de plus en plus fortes, les vomissements, les stades de jeunes…
Et je me retrouve 10 ans après avec cette sensation « bizarre » de ne pas avoir ce besoin de me jeter sur la nourriture… Dans un sens, je suis très heureuse… fière de mon parcours… mais dans un autre sens, ça me fait tout étrange d’avoir changé à ce point. Et ce qu’il y a aussi de bizarre c’est que les gens me trouvent épanouie, belle, ouverte… Chose que je n’ai jamais cherché a priori… chose qui me trouble parce que je suis restée identique à moi… je ne tente pas de correspondre à ce qu’on attend de moi, mais à ce que je suis… Et puis une autre chose… je rentre facilement dans un 40, que ça soit le haut ou le bas… Et j’en viens à me demander pourquoi… (surtout pour le haut) parce que je n’ai rien fait pour… !
Pour vous, ça ressemble à quoi ? Une crise identitaire ? La peur de perdre une partie de soi ? Pourquoi ça me fait tout à coup étrange aujourd’hui alors que je reviens de loin et que mon parcours fut long… ? Et le fait de ne pas avoir besoin de se réconforter dans la nourriture, pourquoi ça me semble étrange aujourd’hui ? Je ne me souviens plus de ma dernière crise… Pourquoi cette perte de ce souvenir me fait bizarre ? J’ai changé de coupe de cheveux (je l’adore…mais…est-ce ça qui me perturbe ? Ce n’est pas la pleine lune ce soir ? Sérieux... Est-ce que j’ai peur d’en sortir ??!
Connaissez-vous ce genre de questions...? Comment se rassurer?
Merci...
Nous aurions peut-être été plus heureux si nous avions suivi les autres.
Mais nous avons choisi de continuer, d'aller loin, toujours plus loin...
Mais nous avons choisi de continuer, d'aller loin, toujours plus loin...
