D'où me viennent tous ces termes ? De mes études d'infirmière !

Et aussi du fait que je suis traitée pour un macro adénome à prolactine opéré en 1989 et pour divers troubles hormonaux et que les effets et conséquences de l'hyperprolactinémie, et les actions de la prolactine, je les connais hélas très très bien.
Si tu ne me crois pas quant à l'action de la prolactine, inutile que je perde mon temps.
Mais je te confirme que la prolactine (hormone sécrétée par les cellules lactotropes de l'antéhypophyse) est l'hormone responsable de la lactation. Après que les glandes mammaires aient été préparées à l'allaitement par les oestrogènes et la progestérone pendant la grossesse, c'est la prolactine qui enclenche la montée laiteuse après l'accouchement. Ensuite c'est la tétée qui stimule à chaque fois l'antéhypophyse et favorise la sécrétion de prolactine. D'ailleurs si une femme ne souhaite pas allaiter, que fait-on ? On emploie l'inhibiteur de la prolactine qui est la dopamine (bien connue des femmes qui ne veulent pas allaiter sous le nom générique de Bromocriptine et sous le nom commercial de Parlodel et que je prends depuis 16 ans). (Je vais passer sur l'effet inhibiteur de la prolactine par la progestérone en cours de grossesse, sur la sécrétion d'ocytocyne et sur les effets inhibiteurs de la prolactine d'un trop fort taux d'oestrogènes en fin de grossesse qui empêche momentanément l'allaitement et sur tous les effets feedback hormonaux).
Un taux élevé de prolactine est une cause de stérilité car la prolactine entraine un hypogonadisme (dysfonctionnement de l'ovaire et difficulté à ovuler, voire absence d'ovulation) (tape prolactine et stérilité dans Google et tu verras)
là par exemple.
Si on avait pu me soigner à temps, et si j'avais pu avoir un bébé, je n'aurais pas eu droit de l'allaiter en raison du risque de retour de la tumeur. On aurait donc continué la dopamine pendant ma grossesse pour empêcher la montée laiteuse.
Pendant l'allaitement, la sécrétion de prolactine est bien plus importante qu'en période sans allaitement, et son taux suffit souvent de façon physiologique à empêcher l'ovulation (même s'il y a des échecs), donc la grossesse. Et j'ai bien l'impression que c'est ton cas.
En fait c'est facile à vérifier, prends ta température sur plusieurs cycle, ou utilise des tests d'ovulation et tu verras bien si tu ovules.
Encore des infos sur la prolactine et la stérilité :
ICI